ParMélomaniac1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS
Format:CD
Dès l'introduction du "Concerto", Reiner développe une sonorité riche et enveloppante (quel somptueux tapis de cordes) mais capable de vous cingler le visage l'instant d'après : la dynamique est embrasée par ces cuivres qui ont fait la légende de Chicago. Dans le Jeu des couples, ce sont les vents qui sidèrent par la virtuosité de leur staccato, notamment les hautbois, d'une incroyable précision. Et dire que le tempo est l'un des plus rapides de la discographie ! Quant au Finale, il justifie plus que jamais le titre de l'oeuvre par sa virtuosité superlative.
On retrouve la même opulence dans la "Musique pour cordes, percussion et célesta". Les joutes stéréophoniques de l'Allegro sont spatialisées dans une acoustique plutôt réverbérée qui amplifie la puissance des rixes entre les blocs adverses. On y admirera la précision des glissandi et pizzicati contrôlés impitoyablement par le chef hongrois. La moiteur de l'Adagio est organisée avec un sadisme qui glace le sang. Privé de sa veine folkloriste, le Finale connaît quelques petites baisses de tension sans nuire au parachèvement de cette version spectaculaire et démonstrative.
Voilà deux interprétations parmi les plus intimidantes de la discographie bartokienne, qui ne sont pas près d'être égalées pour leur perfectionnisme maniaque.
Interprétation magnifique de référence et qui reste probablement inégalée.La qualité de l'enregistrement est exceptionnelle pour une version datant de près de 50 ans. Je l'ai auditionné en version CD classique, en version SACD ce doit être merveilleux.