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Batman : La brume pourpre [Comic]

Doug Moench , Kelley Jones , Gregory Wright , Khaled Tadil
4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
Prix conseillé : EUR 18,30
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Détails sur le produit

  • Comic: 120 pages
  • Editeur : Marvel Panini France (7 juillet 2010)
  • Collection : COMICS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2809413568
  • ISBN-13: 978-2809413564
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
Jusqu'au bout de la nuit 9 novembre 2011
Par Tornado TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Comic
Troisième partie de la trilogie "Batman/Vampire", initiée avec Batman - Dracula: Red Rain (épuisé en vf) et poursuivie avec Batman : L'héritage de Dracula.
Dans cet ultime volet, les auteurs poussent la logique de la transformation jusqu'au bout et Batman sombre définitivement du côté obscur. Désormais, le pas est franchi : Il tue, dévore ses victimes et s'abreuve de leur sang. S'il avait perdu son humanité dans le premier récit, s'il s'était damné dans le second en prenant une vie, le voici à présent qui erre dans les limbes de la mort. Pas celle que l'on subit, mais celle que l'on commet.
Mais tout n'est pas aussi simple : Il existe encore un peu de lui-même sous cette carcasse démoniaque. Il se souvient donc que sa croisade consiste avant tout à éradiquer le crime et non à s'en prendre à des victimes innocentes. Dès lors, le concept du récit s'étoffe dans la mesure où le personnage doit lutter à corps perdu contre cette soif de sang et de meurtre qui le dévore de l'intérieur.

Doug Moench et Kelley Jones poursuivent l'étendue de leur "elseworld" (récit parallèle bâti sur une mythologie distincte) en introduisant les figures habituelles de Gotham City. De "Double Face" au "Pingouin", en passant par "Poison Ivy", "Killercroc", "l'Epouvantail" ou le "Chapelier Fou", tous finissent pas subir le courroux de l'Homme chauve-souris.
L'histoire est sans doute trop courte pour que les nombreuses figures puissent s'étoffer correctement, mais le scénariste parvient à trouver un équilibre très satisfaisant entre le rythme, l'action et la psychologie du personnage principal.
Le ton du comicbook est particulièrement horrifique. Quasiment chaque planche comporte son lot d'horreur et d'effets gores. De ce point de vue là, également, le dessinateur a poussé toujours plus loin le concept du récit en osant représenter un Batman de cauchemar, devenu littéralement un monstre qui n'a plus rien de son ancienne apparence humaine.

Comparé aux deux précédents opus, celui-ci bénéficie d'une mise en forme bien meilleure éditorialement parlant. L'encrage et surtout la mise en couleur étant de bien meilleure qualité que sur les autres tomes. Le dessin de Kelley Jones continue de s'affirmer et la narration de Doug Moench devient plus dense. La voix off qui permet au lecteur de pénétrer les pensées de Batman démontre une très belle qualité d'écriture, particulièrement littéraire.
L'histoire est terminée. Batman a achevé son voyage vers le côté obscur. Tient, il existe un certain Georges Lucas qui aurait bien fait de lire cette histoire avant de s'atteler à une célèbre et bien laborieuse préquelle...
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Présence TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Comic
Ce tome constitue le dernier dans la trilogie du Batman Vampire avec Pluie de sang et L'héritage de Dracula.

Batman est un vampire qui a goûté au sang. Alfred Pennyworth lui a fiché un pieu dans le c½ur et il repose, ni vivant, ni mort, dans une cave. Malheureusement les horreurs s'abattant sur Gotham n'ont pas pris fin avec le Joker. Depuis la retraite forcée de Batman, plusieurs monstres ont fait leur apparition : Killer Croc, Scarecrow, Riddler, Two-Face, Poison Ivy. Après bien des hésitations, Alfred finit par retirer le pieu qui maintenait Batman dans une vie sans mouvement. Le vampire est lâché et les monstres n'ont qu'à bien se tenir. Ce plan s'avère tellement efficace qu'Alfred et Gordon doivent vite trouver un moyen d'arrêter Bruce Wayne dont la soif ne connaît plus de limite.

