L'eurasienne Arabella Steinbacher a certes les moyens techniques de jouer Bartok. Mais quelle est la place de cet enregistrement au regard d'une discographie riche en références anciennes (Gertler/Ancerl...) ou récentes (Shaham/Boulez...) ? Marek Janowski plombe la version : on ne sait pas trop où il veut en venir, l'orchestre de la Suisse romande sonne brouillon, forçant souvent le trait ou passant à l'as des voix de pupitres où pourtant tout est essentiel. Comme un bon soliste ne suffit pas, il est nécessaire d'avoir un chef qui sache donner un sens à cette mosaïque de solos écrits par Bartok, ce qui n'est pas le cas ici. Rien de neuf à l'horizon, donc ...