Bad Brains

 

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Titre Album Durée Prix
Écouter1. Silent TearsQuickness 2:49EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter2. Pay To Cum (2003 Digital Remaster)Banned In DC: Bad Brains Greatest Riffs 1:31EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter3. I And I Survive (1991 Digital Remaster)Rock For Light 5:13EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter4. Sacred LoveI Against I 3:40EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter5. How Low Can A Punk Get? (2003 Digital Remaster)Banned In DC: Bad Brains Greatest Riffs 2:31EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter6. ShebaQuickness 2:51EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter7. Big FunGod Of Love 5:12EUR 0,99  Acheter le titre 
Écouter8. Supertouch-ShitfitBlack Dots 3:02EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter9. F.V.K. (1991 Digital Remaster)Rock For Light0:58EUR 1,19  Acheter le titre 
Écouter10. Don't Blow BubblesQuickness 3:03EUR 1,19  Acheter le titre 
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Biographie

Comme nombre de groupes ou genres musicaux extrême*, les Bad Brains sont issus d'un milieu industriel. Le groupe se forme en 1979, à District Heights (Maryland), une banlieue ouvrière de Washington DC, autour du guitariste Gary Miller, ex-bassiste dans diverses formations funk, qui prend pour nom de scène « Dr. Know ». C'est lui qui apprend la basse à Darryl Jenifer, avant de prendre la guitare. Les deux autres membres du groupe sont les frères Earl (batterie) et Paul D. Hudson (chant), surnommé H.R. Dans un premier temps, le groupe joue une sorte d'hybride funk fusion, sous le nom de Mind ... Lire la suite

Comme nombre de groupes ou genres musicaux extrême*, les Bad Brains sont issus d'un milieu industriel. Le groupe se forme en 1979, à District Heights (Maryland), une banlieue ouvrière de Washington DC, autour du guitariste Gary Miller, ex-bassiste dans diverses formations funk, qui prend pour nom de scène « Dr. Know ». C'est lui qui apprend la basse à Darryl Jenifer, avant de prendre la guitare. Les deux autres membres du groupe sont les frères Earl (batterie) et Paul D. Hudson (chant), surnommé H.R. Dans un premier temps, le groupe joue une sorte d'hybride funk fusion, sous le nom de Mind Power. Puis le groupe découvre le punk, et c'est la révélation. Plus tard, les quatre jeunes hommes rencontrent Bob Marley avant un de ses concerts à Washington et décident d'épouser la cause Rastafari. L'histoire peut commencer : le son des Bad Brains a trouvé son inspiration dans la rage punk des Sex Pistols et le reggae politique de Bob Marley.

Rapidement les Bad Brains deviennent l'un des combos hardcore les plus populaires de la côte Est (surtout à Washington, DC) malgré une distribution peu favorable : le premier single « Pay To Cum » (juin 1980) sort en édition très limitée et les EP I And I Survive et Destroy Babylon (Alternative Tentacles, 1983) sont difficilement trouvables. Dans l'intervalle, le groupe qui s'est construit un noyau de fidèles fait paraître un remarquable premier essai en format cassette sur le mythique label ROIR. Ce Bad Brains (décembre 82) souvent réédité en CD, contient leurs classiques « Attitude », « Banned In D.C. » et « Big Takeover ».  En dépit de l'irrégularité de leurs tournées - l'indispensable permis de travail pour se produire en première partie des Damned en Anlgeterre leur est refusé -,  les Bad Brains se forgent une réputation scénique détonante avec leur mélange de reggae et de rock survolté, aux confins du punk et du metal. Des shows intenses, débridés, qui leur vaudront d'ailleurs d'être interdits dans la capitale - d'où la chanson « Banned In D.C. ». Un titre que l'on retrouve sur l'album suivant Rock For Light (PVC, mars 1983), une face hardcore et une reggae, autre classique instantané produit par le leader des Cars, Ric Ocasek.

Dès lors, le groupe va souffrir d'un incessant va-et-vient de son chanteur au caractère bien trempé. H.R. entame une carrière solo, mettant un arrêt provisoire aux activités des Bad Brains pendant trois années. Il revient pour le parfait album fusion I Against I (SST, 1986) avant de repartir, emmenant avec lui le batteur E. Hudson. Les compères rastafari sont alors remplacés par l'ex-Faith No More Chuck Moseley et Mackie Jayson le temps d'une tournée captée pour le Live paru fin 88, comprenant un décapant « Day Tripper » final.

