Ça commençait pas très bien. Entendu un matin une pub, avec « Rehab » en fond sonore : « Avec Amy Winehouse, la nouvelle révélation soul, revivez la légende Tamla ». Tamla de la soul ? C''est nouveau, il me semblait plutôt que c''était Stax ou Atlantic. Comme quoi les directeurs marketing des maisons de disques sont même pas foutus de promouvoir correctement des artistes exceptionnelles comme Amy Winehouse.
Car il y a bien une quarantaine d''années que l''on n''avait pas entendu une voix soul féminine comme la sienne. Et plutôt que Diana Ross (?) ou Lauryn Hill (?? , et pourquoi pas Mylène Farmer tant qu''on y est), c''est à Aretha Franklin, Etta James, Dusty Springfield et leurs homologues masculins Otis Redding et Wilson Pickett, que renvoie ce disque.
Les compositions, dans un style rétro sixties sont excellentes et emportées dans un autre monde par une interprétation vocale exceptionnelle. Oubliez toutes les québécoises braillardes et dégustez ce festin qu''est « Back to black ».
Un Cd magique et inespéré par les tristes temps de morne variété qui courent.