Présentation de l'éditeur
"En entrant dans le prétoire, j'emporte ma vie avec moi."
Tout, dans la vie de Gisèle Halimi, renvoie à son Afrique du Nord natale, à sa foi en l'égalité de tous les êtres humains entre eux. Cette femme, qui fut une des premières à mettre le mot avocat au féminin, éprouve très tôt une passion innée, violente, pour la justice. C'est la guerre d'Algérie qui lui dicte ses premiers combats. En défendant le F.L.N., en militant contre la torture, elle met sa vie en danger. La cause des femmes lui doit ses plus grandes conquêtes quand, au cours de procès retentissants, elle exige le droit à l'avortement, la répression du viol.
Ce livre résume trente années de lutte pour la tolérance et la liberté. C'est le témoignage d'une femme en colère qui s'insurge contre des lois injustes et archaïques, et découvre l'irrespect comme une forme de courage et d'héroïsme. Le témoignage d'une femme de cur.
Quatrième de couverture
Gisèle Halimi : une avocate mythique, mais... irrespectueuse, comme elle se définit elle-même : Irrespectueuse des juges soumis au pouvoir ou aux « bonnes moeurs ». Irrespectueuse des règles d'un Ordre des avocats trop "moral".
Gisèle Halimi a décidé de se retourner sur son passé et de faire le tri dans sa mémoire. De nous faire revivre des défenses difficiles, exaltantes, mémorables de sa première plaidoirie pour défendre un voleur de pommes de terre aux grands procès politiques, en passant par les moments qui ont fait basculer la société : Bobigny, Aix, par exemple.
"En entrant dans le prétoire, j'emporte ma vie avec moi" , écrit-elle. La solitude, les menaces de mort, l'éloignement de ses jeunes enfants : c'est tout cela, la mémoire de Gisèle Halimi. Des procès exceptionnels, mais aussi des meurtrissures. Ainsi, Maria...
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.