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Beethoven: Diabelli Variations
 
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Beethoven: Diabelli Variations

15 mai 2012 | Format : MP3

EUR 11,29 (TVA incluse le cas échéant)
Également disponible en format CD

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Format: CD
Rappelons l'histoire : en 1819, le compositeur et éditeur Anton Diabelli adressa à un certain nombre de compositeurs et musiciens autrichiens un thème de valse qu'il avait composé en leur proposant de lui renvoyer chacun une variation pour piano sur ce thème. Une cinquantaine des destinataires répondirent, parmi lesquels : Schubert, Liszt (qui n'avait alors que 11 ans), Franz Xavier Wolfgang Mozart (le fils du grand Mozart), Carl Czerny, Conradin Kreutzer, etc. Ces cinquante variations (on en trouve la liste dans le livret de l'album) furent réunies en 1824 dans un recueil, le Vaterländischer Künstlerverein, qui comprenait également les variations composées par Beethoven, soit 83 variations au total.

Celui-ci avait en effet été évidemment destinataire de l'offre, mais avait répondu en composant non pas une variation, mais 33. Cet opus 120 est considéré comme le dernier grand chef d'œuvre pianistique de Beethoven qu'il écrivit entre 1819 et 1823. Il semble qu'il ait considéré le thème proposé par Diabelli comme assez pauvre, mais il ne s'en prit pas moins au jeu afin de montrer toutes les possibilités que l'on pouvait en tirer, l'ensemble de manière souvent ironique et parodique (écouter la variation 22 qui semble parodier Mozart).
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Format: CD Achat vérifié
Il est clair, en regardant l'édition originale des Variations Diabelli, que Beethoven avait pensé à utiliser toutes les possibilités des pianoforte de l'époque. On attendait de les entendre sur un tel instrument. Les voici, sur une superbe copie de Graf, et dans une interprétation merveilleuse, magnifiquement construite, pleine d'invention et d'émotion, par le meilleur pianofortiste de notre époque. En prime, quelques variations d'autres compositeurs sur la valse de Diabelli, où l'on retiendra particulièrement celle d'un inconnu, Kerzowsky, celle du tout jeune Liszt et surtout celle, si poétique, de Schubert. Prise de son magnifique, c'est une révélation, précipitez vous !
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Format: CD Achat vérifié
Voici un disque qui a pour principal avantage de nous faire découvrir une oeuvre très connue, sous un angle particulier. Tout l'intérêt de l'enregistrement réside en fait dans l'instrument utilisé: une copie réalisée d'après un Conrad Graf du début du dix-neuvième siècle. On sait que Conrad Graf fut un facteur d'instruments contemporain de Beethoven et Schubert. A ce titre, il poursuivit la fabrication des pianoforte comportant la mécanique à échappement simple dite "viennoise", telle qu'elle existait sur les instruments de Streicher et d'Anton Walter avant lui. La copie réalisée ici révèle un pianoforte possédant des basses et un médium riches en harmoniques. Ce qui se perçoit jusque dans le point d'orgue final. Mais le son, qui n'est absolument pas brillant, n'a pas grand-chose à voir avec celui d'un Steinway. Et c'est justement ce qui a incité l'interprète à proposer une vision de l'oeuvre axée sur la couleur du son.

Il se sert également des pédales supplémentaires à sa disposition pour créer des effets pittoresques. Tandis que dans le jeu sans pédale, la tenue des notes est beaucoup moins longue que sur un piano d'aujourd'hui. D'où un travail basé sur la couleur du son, à l'instar de la registration qui existait jadis, durant les siècles précédents, sur le clavecin et l'orgue. C'est pour cela que l'articulation du phrasé n'est pas aussi détaillée que dans les enregistrements de Brendel ou de Richter, pour ne citer qu'eux.
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Par jacqueslefataliste COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 500 COMMENTATEURS le 2 juillet 2012
Format: CD
Ce disque est intéressant sur le plan musicologique et historique, mais, du seul point de vue musical, il n'égale pas selon moi les meilleures versions de ce chef-d'oeuvre tardif de Beethoven.

Je m'explique: il existe un certain nombre de versions des Variations Diabelli, mais presque aucune sur pianoforte. Cet enregistrement constitue donc une exception bienvenue, qui nous permet d'entendre cette oeuvre sur un instrument assez différent du piano, tant par sa sonorité que par la possibilité d'utiliser différentes pédales, comme la pédale de basson (cf. notamment les variations n° XXII et XXIII). Il est, d'autre part, exceptionnel d'entendre l'une ou l'autre des 50 variations sur la valse de Diabelli écrites par d'autres compositeurs que Beethoven. On est donc reconnaissant à Andreas Staier de nous donner ici 10 de ces 50 variations et en particulier celles de Czerny, Liszt et Schubert.

Néanmoins, à tort ou à raison, je trouve personnellement l'interprétation de Staier un peu terne. Où sont, ici, l'humour ravageur et la folie admirablement mis en valeur par Alfred Brendel dans chacun de ses quatre enregistrements (cf. 1964, 1976, 1988 et 2001)?
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