Installez vous dans votre fauteuil, demandez à vos enfants de la mettre en sourdine, sinon prenez un casque Hifi et laissez-vous envoûter par cette musique qui monte, qui monte... Un magnifique crescendo que seul Klaus Schulze est encore capable de produire de nos jours sur plus d'une heure. Il est merveilleusement accompagné par Wolfang Tiepold au violoncelle qu'on a déjà rencontré dans plusieurs albums (X et toute la série Ballett) Tom Dams et Julia Messenger aux voix et enfin Thomas Kagermann à la flûte. Donc, rien que du beau monde pour vous livrer une composition qui débute sur le violoncelle et le oboe, à vous donner la chair de poule (ce début me fait un peu penser à une interlude diffusée jadis sur Antenne 2, souvenez-vous avec des petits bonhommes qui se meuvent dans l'espace). Ensuite, il nous envoye ses nappes de séquenceurs sur des voix féminine et masculine qui s'alternent l'une après l'autre. Du bel art ! Une petite rythmique de batterie pour soutenir le tout dans un crescendo qui atteint son apogée à la 55ème minute. Et ce tempo dure pendant près d'un quart d'heure pour atterir en douceur à nouveau avec le oboe et le violoncelle. La boucle est bouclée ! J'ai déjà envie de le réécouter. Contrairement à Virtual Outback (voir mon commentaire) qui n'arrive jamais à décoller, tel un gros cargo qui s'est approprié trop de marchandises, ici Ballett 3 est idéal pour vous décontracter à la fin d'une journée de stress.
C'est vrai que le bonus jure un peu par rapport au morceau principal. C'est plutôt dans le genre techno-mix, qui pourrait très bien convenir pour un gingle d'une émission télévisée. Bon, ne boudons pas notre plaisir quand Klaus nous octroye un bonus !