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Commentaires client les plus utiles
13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Heavy-metal,
Par Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
30 minutes et quelques secondes...Voilà tout ce que dure ce disque, le second du Jeff Beck Group, enregistré en 1969.Sous sa pochette illustrée par un tableau de Magritte ("La Chambre d'Ecoute") se cache le premier disque de metal au monde. Attention, n'allez pas vous imaginer une musique à la Metallica ; disons juste que pour l'époque, Beck-Ola sonne extrèmement lourd, heavy. Petit rappel : Jeff Beck est un ancien guitariste du groupe de rock The Yardbirds, groupe dans lequel ont également joué Eric Clapton et Jimmy Page. Jimmy Page, lors de son départ du groupe, fondera Led Zeppelin, empruntant pas mal au répertoire des Yardbirds (et y compris à ce que Beck avait fait dans le groupe) pour ses propres compositions. Et réussissant, avec le premier album de Led Zeppelin (début 1969), à cartonner et à faire une musique lourde, très rock. Jeff Beck, à ce moment-là, avait déjà sorti un album avec son Group, l'album Truth de 1968, qui avait plutôt bien marché, mais qui, depuis l'arrivée de Led Zep, est totalement vieux jeu. Totalement énervé devant le succès de son ancien acolyte, Jeff Beck embarque ses musiciens du Group (bassiste Ron Wood - futur Rolling Stone - , chanteur Rod Stewart, pianiste Nicky Hopkins, batteur Tony Newman) pour enregistrer LE disque ultime qui fera ravaler son caquet à Jimmy Page. Ce disque de vengeance personnelle, ce sera Beck-Ola. Musicalement parlant, le rock n'aura pas pris une aussi grosse claque au cul depuis le premier Doors. En seulement 7 titres (dont deux reprises d'Elvis Presley, méconnaissables), Beck-Ola ravage les esgourdes des auditeurs, propose la musique la plus lourde possible. Riffs en métal trempé dans de l'acier en fusion, batterie atomique, chant incroyablement bluesy (The Hangman's Knee) et puissant de Rod Stewart (qui n'en était pas encore à chanter Do Ya Think I'm Sexy ? comme il le fera dans les années 80), basse incroyable (le solo final de Spanish Boots) de Ronnie Wood...Et au milieu, le piano limite fragile de Hopkins, pas le mec le plus violent du monde, et un des plus grands pianistes existant, faut-il le rappeler (Girl From Mill Valley, instrumental magnifique, seul moment de calme dans le bordel sonore du disque). L'album se termine par un instrumental remarquable de plus de 7 minutes, Rice Pudding, vraie explosion nucléaire à fusion lente, dont Hendrix lui-même s'inspirera légèrement par la suite (son In From The Storm joué lors du concert de l'île de Wight 1970 contient un riff de ce morceau beckien), ce qui signifie que le Voodoo Chile a du être fortement impressionné. J'ai parlé de deux reprises du King, sans les citer. All Shook Up est un des titres les plus longs (presque 5 minutes) et puissants du disque, tandis que Jailhouse Rock, bien que sans grosse surprise, dévaste assez bien le passage. Mais le milleur moment du disque est tout de même Rice Pudding. Peu de temps après la sortie du disque, le Jeff Beck Group devait participer au festival de Woodstock (sur les premières affiches, le groupe est même clairement crédité), mais un évênement impromptu a fait qu'hélas pour eux, ça n'a pas pu être le cas. Peu de temps après ce fiasco personnel (auquel s'ajoutent des tensions dans le groupe), le JBB splitta comme une bande de losers. Reste ce disque, certes court, certes un peu oublié de nos jours, certes pas aussi vendu que les deux premier albums de Led Zeppelin, mais totalement rock, totalement maîtrisé, et totalement jouissif. Indispensable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le mur du son de jeff,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
Je trouve que la remaserisation est tres importante sur ce disque car la production d'epoque avait un peu vieillie,ici cela donne une fraicheur non negligable a l'album,de plus les bonus valent le detour avec le cover de "sweet little angel" de bb king genial qui demontre que jeff avait tout compris sur le blues et "throw down a line" belle chanson pop de hank marvin.un disque a redecouvrir meme si il est moins cite que d'autres productions de l'epoque.pascal49
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Beck hausse le son.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beck-Ola (CD)
Beck avait cette volonté d'être constamment au sommet, d'inventer, d'être différent à une époque où le hard fourbissait ses premières armes (Led Zep, pour n'en citer qu'un, semble alors inarrêtable). Beck ne digérait pas que Jimmy Page, son alter ego au sein des Yardbirds ait pu lui faire un gosse dans le dos en menant Led Zeppelin sur le devant de la scène avec des titres... de Beck. Avec ce deuxième album du JBG, après un réussi Truth, encore ancré dans le blues, de 1968, Jeff Beck, accompagné de Rod Stewart au chant, Ron Wood à la basse, Tony Newman à la batterie et de Nick Hopkins aux claviers, va balancer à la face du monde qu'il n'est pas le dernier à produire du lourd, du bon heavy. Il va remettre les pendules à l'heure dans un contexte musicale de forte concurrence et clouer le bec à l'ennemi héréditaire. Il va faire encore plus fort, hausser le son. Elles étaient comme ça, vos idoles, que croyez-vous ? Dans la foulée de ce Beck-Ola, JFG aurait du se produire à Woodstock, mais, une fois encore, le projet tombe à l'eau pour des problèmes d'égo démesuré et de scissions au sein du groupe. Jeff Beck, le chat noir, aura cette faculté de passer à côté de belles opportunités pour sa carrière. Page, Clapton, non. All Shook Up, Jailhouse Rock, Hangman's Knee en sont les illustrations qui fixent les premiers pas du hard rock. Dans les faits, Beck-Ola est un album musclé et bien équilibré, donnant parfois le sentiment d'être un peu bordélique. Les 7 titres d'une lourdeur incroyable vous en donnent pour votre argent en termes de décibels. La voix de Rod Stewart n'en finit plus de s'érailler, les riffs de Beck se font acérés et tueurs, la batterie de Newman martèle comme jamais, la basse de Ron Wood (qui était un super bassiste, meilleur qu'il n'est guitariste) se promène subtilement dans cette déferlante sonore, tandis que le grand Hopkins impose son piano, un peu léger dans ce contexte, le temps d'un répit (Girl From Mill Valley). Cet album s'achève comme il commence, dans une explosion musicale malsaine et destructrice par un instrumental de plus de 7 minutes (Rice Pudding). Dans son empressement à régler les comptes avec Page, il en arrive même à massacrer (sans altérer) les deux versions empruntées au King (All Shook Up et Jailhouse Rock). Irrespectueux sur le coup, aveuglé par la rivalité, sa haine a finalement servi les destinées du rock. C'est littéralement décoiffant. C'est fait tête baissée, en serrant les dents pour ne pas montrer qu'on pleure, avec une grosse boule qui fait mal, là, à l'intérieur...Belle revanche, Mr Beck ! Belle revanche.
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