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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Bing, Bang, Bong!,
Par Fabien Jacquot "fabienj" (France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bang Goes The Knighthood (Edition limitée 2CD) (CD)
Au risque d'utiliser un cliché suranné ; les anglais ne font pas grand-chose comme tout le monde. Bien qu'Irlandais, Neil Hannon en est un parfait exemple. Depuis 1989 et une dizaine d'albums, le membre permanent de Divine Comedy signe la musique moderne de son empreinte inimitable.Avec notre manie de tout classer, on pourrait classifier Divine Comedy de Pop mélodique. Et de mélodie, Neil Hannon en connait un vrai rayon et c'est d'ailleurs dans ce domaine qu'il excelle. Sa voix se prêtant mieux aux interprétations plus lentes, car devenant plus nasillarde quand le rythme s'accélère. Cet Irlandais du Nord interprète à merveille cette Angleterre moderne mais aux parfums parfois désuets ; les Bentley qui glissent vers l'horizon et les femmes aux grands chapeaux qui dégustent des fraises à la crème. Ce qui ne l'empêche pas d'épingler la société moderne avec une ironie consommée ; `At the Indie Disco', `The Complete Banker'. `Bang' est un cran très au dessus, de son album co-interprété (side project), sous la marque `The Duckworth Lewis Method' qui au-delà d'un hommage appuyé à ELO présentait un intérêt discutable. On notera une petite baisse de régime en milieu, fin d'album `Can you stand up', `I Like'. En revanche délicieuse bizarrerie `Ya Sumeer' avec une voix féminine évoquant les chansons de variété à la radio en début de XXème siècle. Vient ensuite, un petit rappel `à la ELO' `Beside the ...' aidé certainement d'un auto tune. Presqu'une belle fin avec `The Circular Firing Squad' et son air lancinant mais `Napoleon Complex' est un autre morceau de trop. A noter que la version française de l'album contient un CD complet de chansons françaises interprété par Neil Hannon. Un 'Bang' tout en douceur. Parfaite écoute estivale couché dans l'herbe ou à cueillir des cerises. 'Neil, you should end up getting your Knighthood'. Fabien Jacquot - Asnières sur Seine Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Europop!!!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bang Goes The Knighthood (Edition limitée 2CD) (CD)
Ne vous fiez pas a la pochette de ce nouvel album,Neil Hannon est bien Irlandais ,mais il porte haut ,très haut,le savoir faire des meilleurs songwriters Anglais.Et cet album ne déroge pas a la règle ,je dirais meme qu'il reprend la formule là ou "Casanova" s'est arrèté,c'est a dire qu'on y trouve une alternance de légèretés "Neapolitan Girl" ,"At The Indie Disco","I like" avec de vraies comedies musicales "Down In the street below","Assume The Perpendicular","Can You Stand Upon One leg".Que les fans de la periode "Absent Friends" se rassurent ,des titres comme "Have You Ever Been in Love" qui traite de la condition amoueuse ou le splendide "When a man cries" a la justesse mélodique vous donneront entre deux "TOFFEYS" la chair de poule.Après la parenthèse tres réussie de l'an dernier avec "The Duckworth Lewis Method" (son side-project),Neil Hannon nous propose de passer en sa compagnie un printemps musical de debut de siècle ou s'alterne un héritage de la mise en son des comédies musicales a la "Francis Lopez" mélangé a la pop précieuse des "Beatles" le tout formant depuis 15 ans "LA" valeur sure d'un certain ésthetisme de la pop contemporaine.Donc pas de "Régénération" dans ce nouvel album ,juste une certaine idée de "Libération" qui fait de "Bang goes The Knighthood" un magnifique "Best of euphorique de nouveautés" qui vient compléter une collection de pépites dont on ne se lasse jamais.Ps-Le deuxième CD est déstiné au marché Français et regroupe des titres enregistrés a la cité des sciences en 2008. http://www.youtube.com/watch?v=urQaL-C6wck&feature=related Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Toujours mal dans ses pompes,
Par Ben "http://autre.chose.over-blog.com" (France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bang Goes The Knighthood (CD)
Le plutôt rare Neil Hannon est de retour avec "Bang Goes The Knighthood" après quatre ans d'absence. Leader et seul maître à bord de "The Divine Comedy", un des seuls britanniques (irlandais de son état) de moins de cinquante balais à faire perdurer la pop baroque, ce genre ultra-mélodique et finement orchestré, dont la lignée part des sixtes avec Burt Bacharach, Scott Walker et autres John Barry.On avait laissé The Divine Comedy avec "Victory For The Comic Muse", album assez moyen reposant uniquement sur quelques fulgurances. Ce nouvel opus s'avère un peu plus réussi avec une qualité relativement constante. Cependant, on ne retrouve toujours pas les grands élans symphoniques bien pompeux qui faisaient le charme du groupe sur ses albums emblématiques tels "Promenade" ou "Casanova". Plus de retenue, certes, mais au détriment de cette ambiance roborative, si jouissive en petit plaisir coupable. Mais l'essentiel est là: mélodies théâtrales et paroles désenchantées. Toujours aussi mal dans ses pompes, Neil Hannon continue de démonter les travers de la société actuelle. La dernière crise boursière est l'occasion de tailler un costard aux banquiers plein d'arrogance et de suffisance, totalement déconnectés de la réalité et répondant toujours aux préceptes réacs établis par l'affreuse Thatcher dont les méfaits n'ont pas encore fini d'appauvrir la majeure partie des anglais. Mais les suppliques nostalgiques habituelles sont bien évidemment toujours la priorité de ce pauvre dandy né trop tard. La perte des petits plaisirs au profit de loisirs vulgaires et bruyants ("Can You Stand Up On One Leg"), la disparition quasi totale de la communication verbale ("The Lost Art Of Conversation") ou, tout simplement, les errances et émerveillements de l'esprit face à des évènements basiques ("Have You Ever Been In Love"). Autant de joies simples et de bienséance naturelle perdues dans une société qui, paradoxalement, n'a jamais permis autant la communication et l'échange. Pour éviter de sombrer dans la dépression, Neil Hannon, par deux fois, s'offre un plaisir égoïste : lister, citer ce qui le fait vibrer. La musique d'abord, dans "At The Indie Disco". Au travers d'une chronique relatant ces sorties adolescentes en club, il propose un inventaire à la Prévert de ses goûts en matière de pop anglaise contemporaine. Et, le meilleur pour la fin, une magnifique liste de ce qu'il le fait vibrer chez sa copine. Fringues, attitudes, tics, petites habitudes... tout y passe. Prouvant en même temps que ça n'est tout de même pas bien difficile de s'exprimer simplement et avec classe. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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