Présentation de l'éditeur
" Qui ne connaît ta ville la Porte du Vent, passage obligé
pour tous les égarés, les paumés ? Ouverte aux vents
marins, aux vents de pluie, aujourd'hui fermée à l'avenir.
Accueillante aux brises, elle l'était jadis également aux
hommes. Au voyageur arrivé par l'Ouest, elle offrait en
prélude un lacis de ruelles étourdissantes ; en titubant, le
nouveau venu se mettait sous la protection de son marabout ; il pouvait se désaltérer à la fontaine de la cour intérieure de sa vieille mosquée et y reprendre son souffle.
Neuf siècles inscrits dans la chaux et la pierre. Tant d'étrangers sont entrés par là, qui ne sont plus jamais repartis. " Du regard croisé de deux femmes à la fois différentes et très proches, l'une, Selma, rivée à sa ville, à l'emprise de laquelle elle rêve d'échapper, l'autre, Hélène, revenue recoller les " morceaux de sa vie " dans son pays natal dévasté par une guerre sournoise, et d'un narrateur qui prend leur relais pour s'adresser à elles, émerge l'histoire de Bab-Errih - dont on ne saura jamais si elle réelle et transfigurée ou lieu métaphorique - et des destins chaotiques de ceux qui la peuplent...
Quatrième de couverture
Selma une journaliste vit à Alger derrière Bab-Errih, dans un quartier pentu, avec ses amies Habiba, Hawa, Safia, Nadia, et aussi Hélène une Française restée en Algérie...
Les pères de ces femmes se sont battus pour l'indépendance du pays. Mais depuis 1993, à Bab-Errih, elles vivent dans la peur. Les hommes aux lunettes noires : flics, faux flics, ou indicateurs surveillent les jeunes garçons qui transportent leurs bombes dans les couffins des vieilles. Les barbus ne se lassent pas d'entraîner Malik, Yacine, Ahmed .... Les jeunes garçons disparaissent, déchiquetés par leurs bombes, ou engloutis dans les prisons du désert. Seules les vieilles ont la baraka...
Avec Bab-Errih, Ghania Hammadou offre à Alger son troisième roman. La « cité volcan », retrouvée aujourd'hui, est chaude, gorgée de senteurs, à peine mélancolique,