Quatrième de couverture
Mais plus qu'un guerrier, Bayart incarne le type même de la chevalerie, avec son code d'honneur, son esprit indépendant, son désintéressement et sa loyauté. Son biographe, le Loyal serviteur (un proche de Bayart) a su retracer très joyeusement, cette vie aventureuse. Il y fait défiler les provinces d'Europe, le quotidien des villes et des campagnes, les incessantes allées et venues d'Anglais, d'Italiens, d'Espagnols... On y croise tout un peuple d'espions, de devins, de jolies filles, de papes empoisonneurs, de lansquenets ivrognes et tant d'autres figures hautes en couleurs.
" Un jour, le bon chevalier fut averti par ses espies qu'à Naples il y avait un trésorier qui changeait monnaie à or pour l'apporter là où était le grand capitaine Gonssalles Ferrande, et ne pouvait bonnement passer que ce ne fût à trois ou quatre mille près de sa garnison. Il ne dormit pas depuis qu'il le sut, sans y faire faire si bon guet que l'on le vint avertir qu'il était arrivé en une place que tenaient les Espagnols. Le bon chevalier, se leva deux heures avant jour, et s'en alla embûcher entre deux petites montagnettes, accompagné de vingt chevaux... "