Gardiner commence sérieusement à me surprendre dans son pèlerinage.
Après le vol.14 que j'ai déjà encensé, voici deux gravures d'exception. Je prends la liberté de me promener allègrement, en désordre, dans ces sept Cantates; elles sont notamment captées avec un son «Live»; l'audiophile que je suis a bien du composer avec...
D'entré de jeu, écoutez la BWV 34. Dotée d'un irrésistible pouvoir d'attraction, avec un déferlement de trompettes irrésistible, cette cantate, faste, somptueuse, tonitruante, d'une indescriptible gaieté, accapare tout nos sens. Cette dernière vaut à elle seule l'achat de ce double album; pour le plaisir immense qu'elle procure...
La Cantate BWV 74 dans son aria « Alt Nichts (...)» est par ailleurs délirante. Écoutez ces violons déchaînés et funambules- et cette flûte exquise- qui accompagnent la soliste ! Du Bach ? Vraiment ? On croirait Biber ou ...Vivaldi ! Une surprise de taille, une petite révolution, un vrai festin qui maintient les sens en alerte ! Dément !
Puis bifurquez vers la BWV 174. Surprise ! Une splendide Sinfonia de plus de cinq minutes qui rappelle le troisième Brandebourgeois (R. Allessandrini l'a d'ailleurs magnifiquement gravée dans son récent album consacré aux Brandebourgeois de Bach). Puis après l'Aria, cette voix profonde de basse immédiatement suivie d'un Coro absolument délirant, époustouflant, qui nous entraîne dans un tourbillon de joie, d'émotions superlatives.
Je vous laisse libre cours pour découvrir le reste du programme qui est à la hauteur de ce que je viens de décrire.
Sublime !