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5.0 étoiles sur 5
Un incourtournable, 20 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : 75 Cantates / Kantaten / Cantatas (CD)
Personnellement je trouve ce coffret un chef d'œuvre avec des interprètes dont la renommée n'est plus à faire : Dietrich Ficher-Dieskau, Peter Schreier, Edith Mathis, ... dirigé par Karl Richter. Malheureusement l'intégrale est difficile à trouver mais vaut la peine.
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3.0 étoiles sur 5
Karl Richter s'éloigne peu à peu de nous, 16 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : 75 Cantates / Kantaten / Cantatas (CD)
... et il s'est aussi progressivement éloigné de lui-même ! Ainsi, les cantates enregistrées au début des années 70 ne valent pas celles des années soixante et celles des alentours de 1978 sont particulièrement pesantes. Or, après la parution de 33 tours isolés, Deutsche Grammophon a décidé de faire enregistrer à Richter une cantate pour chaque date de l'année liturgique; ainsi le rythme de parution s'est progressivement accéléré, d'où la grosse proportion de cantates enregistrées dans la plus mauvaise période. Si ce coffret que contenait que les cantates d'avant 1971, j'aurais mis probablement une étoile de plus.
Qu'est-ce qui caractérise ce déclin ? Il ne tient que peu à l'affaiblissement de la qualité des chanteurs. Certes Peter Schreier (années 70) a un timbre plus ingrat que Ernst Haefliger et la voix de Fischer-Dieskau, un des piliers du projet, se durcit lentement mais perceptiblement avec les années. Non, l'essentiel tient à Karl Richter lui-même, qui semble se caricaturer à mesure qu'il est contesté avec la venue des baroqueux, durcir les oppositions avec ce nouveau style. Toujours plus de lenteur, même si la vitesse n'est pas un critère suffisant : pour preuve, la réussite de BWV 8, enregistrée en 1959 mais très lente. Toujours plus de raideur militaire, ainsi ces choeurs conclusifs pour lesquels le jeu semble consister à évoquer de plus en plus le départ d'un boulet de canon.
Pourtant, du moins pour les cantates enregistrées le plus tôt, à la condition expresse de ne pas faire de comparaisons avec Harnoncourt, Leonhardt ou Koopman, donc de rester dans cet univers musical, on peut se sentir bien et admirer la qualité des chanteurs, supérieure à celle actuelle dans ce répertoire, l'évidente ferveur religieuse, supporter les choeurs énormes, les orchestrations parfois démesurées, les récitatifs cérémonieux et très lents (le rival Münchinger les faisait aller plus vite), qui deviennent comme des tunnels. Il reste quelque chose qui peut continuer à émouvoir.
Une autre question est la disponibilité du coffret. En 2010, il est préférable de taper "bach richter", plutôt que "bach cantates richter", le choix est plus vaste, on retrouve ainsi isolément chacun des cinq sous-coffrets qui caractérisent cet ensemble, éventuellement en MP3 seulement. Solution de secours si c'est nécessaire, comme Richter garde des admirateurs fidèles en Allemagne, pays des lentes évolutions et des traditions fidèlement gardées, on peut aussi visiter l'Amazon allemande.
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