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| 1. Ballade N°1 In G Minor Op.23 - Lise De La Salle |
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| 2. Ballade N°2 In F Major Op.38 - Lise De La Salle |
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| 3. Ballade N°3 In A Flat Major Op.47 - Lise De La Salle |
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| 4. Ballade N°4 In F Minor Op.52 - Lise De La Salle |
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| 5. Piano Concerto N°2 In F Minor Op.21 Maestoso - Fabio Luisi, Lise De La Salle, Staatskapelle Dresden |
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| 6. Piano Concerto N°2 In F Minor Op.21 Larghetto - Fabio Luisi, Lise De La Salle, Staatskapelle Dresden |
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| 7. Piano Concerto N°2 In F Minor Op.21 Allegretto Vivace - Fabio Luisi, Lise De La Salle, Staatskapelle Dresden |
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| 8. Applause - Lise De La Salle |
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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Ceci n'est pas un disque de plus,
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballades, Piano Conerto N°2 (CD)
Lise de la Salle, qui a commencé très jeune à se produire en public, n'a jamais été simplement une pianiste « qui promet», ni qui joue bien « pour son âge » (la condescendance implicite à ce genre de jugement, qui évite de se prononcer sur le fond, doit être évitée autant que possible). Maintenant qu'il n'y a plus autant à parler de sa précocité, il reste l'évidence de son talent.Le présent disque comporte deux parties, puisque les quatre ballades sont enregistrées en studio, tandis que le second Concerto pour piano est lui capté en public, Fabio Luisi dirigeant l'orchestre de la Staatskapelle de Dresde (excusez du peu, c'est toujours un des meilleurs qui soient, et quand on a besoin de belles cordes, au son homogène et dense, il est là). Autant le dire tout de suite : si l'idée d'une jeune-pianiste-qui-enregistre-Chopin-ce-musicien-si-romantique-et-populaire suscite chez vous quelque méfiance, il n'y a ici matière à aucun persiflage. Pour commencer par le plus simple, le Concerto n°2 est d'une beauté de phrasé, de son et de jeu si rares que l'on ne peut que recommander ce disque, émanant d'une artiste qui sait parfaitement ce qu'elle veut, où elle va, ce qui convient à ce qu'elle joue. On a l'atmosphère d'un concert marquant (sans concours de toux). Dans le Larghetto, le cantabile est à tomber par terre. On retient son souffle, c'est tout une scène d'opéra en filigrane. Subjectivement, ce mouvement assez bref est très long à écouter, tellement on perçoit de choses captivantes. Il faut le dire : dans une année de musique, on entend quelque chose d'aussi parfait de très loin en très loin. Les Ballades, c'est autre chose : comme la pianiste le sait, c'est le coeur de l'oeuvre du compositeur (avec les Préludes). D'une part, il y est a priori plus difficile d'oublier certaines versions déjà répertoriées. D'autre part, il y a des choix interprétatifs patents, et tout choix peut en principe être discuté. Pourtant la manière dont la Ballade n°1 est menée -début très retenu, accélérations ébouriffantes, contrastes très marqués, ne verse pas, je pense, dans l'excès et le cirque, parce que Lise de la Salle est toujours guidée par le souci de la caractérisation de la musique et non celui de briller à ses dépens. Ce piano puissant (aux antipodes des `petits doigts' d'un certain piano français) n'est jamais métallique et ingrat, et il est intéressant dans tous les registres. Mêmes remarques sur la 4e Ballade et son début : elle prend son temps, certes (Pollini : 9'55, ici : 13'54, vous voilà prévenu), mais on comprend pourquoi. Le paradoxe est même que le plan de l'oeuvre, sa construction, sont bien plus apparents ainsi (la préparation des dernières pages) que chez bien des gens plus pressés. Je ne minimiserai pas l'importance de cette parution avec une litanie de noms célèbres, ceux de gens supposés inégalables. Le commentaire de la musique classique ne peut-il rien faire d'autre que de redire ce que chacun croit déjà savoir, et d'ajouter des fleurs à des fleurs ? L'auditeur de cet enregistrement, s'il y revient, s'il est attentif, s'il lui donne de son temps et ne l'écoute pas en fond, fera une expérience de la musique comme récemment il n'est pas donné souvent d'en faire au disque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Lise de la Salle fait chanter son piano dans Chopin,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballades, Piano Conerto N°2 (CD)
