Le label Leaf Records est en forme puisque cet album d'Adrian Klumpes prolonge voire à certains moments dépasse les magnifiques escapades nocturnes déjà tentées par des artistes aussi brillants qu'Eluvium, Goldmund, Hauschka et Max Richter. Central, le piano règne en maître et résonne comme une onde fragile et mystérieuse qui se diffracte aux contours d'une musique électronique répétitive, obsédante et obsédée par des souvenirs anciens qui exhalent une indicible mélancolie. A la fois très mélodique et très expérimental, très sensible et très conceptuel, cet album est une perle inclassable, entre musique néo-classique, avant-garde et electronica.