Pour Jean-Pierre Dupuy, il sagit dune naïveté coupable que vient de nous rappeler la violence des événements du 11 septembre dernier.
Nos sociétés occidentales, en sortant de la dialectique du bien et du mal, ne se conçoivent plus que comme des « cités-machines » gouvernées par la mécanique économique et sociale. Quelle humanité pour un monde où le mal na plus de place ? Sommes-nous condamnés à vivre dans des « cités-machines » ?
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Commentaires client les plus utiles
11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Attention, ce petit livre est un grand livre !,
Par Dominique Wintrebert "Polemos" (Auvergne, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Avions-nous oublié le mal ? : Penser la politique après le 11 septembre (Broché)
Contrairement à ce que le titre - et l'éditeur - pourraient laisser supposer, ce livre de Jean-Pierre Dupuy n'est PAS un traité de morale puérile et honnête même s'il en appelle, au bout du raisonnement, à la nécessité de reconnaitre la violence structurale de l'homme, pour la dépasser. En 180 pages claires et employant aussi peu que possible un jargon "scientifique", Jean-Pierre Dupuy réussit le tour de force de parcourir le champ de la réflexion anthropologique sur les enjeux, et les désastres, du vivre ensemble. Sa capacité à lier dans une même problématique tant Rousseau que Dostoïevski, John Rawls (dont il fut l'introducteur en France, ce qu'il regrette un peu d'ailleurs...), René Girard et Louis Dumont, sans oublier le courant anglo-saxon qui cherche à renaturaliser l'éthique par l'étude scientifique des phénomènes de coopération (Axelrod) est franchement remarquable.J'ajoute que ce parcours intellectuel est aussi un parcours affectif car l'auteur s'investit personnellement dans ses analyses. Loin que ce soit une source de confusion, cet investissement personnel permet de faire ressortir avec plus de vivacité les enjeux, enjeux qui sont aussi les nôtres. Je ne saurais trop conseiller la lecture de ce petit livre, ne serait-ce que pour sortir du provincialisme français. Quel meilleur guide que ce professeur à Polytechnique et à Harvard pour ce voyage ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
De la pertinence de la philosophie politique,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avions-nous oublié le mal ? : Penser la politique après le 11 septembre (Broché)
Livre dense, profond aux articulations parfois complexes. L'analyse est puissante du monde occidental et du ressentiment qu'il crée, citant et développant René Girard, Jean-Pierre Dupuy écrit :" La haine de l'Occident et de tout ce qu'il représente provient non pas de ce que son esprit est vraiment étranger à ces peuples [de l'islam au regard du 11 septembre], non pas de ce qu'ils s'opposent réellement au "progrès" qu'au contraire nous incarnerions, mais de ce que l'esprit concurrentiel leur est aussi familier qu'à nous-mêmes. Loin de se détourner de l'Occident, ils ne peuvent pas s'empêcher de l'imiter, d'adopter ses valeurs sans se l'avouer à eux-mêmes et ils sont tout aussi dévorés que nous le sommes par l'idéologie de la réussite individuelle ou collective". (...) "Lorsque la fièvre concurrentielle s'étend à la planète entière et que certains, à ce jeu, perdent systématiquement, il est inévitable que ce mal qu'est le ressentiment - quel que soit le nom qu'on lui donne : orgueil, amour-propre blessé, envie, jalousie, passion haineuse, etc. - produise des ravages. La philosophie politique contemporaine semble complètement désarmée par rapport à cette vérité toute simple." Un ouvrage salutaire qui réfute grandement la pensée (erronée) d'un certain Huntington mis en exergue avec sa thèse du "choc des civilisations" - chrétienté - islam. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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