Ne cherchez plus. Si vous voulez entendre la fameuse cantate BWV 106 comme vous ne l'avez entendue, c'est vers Koopmann qu'il faut aller. L'ensemble néerlandais réussit le tour de force incroyable de donner toute l'intensité dramatique et funèbre de cette cantate sur la mort dès les premières mesures de flûte à bec, et dans le même temps d'insuffler un formidable espoir dans la vie, dans l'au-delà. La différence chez Koopmann par rapport à tant d'autres versions est justement là. Le tempo est idéal, recueilli et solennel quand il le faut (Choeur du 2a) presque enjoué ( Bestelle dein Haus 2c), ou intimiste (Aria du 3a).
Le final est grandiose et boucle une des interprétations les plus abouties de cette superbe cantate. Les voix sont superbes, le choeur très simple, très présent sans étouffer. On appréciera tout particulièrement la prise de son qui met bien en valeur l'orgue positif sous les mains expertes de Ton Koopmann. Cette cantate est assurémment la plus réussie de cette compilation. Quoique les BWV 4, 21 et 196 de cette même complilation sont également de très grandes réussites et probablement les seules vraies alternatives à la version d'Harnoncourt.
Le reste du coffret est de la même très grande qualité, donc un achat à réaliser les yeux fermées, puis à déguster également les yeux fermés.