Doug Moench conclut sa trilogie en allant jusqu'au bout de la logique. Du coup le Batman qui apparaît dans cette histoire ne plaira pas à tout le monde. Il ne lui reste rien de son humanité, ou si peu. Il a basculé du coté animal des vampires. La soif de sang constitue un besoin impérieux, une exigence irrépressible qui passe avant tout. Moench utilise cette dépendance vis-à-vis du sang pour faire de ce personnage un être dont la vie tourne presqu'exclusivement autour de ce besoin primaire. Il a toujours recours aux textes de pensée qui permettent au lecteur de plonger dans le reste de conscience de Bruce Wayne. Il écrit ces textes dans un style littéraire un peu fleuri et romantique, très gothique comme dirait Lestat. Là encore, ce mode d'écriture est très éloigné des standards modernes des comics. En face de ce personnage plus grand que nature, plus monstre animal qu'humain, les gens normaux semblent bien fades et pales. Ils s'agitent tous mus par une motivation unique qui suffit à définir leur personnage. Le récit repose donc sur les meurtres peu ragoutants commis par Batman et par la recherche d'une méthode pour mettre faim à son carnage méthodique.

Kelley Jones (toujours encré par John Beatty) continue également de transformer visuellement Batman en une créature qui s'éloigne de plus en plus de l'humanité. Il pousse jusqu'au bout la logique de cadavre vampirique. Il avait déjà utilisé cette approche sur 2 miniséries de Deadman (sur des scénarios de Mike Baron dans Deadman : Lost Souls). Le principe est simple : Batman est un cadavre, dessinons son personnage comme s'il s'agissait vraiment d'un squelette sous le costume, avec ses plis qui suivent le contour des os. À l'unisson du scénario qui fait de Batman une créature surnaturelle n'appartenant plus au monde des humains, Kelley Jones fait de son corps un sac d'os qui n'a plus qu'un lointain rapport avec la morphologie humaine. Par exemple, les os de sa colonne vertébrale ressortent de 10 à 15 centimètres de manière protubérante dans son dos. Kelley Jones utilise les dessins comme des concepts et non plus comme des éléments figuratifs. Il a là aussi poussé jusqu'au bout sa logique graphique. Les oreilles de la cagoule de Batman présentent une hauteur supérieure à celle de sa tête. Les effets de cape continuent d'utiliser des dizaines de mètres de tissu, sans aucun souci de réalisme. Cette exagération outrancière retranscrit parfaitement la bestialité de l'âme du personnage principal. Il y a très peu de rôles féminins : une infirmière et Pamela Isley. Ces 2 dames sont dotées d'une poitrine fort opulente qui ne défie pas les lois de la gravité. Cette représentation insiste sur l'inéluctabilité de la mort, du vieillissement de la chair. De la même manière, les exagérations physiques des musculatures (celle de Killer Croc en particulier) attirent l'attention du lecteur sur leur impossibilité, sur leur caractère de déformation physiologique, de perversion de l'ordre naturel du corps humain. Je n'en regrette que plus que Kelley Jones n'ait pas apporté le même soin aux décors. Il en fait souvent l'économie avec des pages composées de têtes en train de parler sur des couleurs assez plates.

"Crimson mist" clôt de manière satisfaisante la trilogie de Batman Vampire. Moench et Jones ont créé un monstre aussi convaincant sur le plan psychologique qu'effrayant et terrifiant sur le plan visuel. Il est dommage qu'ils n'aient pas pris la peine d'étoffer le décor dans lequel il évolue. Les mêmes créateurs ont également réalisé Dark Joker the Wild, Haunted Gotham et Batman Unseen (tous les 3 en anglais). Kelley Jones a illustré une autre histoire de Batman écrite par Steve Niles intitulée Minuit à Gotham.
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Merci 22 novembre 2011
Format:Comic
Les articles me sont parvenus dans un excellent état et dans un délai tout à fait respectable. Merci beaucoup. A reconduire
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