Critique
Dès les premières mesures de
« Can't Get Enough » et le « one, two, three » de Paul Rodgers, l'affaire est entendue, un nouveau phénomène du rock vient de naître.
Les ruines de Free sont encore fumantes, mais Paul Rodgers est déterminé à ne pas en rester là. La guitare de Mick Ralphs apporte une touche plus glam et plus pop dans le blues rock qu'il affectionne.
Alléché par les sonorités du festin, Bill Grant le manager de Led Zeppelin les prends en main. L'enregistrement du futur chef d'œuvre commence en novembre 1973.
Le nom du groupe, la pochette sobre, tout prépare l'auditeur à affronter un déluge de rock poisseux.
« Rock Steady »,
« Ready For Love », tous les titres ont le potentiel pour devenir des classiques. La voix de Paul Rodgers atteint des sommets de lyrisme et d'émotion, la guitare est d'une finesse exemplaire, la section rythmique souligne le rythme et sait le durcir à bon escient.
La sortie de
Bad Co en juin 1974 s'apparente à un raz de marée, No 1 aux Etats Unis et No 3 en Grande Bretagne, l'été leur appartient avec le slow
« Bad Co » véritable déclaration d'intention de ces outlaws du rock qui vont bientôt dévaster les scènes (et les hôtels) du monde entier.
Bad Co est un des plus grands albums de blues rock jamais sortis, le sommet et le summum d'une époque où le genre faisait la loi sur la planète musique.
François Alvarez - Copyright 2012 Music Story