En 1989, avec le retour de H.R. et E. Hudson, le groupe sort un décevant Quickness pour le compte du label Caroline qui publie également un concert de 1987, The Youth Are Getting Restless. Entretemps, le label indé SST met à disposition le mini-album Spirit Electricity (octobre 1989). A nouveau, H.R. repart à sa production reggae roots, réduisant le groupe à l'inactivité.

Les choses semblent s'arranger avec la venue du chanteur trinidadien Israel Joseph I (né Dexter Pinto en 1971) et le retour de Mackie Jayson aux fûts. Suite à la parution de leurs deux premiers albums en CD (1992), les Bad Brains décrochent un contrat chez Epic. Le résultat, Rise (1993) se révèle éloigné des espérances de la major qui les libèrent dans la foulée. C'est alors Madonna à travers son label Maverick qui récupère le groupe, alertée par le renouveau de la scène punk californienne (Green Day, Rancid) s'inspirant de leurs aînés. La relation avec la célèbre marraine ne fait pas long feu, le temps d'un album sous orientation dub God Of Love (mai 1995) ne parvenant pas à s'imposer, malgré la présence des frères Hudson et la production signée Ocasek. La tournée qui suit est catastrophique, H.R. en venant aux poings avec ses acolytes avant de les abandonner sans préavis. Cet épisode met un terme à l'aventure des Bad Brains, aussi fructueuse que chaotique.

A l'aube du nouveau millénaire, la formation initiale réapparaît sous l'intitulé Soul Brains le temps d'une tournée. L'album confidentiel A Bad Brains Reunion - Live At Maritime Hall, SF (2001) reprend le répertoire mythique de la formation rasta-core, en deça des performances passées.

La discographie solo de Paul « H.R. » Hudson (alias Rais Hailu Gabriel Joseph I) comprend les albums It's About Luv (1985), Human Rights (87), Singin' In The Herat (89), Charge (90) sur SST et Human Rights - Out Of Bound (versions dub) sur DIA.

* Plusieurs villes et régions industrielles ont vu émerger des groupes parmi les plus essentiels de l'histoire du rock. Des groupes qui, sevrés d'ennui et de révolte contre l'austérité de leur milieu produisirent des musiques souvent rageuses, violentes, parfois nihilistes ou désespérées. On pense à Detroit (MC5, Stooges), Birmingham (Black Sabbath, Throbbing Gristle), Manchester (Joy Division), Ipswich (Napalm Death) ou encore à la région de Seattle (scène dite « grunge »).

Copyright 2013 Music Story Mikaël Faujour

Comme nombre de groupes ou genres musicaux extrême*, les Bad Brains sont issus d'un milieu industriel. Le groupe se forme en 1979, à District Heights (Maryland), une banlieue ouvrière de Washington DC, autour du guitariste Gary Miller, ex-bassiste dans diverses formations funk, qui prend pour nom de scène « Dr. Know ». C'est lui qui apprend la basse à Darryl Jenifer, avant de prendre la guitare. Les deux autres membres du groupe sont les frères Earl (batterie) et Paul D. Hudson (chant), surnommé H.R. Dans un premier temps, le groupe joue une sorte d'hybride funk fusion, sous le nom de Mind Power. Puis le groupe découvre le punk, et c'est la révélation. Plus tard, les quatre jeunes hommes rencontrent Bob Marley avant un de ses concerts à Washington et décident d'épouser la cause Rastafari. L'histoire peut commencer : le son des Bad Brains a trouvé son inspiration dans la rage punk des Sex Pistols et le reggae politique de Bob Marley.

Rapidement les Bad Brains deviennent l'un des combos hardcore les plus populaires de la côte Est (surtout à Washington, DC) malgré une distribution peu favorable : le premier single « Pay To Cum » (juin 1980) sort en édition très limitée et les EP I And I Survive et Destroy Babylon (Alternative Tentacles, 1983) sont difficilement trouvables. Dans l'intervalle, le groupe qui s'est construit un noyau de fidèles fait paraître un remarquable premier essai en format cassette sur le mythique label ROIR. Ce Bad Brains (décembre 82) souvent réédité en CD, contient leurs classiques « Attitude », « Banned In D.C. » et « Big Takeover ».  En dépit de l'irrégularité de leurs tournées - l'indispensable permis de travail pour se produire en première partie des Damned en Anlgeterre leur est refusé -,  les Bad Brains se forgent une réputation scénique détonante avec leur mélange de reggae et de rock survolté, aux confins du punk et du metal. Des shows intenses, débridés, qui leur vaudront d'ailleurs d'être interdits dans la capitale - d'où la chanson « Banned In D.C. ». Un titre que l'on retrouve sur l'album suivant Rock For Light (PVC, mars 1983), une face hardcore et une reggae, autre classique instantané produit par le leader des Cars, Ric Ocasek.

