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Bartok:Violin Sonatas 1&2
Format: CDModifier
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Les deux sonates pour violon et piano, c’est Bartók à son plus âpre, mais aussi à son plus fascinant, regardant vers Vienne et Schönberg, mais pour conclure que sa propre voie est autre.

La notice de ce disque Hungaroton très soigné (traduction française incluse) est très documentée et éclairante sur la genèse et les premières exécutions des oeuvres. En avril 1922, lors d’un concert privé à Paris chez Henri Prunières, Bartók devait recueillir un grand succès avec la première sonate (auprès de Ravel, Stravinsky, Poulenc, Milhaud…).

La discographie des deux sonates est plus riche qu’il n’y paraît. Pour la seconde Sonate, la version de Josef Szigeti en concert avec Bartók lui-même à la Bibliothèque du Congrès (1940) offre un repèreRécital du 13 avril 1940, Bibliothèque du Congrès américain. On ne peut entendre à ma connaissance David Oistrakh que dans la Première (avec Sviatoslav Richter, 1972)oistrakh edition vol.5, mais parmi les violonistes célèbres qui ont gravé les deux figurent Isaac Stern (qui les a enregistrées deux fois pour CBS, avec Alexander ZakinSon Vln 1/2/Four Pieces puis avec Yefim Bronfman) et Gidon Kremer. Il faut noter aussi l’existence d’une version ultra-rare due à Robert Mann, le violoniste fondateur du Quatuor Juilliard, avec Leonid Hambro (Bartók Records), gravée dans les années 50. Plus près de nous, j’ai pu comparer Peter Csaba et Jean-François Heisser (Prague, 1999) chez PragaSonate pour violon et piano 1 & 2, Christian Tetzlaff et Leif Ove Andsnes (Cologne, 2003) chez VirginBartok : Sonates pour violon et piano - Sonate pour violon solo, Barnabas Kelemen et Zoltan Kocsis (2010-211) chez Hungaroton et James Ehnes et Andrew Armstrong (Suffolk, UK, 2011) chez ChandosSonates Pour Violon N°1 & N°2 - Rhapsodies N°1 & N°2 - Andante, Bb26b.

Sur ce disque, Barnabas Kelemen (né à Budapest en 1978) adopte un tempo rapide pour le début du premier mouvement de la première sonate (comme Robert Mann). Dans son duo avec Kocsis, c’est lui qui retient le plus l’attention dans cette oeuvre, du fait d’un jeu intense et agile, fin et impétueux. Parmi beaucoup de versions intéressantes, le duo Mann/ Hambro demeure à mon sens aussi admirable qu’il est négligé.

Kelemen balaie toute réserve dans la Sonate n°2. Qu’il s’agisse du Molto Moderato initial ou de l’Allegretto suivant, l’aisance du violoniste s’avère phénoménale. Dans ce diptyque, Introduction et Allegro (mais les choses sont en fait bien plus subtiles), Kelemen nous tient constamment en haleine, et donne un grisant sentiment d’improvisation permanente. Kocsis a la main un peu lourde par endroit, mais il rentre bien dans le jeu du jeune violoniste.

Si on compare les interprètes d’aujourd’hui avec Szigeti dans cette seconde oeuvre, Christian Telzlaff avec Andsnes paraît avoir un petit filet de voix, même si le style est très pur (en concert aujourd’hui, il ferait mieux sans doute), James Ehnes a pour lui son élégance, et, à l'image de son grand aîné, Kelemen trouve comme naturellement le chemin de cette musique, à la fois ancrée dans une identité locale et universelle comme du Beethoven.

Le disque comporte également la Sonate pour violon seul. Le finale est donné avec les quarts de ton qu’avait écartés Menuhin. C’est une des très belles et intenses interprétations récentes – je ne peux pas ne pas mentionner celle de Vilde Frang chez EmiBartok - Grieg - R. Strauss : Sonates pour violon.

La notice, décidément exemplaire, est illustrée de photographies d’époque qui nous permettent de retrouver les partenaires au violon de Bartók, Josef Szigeti, Imre Waldbauer, et Jelly D’Aranyi, laquelle fut étroitement associée à la genèse de ces œuvres, et en est dédicataire (je parle bien entendu des sonates violon-piano).

Un disque quasiment indispensable pour les admirateurs du grand compositeur hongrois, même si le disque du duo Csaba/ Heisser, réédité à un prix modique, demeure un très bon choix et même s’il faut absolument rééditer le disque majeur de Robert Mann et Leonid Hambro qui font entendre mieux que personne dans cette musique la tentation de l’Ecole de Vienne.

PS. Au titre de l’actualité Bartók en France: après le livre de Claire Delamarche l’an dernierBéla Bartok, signalons l’exposition au Musée d’Orsay : Allegro barbaro – Bartók et la modernité hongroiseAllegro Barbaro, Béla Bartók et la modernité hongroise 1905-1920.
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le 1 mai 2013
Sans doute l'une des meilleures versions de ces oeuvres avec un violoniste solide et un pianiste somptueux. Belle prise de son. A recommander à tous les amateurs de beau violon.
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