Le précédent enregistrement de cantates de Bach réalisé par Herreweghe (Cantates de la Trinité) m’avait un peu " déçu " par son programme : tout en étant assez belles, les cantates retenues (BWV 2, 20 et 176) n’étaient pas pour autant exceptionnelles et captivantes. Ici, au contraire, aucune déception : les quatre cantates de Noël et la version primitive du Magnificat (en Mi bémol majeur) sont vraiment très belles et marquent profondément. La cantate BWV 133, en particulier, est vraiment magnifique.
L’interprétation de Herreweghe est une nouvelle fois exemplaire : fervente, vivante, chaleureuse et structurée à la fois. Les solistes, sans être exceptionnels (sauf Mark Padmore) sont tous très satisfaisants, y compris les deux sopranos, dont c’est, je crois, le premier enregistrement avec Herreweghe : Dorothee Blotzky-Mields chante les cantates BWV 91, 121 et 133 (enregistrées en décembre 2001), tandis que Carolyn Sampson chante la BWV 63 et le Magnificat (enregistrés en décembre 2002). A noter enfin qu’en décembre 2002, Sebastian Noack a remplacé Peter Kooy, tandis qu’Ingeborg Danz et Mark Padomre ont participé, eux, aux deux séances d’enregistrement.