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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Laborieux,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman: Life After Death (Broché)
Ce tome comprend les épisodes 692 à 699 de la série "Batman", parus en 2009. Il fait suite à Long Shadows (épisodes 687 à 691). Cette histoire se déroule concomitamment à Arkham Reborn (Battle for the Cowl - Arkham asylum, Arkham reborn 1 à 3, et Detective Comics 854 & 865).Épisodes 692 à 697 (scénario et dessins de Tony S. Daniel, encrage de Sandu Florea, puis Norm Rapmund) - Alors que l'histoire débute, un criminel du nom de Black Mask s'est retranché dans le quartier "Devil's square" à Gotham. Il équipe des individus non consentants avec des masques à gaz lui permettant de les contrôler ; ils sont surnommés les False Faces. Il bénéficie de l'aide de Fright (Linda Friitawa), Hugo Strange, Reaper (Doctor Gruener) et Doctor Death. Il a émergé comme nouvelle force à prendre en compte à Gotham dans Battle for the Cowl. En opposition à Black Mask, il y a Mario Falcone (issu de la famille de criminels apparue pour la première fois dans Year One, et développée par la suite par Jeph Loeb dans The Long Halloween) et ses hommes de main, des criminels à l'ancienne, avec armes à feu traditionnelles. Dans la famille Falcone, il y a également Kitrina Falcone dont l'allégeance n'est pas très claire. Toujours en opposition à Black Mask, il y a bien sûr Batman (Dick Grayson), Robin (Damian Wayne), Alfred Pennyworth, Oracle (Barbara Gordon) et Huntress (Helena Bertinelli) et puis il y a quelques individus qui jouent avant tout pour eux : Riddler (Edward Nigma), Penguin (Oswald Cobblepot) et son chauffeur Lark, Hush (Thomas Elliot) et Catwoman (Selina Kyle). Pendant ce temps là, les travaux de reconstruction de l'asile d'Arkham se poursuivent sous la houlette de Jeremiah Arkham. L'objectif de Batman est d'arrêter Black Mask en évitant les uns et les autres. Cette histoire s'insère donc dans une continuité resserrée qu'il vaut mieux connaître avant de plonger dans ce tome. Tony S. Daniel (le scénariste) fait tout ce qu'il peut pour donner le contexte au fur et à mesure au lecteur sans l'assommer d'informations. Mais si vous n'avez pas lu les tomes mentionnés précédemment (ce qui était mon cas), vous avez l'impression de débarquer au beau milieu d'une histoire dont les tenants et les aboutissants ne sont pas toujours très clairs. D'ailleurs Tony S. Daniel souhaite mettre tellement d'éléments dans son histoire que cela en devient frustrant de découvrir ce qui semblent être des ébauches accrocheuses mais pas développées. Par exemple, au début de l'épisode 697, la Bat-family au grand complet donne l'assaut au quartier Devil's Square. Le lecteur a droit à une double page impressionnante de détails et de force où il reconnaît Batgirl, Manhunter (Kate Spencer), Wildcat (Ted Grant), Huntress (Helena Bertinelli), Ragman (Rory Regan), Robin (Damian Wayne), Red Robin (Tim Drake) et Man-Bat (Kirk Langstrom). Dès la page d'après, ils ont disparu pour ne pas revenir car Batman part s'occuper seul de Black Mask. À la fin d'un épisode, Batman tient dans ses bras un jeune qui vient de se faire tirer dessus après avoir lui avoir donné un renseignement. 10 pages plus loin, le jeune Baby D est oublié pour de bon. Donc ce récit dispose de bons passages mais dans une intrigue tellement étendue en termes de distribution qu'elle en devient trop ténue, trop esquissée. En tant qu'illustrateur, Tony S. Daniel impressionne par des images marquantes, elles aussi parfois perdues au milieu de cases quelconques. L'influence de Jim Lee reste sensible, ainsi que celle de la famille Kubert, mais il s'agit plus de réminiscences que d'hommage appuyé. Et puis au détour d'une page le lecteur se retrouve face à un Batman relevant de l'icône, ou à un coup asséné brutalement qui ne laisse pas indifféremment : la cape évoquant les ailes d'un vampire à la Gene Colan, Damian à 100% dans ce qu'il fait avec les cheveux rebelles, Batman accroupi sur des gargouilles avec la même expression, Batman tout muscles dehors avec la cape en lambeaux penché sur le corps de Black Mask. Et puis les visuels reviennent à des clichés usés du style Helena Bertinelli en maillot de bain révélateur qui rappelle les dessins bâclés de Jim Lee des années 1990, le regard ténébreux et intense de Dick (image déjà vue 100 fois), etc. Épisodes 698 & 699 (scénario de Tony S. Daniel, illustrations de Guillem March) - James Gordon attire l'attention de Batman sur le fait que la police retrouve des cadavres portant les stigmates d'assassinat par des supercriminels de Gotham (Penguin, Joker, etc.) alors qu'ils ne sont pas en état de nuire. Les indices semblent incriminer un magicien de scène (Sebastian Blackspell) très mystérieux. Guillem March propose une vision de Gotham assez particulière avec une petite touche d'irréalité macabre, affadie par des visages pas toujours expressifs. Il a donné un aspect de magicien d'opérette à Blackspell qui semble presque sorti d'un Walt Disney. Du coup il est difficile de prendre au sérieux ce personnage qui dénature complètement la gravité des meurtres commis. De la même manière le récit laisse sur sa fin car si le criminel est bien arrêté, l'intrigue laisse en suspens les questions posées au départ par ces meurtres sortant de l'ordinaire. Au final, ce tome comprend de bons moments narratifs et graphiques mélangés à une sauce composite, pas toujours cohérente, et pas toujours passionnante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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