Critique
Ebony Bones est présentée comme la nouvelle sensation pouvant concurrencer M.I.A. ou Santigold. En quelques années, la jeune Ebony Thomas, actrice de série télé à la crinière fauve, s'est transformée en une redoutable bête de scène.
Sur ce premier album produit par ses soins, la chanteuse aux tenues bariolées s'imagine en guerrière sur
« W.A.R.R.I.O.R », infusé de basses profondes et de rythmes tribaux, et déclare la guerre à la morosité.
Bone of My Bones (sous son allégorie biblique) est un champ de bataille mi-post punk, mi-zoulou où se disputent les influences de The Slits et Bow Wow Wow. Le manque de direction se fait sentir, mais l'esprit de l'album est à la fête et à l'exubérance, comme en témoignent
« In G.O.D. We Trust (Gas, Oil and Drugs) »,
« I'm Ur Future X Wife » et le hit
« The Muzik ».
Une comète comme celle-ci apparaît une fois l'an. La fois dernière ce fut Santogold (devenue Santigold), cette année est bien celle d'Ebony Bones.
Loïc Picaud - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Véritable phénomène venu d'Angleterre, EBONY BONES jouit d'un incroyable buzz outre-manche et la France n'est pas loin d'être contaminée par la folie de cette londonienne de 26 ans. EBONY BONES s'affirme d'ores et déjà comme la nouvelle égérie pop-punk. La comparaison avec GRACE JONES est un passage obligé, tant la ressemblance, dans l'attitude, l'énergie et la démesure, est frappante. GRACE JONES, TIMBALAND ou encore JARVIS COCKER sont tombés sous le charme d'EBONY, envoutés par son charisme. Cette panthère complètement délurée et montée sur ressorts balance une sérieuse dose d'énergie dans le monde plastique-toc des starlettes vaguement provoc. Sa musique est, comme elle aime la définir, une rencontre haute en couleur entre les CLASH, GRACE JONES et BJORK, " une explosion dans une usine Crayola " (THE GUARDIAN).