Beaucoup se souviennent de ce clip où l'on voit une jeune fille assise à un « piano voyageur ». Si certains se rappellent de la chanson, « A Thousand Miles », peu, sans doute, se rappellent de son nom : Vanessa Carlton. Il est vrai qu'à l'heure où les girls enchaînent les disques rock-guimauve, il est difficile d'élire une artiste dont on suivra la carrière. Misez sur celle de cette petite brune aux talents multiples. Auteur, compositeur et interprète de la totalité des titres de « Be Not Nobody » (à l'exception d'une étonnante reprise, celle de « Paint It Black » des Rolling Stones), Vanessa se distingue de la plupart de ses consoeurs. Le président d'A&M Records, Ron Fair remarque très rapidement le potentiel de la demoiselle et décide de produire, en personne, son premier album. Armada de musiciens talentueux, arrangements d'une rare qualité, tout est mis en œuvre pour que « Be Not Nobody » soit une réussite. La comparant à une petite « Mozart », Ron Fair mise gros. Le résultat ? Un album d'une étonnante diversité d'humeurs, de couleurs, d'ambiance. S'articulant principalement autour de l'amour, qu'il soit le plus romantique ou le plus décevant, les titres de Vanessa Carlton possèdent chacun leur propre rythme, le propre phrasé et tous, sans exception, leur ligne mélodique alliant une rare complexité et une cohérence palpable. Du classique « Pretty Baby », au jazz -fusion « Prince », en passant par le mélancolique « Paradise », « Be Not Nobody » surprend par tant de maturité et tant de talent. Vivement la suite !