3.0 étoiles sur 5
Agréable, mais trop léger, 14 juin 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batgirl: The Flood (Broché)
Ce tome fait suite à
Batgirl Rising (épisodes 1 à 7, parus en 2009/2010) ; il contient les épisodes 9 à 14). Il se compose de 3 histoires.
The flood (épisodes 9 à 12) - Dans une rame d'un métro de Gotham, un détraqué mental avec une ceinture d'explosifs menace de tout faire péter. Batgirl intervient pour mettre fin à cette situation dangereuse, avec l'aide d'Oracle. À la fin de cette intervention, elle a droit aux félicitations de James Gordon en personne. Pas mal pour une débutante ! Stéphanie Brown rejoint Barbara Gordon qui s'occupe de Wendy Harris qui est en fauteuil roulant et qu'elle a recueillie dans
Oracle : The Cure. Wendy est la fille de Noah Kuttler (Calculator), un ennemi récurrent d'Oracle, et justement il est de retour avec un plan bien élaboré pour éliminer sa rivale de toujours. Il a mis la main sur une technologie extraterrestre qui lui permet de manipuler les individus à distance.
Épisode 13 - Basil Karlo (Clayface) est de nouveau actif et il s'introduit de force dans la salle des coffres d'une banque avec Batgirl à ses trousses. Cette dernière continue de croiser un détective de police assez séduisant du nom de Nicholas Gage.
Épisode 14 - Un soir où aucun criminel ne pointe le bout de son nez, Kara Zo-el vient frapper à la porte de Stéphanie Brown pour passer une soirée ensemble en commençant par un bon film de série Z. Une expérience scientifique menée non loin de là provoque l'incarnation dans la vie réelle de 24 vampires ressemblant fort au Dracula de la Hammer. Les 2 jeunes femmes doivent se mettre à la chasse aux vampires.
Bryan Q. Miller (scénariste) pilote cette cinquième incarnation de Batgirl (après Betty Kane, Barbara Gordon, Helena Bertinelli et Cassandra Cain). Dans ce tome, il donne la prédominance aux aventures de Batgirl, au détriment de la personnalité de Stephanie Brown. Le Calculator dispose d'une motivation claire mais il utilise un mode d'action (recours à des nanites) un peu usé jusqu'à la corde, dans une configuration générique peu palpitante. En outre, il vaut mieux avoir des notions de qui est ce personnage, et de l'historique de son fils et de sa fille avec les Teen Titans. À ces réserves près, l'histoire est bien ficelée et la personnalité positive de Stéphanie Brown emmène le lecteur au travers de péripéties sympathiques.
L'intelligence de Bryan Q. Miller réside dans le bon dosage entre la vivacité de la jeune demoiselle, sa relative inexpérience, sa capacité à s'étonner (elle n'est pas encore blasée par des années de combats contre des ennemis grotesques) et le soutien logistique apporté par Barbara Gordon, puis Wendy Harris. Dans ce registre, la première et la deuxième histoires se lisent facilement avec un niveau de divertissement satisfaisant. La troisième manque sérieusement de substance.
Le premier épisode est illustré par Lee Garbett, les 3 suivants par Lee Garbett en tandem avec Pere Perez, le cinquième par Pere Perez tout seul et le dernier par Lee Garbett tout seul. Cette alternance ne provoque pas de hiatus dans le style graphique. Il s'agit d'illustrations très comics : niveau de définition moyen. Les silhouettes et les visages disposent d'un tracé plutôt précis. Les décors sont rapidement définis en quelques coups de crayons, mais ils sont régulièrement présents avec un ou deux détails qui les rendent un peu personnels. Les scènes d'action sont très claires et vives. Dans l'épisode 13, Pere Perez s'amuse à évoquer des images iconiques de Spiderman (une pleine page qui évoque la couverture d'Amazing Fantazy 15, Nicholas Gage qui s'éloigne sur un trottoir évoquant Peter Parker accablé par la poisse, etc.). Garbett et Perez s'autorisent quelques pleines pages assez agréables, je pense en particulier à Batgirl en chute libre d'un avion avant d'ouvrir son parachute.
Mais ce récit a également les défauts de ses qualités (ton léger et vivant). Les histoires ne marquent pas durablement la mémoire. Le scénariste et les dessinateurs utilisent des raccourcis qui placent le récit dans le registre des fantaisies adolescentes, voire enfantines. Aucun d'entre eux ne se donne la peine d'essayer de faire croire au fait que Wendy Harris peut réellement piloter un avion (avec 2 jambes paralysées). D'autres super-habitants de Gotham font une apparition avec juste assez de détails pour être agréable, mais sans aucune conséquence. Donc il s'agit d'un récit agréable du fait de sa bonne humeur, mais assez vite oublié.
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