Critique
Le retour au bercail de Nick Jago (en grande forme) coïncide ici avec un retour aux sources pour BRMC, avec quelques changements, toutefois : moins saturées, les guitares se font plus mélodieuses et Peter Hayes se permet même parfois des solos de guitare, à la « Lou Reed », bien sûr.
Comparé au premier album (qui reste malgré tout la référence du groupe),
Baby 81 a un ton beaucoup plus léger, presque pop (avec les très réussis
« Berlin » et
« Weapon Of Choice ») ; de même, il souffre de moins de maladresses et offre des ambiances plus variées, avec une longue chanson qui se détache du lot,
« American X ».
Musicalement, il lui est même supérieur, peut-être - ce sont en fait les paroles, un peu trop empreintes de clichés, qui le desservent : « le suicide, c'est facile / qu'est-il arrivé à la révolution ? » Si le deuxième album était une erreur de jeunesse (vite oubliée) et
Howl un délice réservé aux seuls
happy few, celui-ci représente l'oeuvre d'un groupe désormais en pleine possession de ses moyens, qui a pris de la bouteille, acquis du métier et qui mérite encore de grandir – un bébé qu'il ne faut pas jeter avec l'eau du bain, en quelque sorte.
Frédéric Régent - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Baby 81 est un disque de rock'n'roll à guitares ambitieux et puissant. En ce qui concerne le son, on est loin du côté roots et acoustique de Howl. Baby 81 est né quelques minutes seulement après que le dernier morceau de Howl ait été terminé, quand Peter Hayes (guitares/chant) et Robert Levon Been (basse/chant/claviers) ont été rejoints en studio par le batteur Nick Jago après une brève séparation un peu plus tôt dans l'année. BRMC s'est fait connaître pour son rock fuzz psychédélique, un mélange de vocaux monotones, de lignes de basse athlétiques et de guitares bluesy. Baby 81 est un disque de rock'n'roll cinglant qui conserve malgré tout le noyau folk de Howl. Une sorte de compromis entre les 2 premiers albums du groupe, et cet aspect plus calme dont ils sont également capables...