La toute jeune pianiste française Lise de la Salle, virtuose dès son plus jeune âge, nous donnait ici - en 2010 - un magnifique CD pour célébrer le bicentenaire de la naissance du grand compositeur franco-polonais qu'était Frédéric Chopin. On pouvait craindre un disque de plus, et rien d'autre... Et voilà qu'avec les quatre Ballades et le "Concerto pour piano n° 2", elle nous enchante, en compagnie (pour le concerto) d'excellents musiciens, qu'on ne présente plus : l'Orchestre de la Staatskapelle de Dresde et le chef italien Fabio Luisi. Tout est splendide dans ce CD, mais particulièrement la "Ballade n° 1" et les deux derniers mouvements du "Concerto pour piano n° 2". Lise maîtrise tous les aspects de l'interprétation de la musique de Chopin : elle est excellente dans le legato, le staccato, le rubato (avec les accélérations et les moments de ralentissements caractéristiques du compositeur) ; et tout ceci sans excès. Écoutez avant tout le second mouvement - "Larghetto" - du concerto ! Page certes sublime, mais aussi interprétation superbe... On sait, et on comprend bien - avec cet album - pourquoi cette remarquable pianiste fut invitée à la "Folle Journée" de Nantes pour l'édition 2011, consacrée notamment à Chopin. Ajoutons un mot sur la jaquette du CD : elle est un peu "glamour", mais pour la bonne cause, car elle évoque bien ce que pouvait être le "romantisme" de l'époque où Chopin composait ces œuvres.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Chopin a-t-il trouvé sa muse du XXIème siècle ?,
Par claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ballades, Piano Conerto N°2 (CD)
C0mme le dit Lise de la Salle dans la vidéo promotionnelle de son album Chopin, elle a attendu une certaine maturité pour aborder ce compositeur, et notamment les ballades qui ne sont pas autant enregistrées que d'autres cycles comme les nocturnes par exemple.Ce qui caractérise la forme "ballade", c'est précisément que, de forme, il n'y en a pas. Nous sommes faces à un style où toutes les libertés semblent permises en dehors des règles d'harmonie et de solfège. Chopin transcende le style en musique. Chaque ballade se réfère très librement à une épopée historique et légendaire, filiation que confirmera son ami Robert Schumann. On évoque ainsi des sources littéraires dans les poèmes d'Adam Mickiewicz qui tenait salon à Paris pour nombre d'immigrés polonais comme Chopin. 1 - La première Ballade s'inspire donc du poème "Wallenrod". Cet épopée fut écrite par Mickiewicz en révolte face à la scission de la Pologne et de la Lituanie par la Russie, la Prusse et les Habsbourg à la fin du XVIIIème siècle : une histoire homérique d'un maure élevé par les chevaliers teutoniques et qui se révolte ensuite ; vengeance, trahison, une jolie femme et un suicide du héros. Plus romantique... Et puis, en s'inspirant de ce poème, Chopin se voulait-il patriote ? Cette première Ballade de 1831, bouleversante, est au centre musical du film Le Pianiste de Roman Polanski. "Lento" surmonte la portée, Chopin nous invite d'emblée à une aventure grave et dramatique. Une première note franche ("pesante"), puis se succèdent quelques sombres arpèges, à la fois interrogatifs et secrets ("diminuendo"). Un silence les prolonge habité par les seules résonnances des cordes. Le piano et son maître méditent avant le moderato du premier motif. Motif A de la forme sonate ? Non plutôt leitmotiv imaginé par un jeune homme de 23 ans qui veut échapper à la forme pour donner libre cours à l'expression de sa pensée, à l'évocation du destin de son personnage. Intériorisé puis plus héroïque, parfois violent, le discours musical se développe-t-il en écho aux péripéties du poème ? Possible. L'écoute à l'aveugle est éloquente ! Ma chère et tendre a subi une écoute comparative entre Lise de La Salle et le grand pianiste polonais Kristian Zimerman, signataire d'une version de référence (sans savoir qui joue, mais sachant que l'exercice confronte un homme et une femme). Elle a systématiquement inversé les deux sexes, comprendre "tempérament" ! La magie et la force du jeu de la jeune artiste, tant sur la plan technique qu'émotionnel, semble ainsi démontrées. La pianiste se fond dans l'âme tourmentée de Chopin. Oh, pas ce cliché à propos de l'hypersensibilité de Chopin, un trait de caractère trop souvent attribué au compositeur soi-disant introverti. Lise fait vibrer avec puissance les mélodies, notamment la tempête du développement et de la conclusion, mais sans esbroufe, avec une élocution masculine certes, mais pas celle d'un virtuose narcissique. Elle substitue Chopin à elle-même, prête ses mains à l'esprit du compositeur pour mieux transfigurer sa pensée. Lise de La Salle nous fait ainsi revivre la propre odyssée de Chopin à travers cette œuvre qu'il affectionnait. 