Cette relecture/révision de la St Jean par Schumann (peu de temps après celle de la St Matthieu par Mendelssohn) éclaire un peu plus l'immense impact qu'à eut la musique de Bach au XIXème siècle.
L'interprétation de Hermann Max restitue les modifications de Schumann (ajout de clarinettes et troumette, substitution d'instrument, pianoforte au continuo, etc) avec finesse et probité, démontrant deux choses :
la musique de Bach résiste à tout, elle reste évidement sublime (euphémisme...) et l'amour et la déférence que Schumann lui portait.
Ce disque est certes une curiosité... mais il est plus : le témoignage d'un moment important dans l'histoire de la musique, celui où ce forme un répertoire non plus exclusivement contemporain, mais où les chef-d'oeuvres du passé on leur place.