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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un très bon roman populaire,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bahia de tous les saints (Poche)
Publié en 1938, Bahia de tous les saints est un grand roman, sans être un chef-d'oeuvre. Jorge Amado redonne vie à la littérature picaresque en peignant la vie d'un jeune homme issu du peuple, avec un formidable talent de conteur. Il y a des scènes inoubliables et l'on ne s'ennuie jamais. Le lecteur est plongé dans le Brésil des années 1930 : sa misère (l'influence de Zola est manifeste à certains moments et, je ne sais pas pourquoi, Amado semble fasciné par les filles de joie), ses injustices, ses luttes politiques... Mais le principal défaut du livre est là. Jorge Amado, militant communiste, a voulu faire du roman une vitrine doctrinaire, ce qui entraîne quelques lourdeurs inévitables. Toutefois, et c'est ce qui fait la grandeur de ce livre, la force du récit l'emporte largement sur le reste. Un excellent témoignage sur une période agitée, nourrie des espérances les plus folles. Pour ceux qui aiment le Brésil et la littérature.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Maison!!!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bahia de tous les saints (Poche)
On ne peut pas dire que Jorge Amado soigne son style. Dès la première page le mot «morne» est utilisé sept fois sans aucune tentative de lui substituer un synonyme. De quoi inquiéter pour la suite. Or très rapidement, cette économie de lyrisme donne toute sa puissance à un récit qui débarrassé de toute fioriture peut exprimer sa poétique typiquement brésilienne. C'est tout l'art du conteur que de ne pas s'interposer dans le récit pour laisser à chacun le soin de se faire son propre cinéma, et Amado y parvient parfaitement.Il nous dépeint une misère ordinaire et la constance des rôles tenus dans des rapports de voisinage où tout le monde connaît tout le monde. Au travers du destin d'Antonio qui regarde toujours l'Océan pour y chercher sa maison, c'est tout le regard que ces déracinés portent vers une Afrique devenue mythique parce qu'ailleurs l'herbe est toujours plus verte. L'auteur profitera de son récit pour nous livrer un final adapté à ses convictions politiques, mais qui ici casse un peu le charme. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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