Dès lors, le groupe va souffrir d'un incessant va-et-vient de son chanteur au caractère bien trempé. H.R. entame une carrière solo, mettant un arrêt provisoire aux activités des Bad Brains pendant trois années. Il revient pour le parfait album fusion I Against I (SST, 1986) avant de repartir, emmenant avec lui le batteur E. Hudson. Les compères rastafari sont alors remplacés par l'ex-Faith No More Chuck Moseley et Mackie Jayson le temps d'une tournée captée pour le Live paru fin 88, comprenant un décapant « Day Tripper » final.

En 1989, avec le retour de H.R. et E. Hudson, le groupe sort un décevant Quickness pour le compte du label Caroline qui publie également un concert de 1987, The Youth Are Getting Restless. Entretemps, le label indé SST met à disposition le mini-album Spirit Electricity (octobre 1989). A nouveau, H.R. repart à sa production reggae roots, réduisant le groupe à l'inactivité.

Les choses semblent s'arranger avec la venue du chanteur trinidadien Israel Joseph I (né Dexter Pinto en 1971) et le retour de Mackie Jayson aux fûts. Suite à la parution de leurs deux premiers albums en CD (1992), les Bad Brains décrochent un contrat chez Epic. Le résultat, Rise (1993) se révèle éloigné des espérances de la major qui les libèrent dans la foulée. C'est alors Madonna à travers son label Maverick qui récupère le groupe, alertée par le renouveau de la scène punk californienne (Green Day, Rancid) s'inspirant de leurs aînés. La relation avec la célèbre marraine ne fait pas long feu, le temps d'un album sous orientation dub God Of Love (mai 1995) ne parvenant pas à s'imposer, malgré la présence des frères Hudson et la production signée Ocasek. La tournée qui suit est catastrophique, H.R. en venant aux poings avec ses acolytes avant de les abandonner sans préavis. Cet épisode met un terme à l'aventure des Bad Brains, aussi fructueuse que chaotique.

A l'aube du nouveau millénaire, la formation initiale réapparaît sous l'intitulé Soul Brains le temps d'une tournée. L'album confidentiel A Bad Brains Reunion - Live At Maritime Hall, SF (2001) reprend le répertoire mythique de la formation rasta-core, en deça des performances passées.

La discographie solo de Paul « H.R. » Hudson (alias Rais Hailu Gabriel Joseph I) comprend les albums It's About Luv (1985), Human Rights (87), Singin' In The Herat (89), Charge (90) sur SST et Human Rights - Out Of Bound (versions dub) sur DIA.

* Plusieurs villes et régions industrielles ont vu émerger des groupes parmi les plus essentiels de l'histoire du rock. Des groupes qui, sevrés d'ennui et de révolte contre l'austérité de leur milieu produisirent des musiques souvent rageuses, violentes, parfois nihilistes ou désespérées. On pense à Detroit (MC5, Stooges), Birmingham (Black Sabbath, Throbbing Gristle), Manchester (Joy Division), Ipswich (Napalm Death) ou encore à la région de Seattle (scène dite « grunge »).

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Comme nombre de groupes ou genres musicaux extrême*, les Bad Brains sont issus d'un milieu industriel. Le groupe se forme en 1979, à District Heights (Maryland), une banlieue ouvrière de Washington DC, autour du guitariste Gary Miller, ex-bassiste dans diverses formations funk, qui prend pour nom de scène « Dr. Know ». C'est lui qui apprend la basse à Darryl Jenifer, avant de prendre la guitare. Les deux autres membres du groupe sont les frères Earl (batterie) et Paul D. Hudson (chant), surnommé H.R. Dans un premier temps, le groupe joue une sorte d'hybride funk fusion, sous le nom de Mind Power. Puis le groupe découvre le punk, et c'est la révélation. Plus tard, les quatre jeunes hommes rencontrent Bob Marley avant un de ses concerts à Washington et décident d'épouser la cause Rastafari. L'histoire peut commencer : le son des Bad Brains a trouvé son inspiration dans la rage punk des Sex Pistols et le reggae politique de Bob Marley.

