Abigail Williams nous avait été annoncé dès leur premier album comme un genre de révélation black progressif mélodique. Sans doute la prégnance Dimmu Borgir trop avouée avait un peu refroidie, mais le niveau était déjà bien là. Des intervenants différents sur chaque titre, un line-up tout aussi progressif que la musique elle-même.
Quelques années plus tard, et voici venir Becoming, et là, on sent que la sauce a bien pris, que le combo se sent appelé vers quelque chose de plus profond. Les ambiances aux sons bruts de cordes classiques, les titres longs et dont la progression est effrayante d'inventivité, de pesanteur, nous renvoient davantage aux sources du black (à la Dissection) mais avec cette touche propre au XXIe siècle et qui s'influence de choses plus avant-gardistes comme Blut aus Nord.
C'est froid, c'est évolutif, c'est beau même parfois, ça prend aux tripes... Génial!