Bon, je me décide à chroniquer ce bien bel objet que nous offre AC/CD en cette fin d'année 2009. Je ne me contenterai pas de vous parler du coffret 1CD + 2DVD qui sera en vente le 9 novembre dans toutes les bonnes crèmeries. Non, je vais vous parler de l'un des 50.000 exemplaires du coffret collector que j'ai eu le privilège de recevoir il y a 15 jours, vous savez... l'ampli en état de marche bourré de CD, DVD et autres surprises comme seul notre groupe préféré sait nous en préparer... Mais parlons musique puisqu'AC/DC c'est avant tout de la musique, de la bonne musique...
Le CD de raretés studio d'abord. Je passe très vite sur les versions originales australiennes de High Voltage, It's A Long Way To The Top, Rocker, Dirty Deeds et Ain't No Fun, finalement très proches des versions présentées au reste du monde. Pour les fans hardcore donc. Idem pour la version « 12 extended mix » de Who Made Who. Pour ce qui est des vrais raretés, un constat évident : le meilleur est extrait de la période Bon Scott. Stick Around, R.I.P, Carry Me Home et Cold Hearted Man sont des titres dans la plus pure tradition ac/dcienne. Love Song est une vrai surprise, la plus grosse de ce CD d'ailleurs : une ballade, LA ballade du répertoire d'AC/DC... Vous l'attendiez, la voilà ! Au final, un titre qui n'est pas franchement à mon goût mais une vraie curiosité. Fling Thing est une petite sucrerie celtique taillée pour les pubs. Crabsody In Blue est un blues assez lent de bonne facture. Les titres suivants, Snake Eye, Borrowed Time, Down On The Borderline, sont issus de la période 80's avec Johnson au chant et sont, vous l'aurez compris... moins bons. On ne présente plus l'excellent Big Gun, extrait de la BO du navet Last Action Hero. Le CD se termine sur le très très bon Cyberspace, déjà bien connu des fans et unique représentant de la période qui a vu le groupe revenir à son meilleur niveau (période Ballbreaker/Stiff Upper Lip/Black Ice).
Les 2 CD de raretés live se laissent écouter mais ont deux défauts majeurs : trop de titres captés dans les 80's (pas mes préférées, vous l'aurez compris !) et surtout pas assez de vrais inédits live. En effet, la plupart des titres sont déjà présents dans les live historiques du groupe, If You Want Blood en 78, Live In Paris 81 (issu de Bonfire) et le Live de 92. Le fan que je suis aurait aimé trouver quelques versions live inédites de perles enregistrées par le groupes dans les 70's.
Côté images, le groupe donne une suite au double DVD Family Jewels (bijoux de famille) et propose donc le volume 2 couvrant la période allant de Ballbreaker à Black Ice. Cela reste des clips, exercice dans lequel, convenons-en, AC/DC n'a jamais vraiment excellé mais bon, cela reste agréable à regarder. Le second DVD est un vrai régal pour le fan toujours heureux de retrouver des images live inédites de son groupe préféré. Le concert filmé date de 2003 et a un côté intimiste qui tranche franchement avec les prestations live filmées jusqu'ici pour les DVD publiés par le groupe.
Au final, ce coffret est une vraie bonne surprise que nous offrent les boys pour cette fin d'année, à recommander aux fans (mais en est-il vraiment besoin ?), pas forcément aux novices auxquels on conseillera plutôt d'attaquer AC/DC par la face nord, soit par sa discographie historique et incontournable.