2 - La seconde Ballade date de 1839 et pourrait s'inspirer de la légende de "l'Ondine du lac Switez" mais aussi des "Kreisleriana" de son ami Schumann à qui la ballade est dédiée. Kreisleriana qui mettent en scène le personnage truculent de "Johannes Kreisler" inventé par E.T.A. Hoffmann (l'auteur de contes). Les premières notes de l'unique et sereine ballade en mode majeur évoquent un lointain carillon. La musique ondoie paisiblement dans l'introduction. Lise de la Salle aborde hardiment mais sans violence le passage où les flots se déchainent tandis que les ondines tentent d'échapper à des soudards russes... Son jeu voluptueux et sans maniérisme retrouve la féminité dans cette page poétique. Ondulation des eaux, des ondines, des deux, laissons-nous bercer entre sensualité et vigueur, et les réminiscences des facéties de Kreisler. Magnifique jeu de vague et de légèreté, de malice. 3 - La troisième Ballade date de 1841 et s'inspire de la légende de la "Ondine" de Mickiewicz . Lise de la Salle nous propose une lecture à la fois tendre et enfiévrée de ce conte narrant les élans émus et exaltés d'un chevalier pour une nymphe appelée Ondine. Dans cet univers de nouveau aquatique, Chopin a choisi d'adoucir le trait avec des alternances moins brutales dans la mélodie. Lise de La Salle adopte un jeu quasi ludique, très legato, pour éviter tout heurt dans la narration des ébats amoureux évoquées dans cette pièce aux accents joyeux. 4 - La quatrième Ballade date de 1842. Plus élaborée et plus longue, elle échappe à une influence littéraire précise. D'une grande difficulté technique due aux hardiesses d'écriture et d'harmonie, elle se présente comme une méditation intériorisée, les sentiments de passion, de joie et de tristesse se bousculent dans un autoportrait de l'âme de Chopin. L'interprétation est sublime, une osmose entre la pianiste, l'instrument et l'âme anxieuse presque résignée de Chopin. On semble proche par le touché délicat d'un immense nocturne dans la longue introduction. Lise de la Salle prend son temps, le temps de laisser le flux mélodique s'affranchir de tout pathétisme outré. Une telle musique ainsi habitée ne se commente pas, elle doit nous pénétrer, nous guider dans le plus profond de la psyché du compositeur et de son interprète. Dans le concerto N°2, Fabio Luisi impulse une grande nuance dans l'introduction orchestrale, limpide et surtout... pas trop solennelle. Il rappelle ainsi que nous écoutons la musique d'un jeune homme et non le déferlement majestueux du concerto l'Empereur de Beethoven. Le piano de Lise de La Salle fait son entrée comme prolongement logique de l'ouverture. Souvent ce concerto est perçu comme une pièce pour piano soliste avec un accompagnement orchestral. L'orchestre de la Staatkapelle de Dresde assure un décor d'une grande poésie au piano. On reste stupéfait par l'énergie - pas la force - du jeu de la pianiste dont le staccato-legato associe virtuosité et précision mais sans jamais "forcer" la frappe qui ne ferait que conduire au mauvais goût. Et si Chopin avait trouvé ses interprètes du XXIème siècle ? On retrouve dans le Larghetto, cette fluidité du discours, ces notes enchantées car enchaînées avec grâce et soutenues par les somptueuses cordes de Dresde. Quelle chance nous avons que ce concert ait eu lieu avec cet orchestre (un des meilleurs de la planète et vieux de... 460 ans) ! Ce mouvement assez court semble prendre une ampleur que l'on ne lui soupçonnait pas. Des minutes sans longueur de rêverie interrompue par un développement plus pathétique certes, mais là encore sans aucune outrance du fait de la justesse subtilement "piqué" du phrasé pianistique de Lise de La Salle. Le final allegro conserve toutes les qualités du jeu concertant déjà évoqué. L'harmonie, plus présente dans ce mouvement, conduit de manière colorée à la coda avec une allégresse soutenue mais toujours sans épate. Un immense disque ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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