Commentaire: Les héros de cette pièce sont de forts caractères, joyeux lurons débauchés et invivables. Mais lorsque le Roi ordonne, même s'il est particulièrement rustre, Becket obéit et suit les caprices de son Roi. Le drame de devoir s'opposer à lui, prendre la parti de l'Eglise par obéissance va achever de rendre leur amitié insupportable...
Ce texte brutal et provocateur, puissant, évocateur et intemporel malgré son enracinement dans l'histoire, est très représentatif des thèmes qu'affectionne l'auteur. Pour les adolescents à qui il s'adresse ici, il est à travailler à plusieurs ou autour d'un adulte pour bien en saisir tous les aspects.
Âge: Dès 14 / 15 ans
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
.
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'ORGUEIL DE LA SAINTETE,
Par Pantalacci "Frantz" (Marseille,France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Becket ou L'Honneur de Dieu (Poche)
Magnifique chef d'oeuvre que ce livre retraçant les amitiés viriles d'un roi d'Angleterre, et non des moindres,puisqu'il s'agit d'Henri II et de son ami et confident, THomas Becket, dans cette Angleterre du XIIème siècle. Cette relation entre ces deux hommes,amateurs de plaisirs terrestres, nous offre au moins une leçon; celle de ne pas trop se prendre ou prétendre pour Dieu, alors que nous ne sommes que ses serviteurs. Eglise drapée dans une dignité qui cache bien ses secrets. La confrontation entre les deux hommes, un roi faible mais humain,un Becket impénétrable, et sans doute le moment d'apothéose de cette pièce en quatre actes. De multiples thématiques,se dégagent de Becket. L' historique s'éfface devant le psychologique très nancé, vrai gage d'intemporalité de l'oeuvre. A découvrir ou re-découvrir pour les inconditionnels d' Anouilh. S.PANTALACCI Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Souffrons avec ces souffrances qui en engendrent d'autres !,
Par Jeff le frisé "Se ressourcer sous sa source" (Sion, Suisse) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Becket ou L'Honneur de Dieu (Poche)
C'est suite à l'extraordinaire « Les piliers de la Terre » de Ken Folett, où l'auteur fait coïncider le dénouement de son histoire avec la fin tragique de l'archevêque Becket, que j'ai eu envie de prolonger cette sensation d'être en communion avec un événement historique.Ai-je communié de plus en lisant « Becket » de Jean Anouilh? - Oui, si je me réfère aux passages où Becket témoigne de son attachement à Dieu tout en étant conscient que ce sens de l'honneur lui vaut un rejet mortel de la part de son ancien protecteur, le roi Henri II. - Mais le plus souvent, non. Non, par le caractère insolent, égocentrique, immature et rancunier du roi. Henri II est dépeint de manière si abjecte dans cette pièce que sa passion pour Becket en devient fatalement maladive, et lui enlève toute grandeur. Non, car le monarque traite sa famille et ses proches comme des moins que rien, sans savoir qu'en les abaissant ainsi, c'est lui-même qu'il disqualifie. Non, lorsqu'il déclare au comble de l'absurde: « Je suis obligé de me battre contre lui (=Becket) et de le briser mais du moins m'a-t-il donné, à pleines mains, tout ce qu'il y a d'un peu bon en moi ». Si on sentait son pouvoir en jeu, cela aurait à la rigueur du sens. Mais depuis l'élection, par le roi lui-même, de Becket en tant qu'archevêque, il n'est question que de la dimension passionnée de leur relation : « je t'aimais et toi tu ne m'aimais pas ; voilà toute la différence ». Il est vrai que Becket avait clairement demandé au roi de ne pas l'élire: « C'est une folie, mon Seigneur. Ne faites pas cela. Je ne saurai servir Dieu et vous », pressentant la tournure tragique que prendra leur amitié. Contrairement à Ken Folett qui avait su planter les raisons politiques du conflit entre ces deux dignitaires, et redonner à ce lâche assassinat sa dimension sacrificielle, Anouilh réduit la mise à mort de Becket par Henri II à un caprice d'enfant gâté pour qui la fin d'une amitié exclusive, et donc forcément malsaine, signifie automatiquement un rejet : « c'est quand elle est morte (= l'amitié) qu'elle mord », dit le roi. « Entre cet homme et moi il n'y a plus rien que cette bête qui me laboure le ventre. Je n'en puis plus. Il faut que je la lâche sur lui. » Quel manque de contrôle de la part d'un personnage occupant de si hautes fonctions ! Cette approche d'Anouilh où l'absurdité et la bassesse s'étalent si lamentablement serait vraiment démoralisante si le roi ne concluait, avec une compassion nouvelle, que sa volonté est « de défendre désormais l'honneur de Dieu et la mémoire de notre ami ». Tout ce qui est Sacré engendre sacrifice : Becket ne le savait que trop, à l'instar de son Seigneur Jésus Christ. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|
|
|