Leif Ove Andsnes s'affirme album après album comme l'un des pianistes les plus doués de sa génération, à l'aise aussi bien dans les répertoires classique que romantique et postromantique. EMI nous propose une compilation à prix doux de trois opus de Grieg, le concerto pour piano et orchestre, la ballade et six pièces "lyriques" tirées d'albums édités les années précédentes. Pour une fois, je ne pesterai pas contre les compilations classiques : celle-ci est homogène (même compositeur et même interprète) qui nous permet de (re)découvrir le concerto pour piano mondialement connu et deux autres oeuvres qui ne sont pas mineures dont j'ignorais jusqu'à l'existence.
Le pianiste norvégien fait montre d'une perfection formelle et stylistique incomparables : cette interprétation tourne le dos à tout ce qui pourrait alourdir le propos. Le jeu du pianiste norvégien est parfait de la première à la dernière note : on admire sa précision, ses articulations, ses attaques qui donnent une extrême lisibilité à sa musique (ainsi que l'accompagnement de Jansons dans le concerto). Le reproche qui pourrait lui être adressé est de trop contrôler son jeu.