Si Bertrand Blier est connu pour son côté incorrect voire iconoclaste, le sujet abordé dans ce film laissait à penser une nouvelle dérive provocatrice signé Biler. En pourtant. Malgré ce sujet sensible et « casse gueule », Blier laisse éclater sa maitrise technique et scénaristique et s'en sort parfaitement bien avec dextérité et sensibilité. Les deux protagonistes, nous servent une prestation d'une très grande qualité. S'il n'est pas nécessaire de revenir sur l'immense talent du regretté Patrick Dewaere, la prestation d'Ariel Besse est tout simplement stupéfiante. Alors qu'elle n'est que débutante, elle livre une copie digne des plus grandes, au point d'en effacer les rôles Nathalie Baye et Ornella Muti qui paraissent insipide devant elle. Il est quand même étonnant qu'elle n'est jamais retournée après alors que d'autres carrières décolle pour beaucoup, beaucoup moins que ça.
Enfin, un des points les plus significatifs, et on peut s'en féliciter, est que ce Blier peut se targuer d'avoir une vraie fin, ce qui rarement le cas dans ses films.