Rapidement les Bad Brains deviennent l'un des combos hardcore les plus populaires de la côte Est (surtout à Washington, DC) malgré une distribution peu favorable : le premier single « Pay To Cum » (juin 1980) sort en édition très limitée et les EP I And I Survive et Destroy Babylon (Alternative Tentacles, 1983) sont difficilement trouvables. Dans l'intervalle, le groupe qui s'est construit un noyau de fidèles fait paraître un remarquable premier essai en format cassette sur le mythique label ROIR. Ce Bad Brains (décembre 82) souvent réédité en CD, contient leurs classiques « Attitude », « Banned In D.C. » et « Big Takeover ».  En dépit de l'irrégularité de leurs tournées - l'indispensable permis de travail pour se produire en première partie des Damned en Anlgeterre leur est refusé -,  les Bad Brains se forgent une réputation scénique détonante avec leur mélange de reggae et de rock survolté, aux confins du punk et du metal. Des shows intenses, débridés, qui leur vaudront d'ailleurs d'être interdits dans la capitale - d'où la chanson « Banned In D.C. ». Un titre que l'on retrouve sur l'album suivant Rock For Light (PVC, mars 1983), une face hardcore et une reggae, autre classique instantané produit par le leader des Cars, Ric Ocasek.

Dès lors, le groupe va souffrir d'un incessant va-et-vient de son chanteur au caractère bien trempé. H.R. entame une carrière solo, mettant un arrêt provisoire aux activités des Bad Brains pendant trois années. Il revient pour le parfait album fusion I Against I (SST, 1986) avant de repartir, emmenant avec lui le batteur E. Hudson. Les compères rastafari sont alors remplacés par l'ex-Faith No More Chuck Moseley et Mackie Jayson le temps d'une tournée captée pour le Live paru fin 88, comprenant un décapant « Day Tripper » final.

En 1989, avec le retour de H.R. et E. Hudson, le groupe sort un décevant Quickness pour le compte du label Caroline qui publie également un concert de 1987, The Youth Are Getting Restless. Entretemps, le label indé SST met à disposition le mini-album Spirit Electricity (octobre 1989). A nouveau, H.R. repart à sa production reggae roots, réduisant le groupe à l'inactivité.

Les choses semblent s'arranger avec la venue du chanteur trinidadien Israel Joseph I (né Dexter Pinto en 1971) et le retour de Mackie Jayson aux fûts. Suite à la parution de leurs deux premiers albums en CD (1992), les Bad Brains décrochent un contrat chez Epic. Le résultat, Rise (1993) se révèle éloigné des espérances de la major qui les libèrent dans la foulée. C'est alors Madonna à travers son label Maverick qui récupère le groupe, alertée par le renouveau de la scène punk californienne (Green Day, Rancid) s'inspirant de leurs aînés. La relation avec la célèbre marraine ne fait pas long feu, le temps d'un album sous orientation dub God Of Love (mai 1995) ne parvenant pas à s'imposer, malgré la présence des frères Hudson et la production signée Ocasek. La tournée qui suit est catastrophique, H.R. en venant aux poings avec ses acolytes avant de les abandonner sans préavis. Cet épisode met un terme à l'aventure des Bad Brains, aussi fructueuse que chaotique.

A l'aube du nouveau millénaire, la formation initiale réapparaît sous l'intitulé Soul Brains le temps d'une tournée. L'album confidentiel A Bad Brains Reunion - Live At Maritime Hall, SF (2001) reprend le répertoire mythique de la formation rasta-core, en deça des performances passées.

La discographie solo de Paul « H.R. » Hudson (alias Rais Hailu Gabriel Joseph I) comprend les albums It's About Luv (1985), Human Rights (87), Singin' In The Herat (89), Charge (90) sur SST et Human Rights - Out Of Bound (versions dub) sur DIA.

* Plusieurs villes et régions industrielles ont vu émerger des groupes parmi les plus essentiels de l'histoire du rock. Des groupes qui, sevrés d'ennui et de révolte contre l'austérité de leur milieu produisirent des musiques souvent rageuses, violentes, parfois nihilistes ou désespérées. On pense à Detroit (MC5, Stooges), Birmingham (Black Sabbath, Throbbing Gristle), Manchester (Joy Division), Ipswich (Napalm Death) ou encore à la région de Seattle (scène dite « grunge »).

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