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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Superbe version, essentiellement grâce à Kaufmann et Abbado,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Fidelio (CD)
On ne pourra que se réjouir d'enfin pouvoir écouter un enregistrement moderne de Fidelio digne de figurer au coté de ses glorieux aînés.Je n'hésiterai pas cependant à ajouter quelques bémols aux commentaires élogieux de mes camarades sur cette page. Abbado mérite toute les éloges. Outre le son, somptueux de l'orchestre, on apprécie un enthousiasme, une "juvénilité", un sens du théâtre qui font vivre cette partition d'une façon à la fois merveilleuse et enthousiasmante. Kaufmann est tout simplement impérial. J'ai aussi eu la change de le voir dans le rôle au Palais Garnier et on retrouve dans l'enregistrement cette alchimie si spéciale de force et de noblesse, alliée avec un sentiment d'épuisement et de lassitude infinie, comme si la prison et les épreuves avaient définitivement brisé quelque chose en Florestian. Une vision radicalement différente (et sans doute plus cohérente) que celle d'un Vickers, dans la version considérée comme "de référence" (Beethoven : Fidelio), qui semble en parfaite santé, physique et psychologique. Le Bémol viendra de autres rôle, en particulier celui de Léonore, malheureusement. Nina Stimme posséde un beau timbre et des aiguës vaillant. Pour autant, elle ne fait que proposer une bonne interprétation, ne paraissant pas aussi inspirée que ses partenaires et surtout largement en deçà d'un grand nombre de ses prédécesseurs (Christa Ludwig bien sur, mais aussi Martha Modl pour ceux qui peuvent supporter le son mono, ou Gwyneth Jones avec Karl Bohm).Les seconds rôles sont de bonnes tenues, à l'exception de Falk Struckmann qui campe un Pisaro manquant cruellement de noirceur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Réussite exceptionnelle,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Fidelio (CD)
Unique opéra de Beethoven, Fidelio est aussi une oeuvre unique en son genre, dont le propos est en réalité l'affirmation de la foi du compositeur dans la grandeur de l'être humain, un hymne aux idéaux de liberté, de fraternité, de justice, où le terrible ( la situation arbitraire dans laquelle se trouve plongé le héros), s'oppose au grandiose ( le triomphe final des idéaux). L'action demande peu de développements, et quelques scènes concises suffisent à mettre en place les personnages qui deviennent de véritables archétypes du bien, du courage, de la générosité, ou du mal et de l'arbitraire.Cet opéra est aussi et peut-être avant tout celui d'un chef, l'ampleur, la respiration quasi symphoniques étant une autre de ses caractéristiques. Il est difficile de trouver réunis pour mettre en valeur cette oeuvre, à la fois un Florestan , une Léonore et un chef d'orchestre qui atteignent ensemble un niveau exceptionnel. C'est chose faite avec ce nouvel enregistrement. La direction d'Abbado ébloui autant par son lyrisme que par son énergie. L'expression de l'orchestre n'est cependant jamais monumentale, imposante, mais toujours chargée d'émotion, soutenant le propos de l'action en faisant littéralement corps avec celle-ci, la soutenant, l'éclairant. Tous les instruments de l'orchestre y participent : les cordes au son d'une douceur, d'une rondeur, d'un velouté prodigieux (l'introduction au choeur des prisonniers, le début de l'acte 2, montent comme un murmure), les vents (bois, cuivres) d'une beauté et d'une chaleur exceptionnelles. Tout cela respire et vit, au rythme d'un lyrisme intense ( qui évoque souvent au 1er acte notamment celui de la Flûte Enchantée ou du Freischüzt, postérieur à Fidelio) comme à celui d'une énergie profonde et grisante. Quant aux voix, elles demandent une ampleur inédite, que l'on retrouvera un peu plus tard chez Wagner, notamment pour les rôles de Florestan et de Léonore. Nina Stemme (une Isolde, une Brünnhilde ) est idéale, apportant la couleur ambrée de son timbre de soprano dramatique, possédant l'éclat , la vaillance dans les aigus, l'engagement que requiert le rôle de Léonore. La voix émerveille par sa parfaite homogénéité sur toute l'étendue du registre. Son "Abscheulicher!", soutenu par un sublime accompagnement des cors, est magnifique. Sur Jonas Kaufmann, que dire qui ne l'ait déjà été ? On a l'impression de devoir répéter . La force de ses interprétations, la couleur sombre du timbre dont il semble se servir pour éclairer davantage de l'intérieur les personnages qu'il incarne, tout ceci allié à une technique parfaite qui semble le faire se promener dans les rôles les plus difficiles, toujours abordés avec intelligence, justesse, profondeur. Il surpasse tout ce qu''on a pu entendre jusqu'à présent dans ce rôle , même Vickers, qui demeure inoubliable, mais au timbre plus ingrat. La façon dont la voix s'élève et enfle progressivement sur le" Gott!" qui ouvre le 2e acte est impressionnante de maitrise, de tenue jusqu'à la note finale. Chacune de ses interprétations semble atteindre un idéal absolu. Leurs partenaires ne déméritent pas : Falk Struckmann (Don Pizzaro) sait rendre par son intelligence du texte le côté démoniaque et brutal du personnage, tandis que Christoph Fischesser compose un Rocco humain, tiraillé entre son obligation d'obéissance aux ordres et le sentiment de compassion par lequel il se sent gagné. La Marzelline de Rachel Harnisch est parfaite, voix claire, aux aigus bien maitrisés, tandis que Christoph Strehl est un Jaquino sans reproches et Peter Mattei un Don Fernando de luxe. On ne peut terminer sans évoquer également le Choeur Arnold Schönberg, dont la douceur n'a d'égale que la puissance , pleine d'une charge émotionnelle d'une grande intensité dans le choeur des Prisonniers ou dans les scènes finales. Une réussite totale! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
SUBLIME FIDELIO,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Fidelio (CD)
La réussite exceptionnelle de ce nouvel enregistrement de FIDELIO tient en premier lieu à la rencontre de 2 artistes prodigieux : le sublime ténor JONAS KAUFMANN ,d'abord , dont l'interprétation du role de FLORESTAN est d'ores et déjà entrée dans la légende : Bien sur ,son désormais célèbre "GOTT", au début du 2ème acte ,a suscité , à juste titre ,les commentaires les plus admiratifs . Mais c'est CHAQUE NOTE produite par cet immense artiste , qui est prodigieuse ,par la variété extraordinaire de couleurs, et de nuances infinies...On est confondu devant tant d'intelligence musicale , et de sensibilité .Et CLAUDIO ABBADO , dont la direction musicale est proprement sublime :tout à la fois ancrée dans la grande tradition Beethovénienne , et incroyablement moderne ,d'une vitalité et d'une luminosité impressionnantes ; tour à tour grandiose ,ou merveilleusement intimiste : je pense , par exemple, au quatuor du 1ER acte , ou encore au bouleversant choeur des prisonniers : C ABBADO y fait sonner l'orchestre comme un quatuor à cordes .L'osmose parfaite entre ces 2 artistes d'exception , ne pouvait qu'aboutir à ce résultat fabuleux. Les autres protagonistes sont tous de grande qualité ; Si NINA STEMME demeure un peu en deça de ses illustres devancières ,pour le role de LEONORE( je pense A GUNDULA JANOVITZ , entre autres ..... ) son interprétation est de belle tenue . L'orchestre du FESTIVAL DE LUCERNE , ainsi que l'admirable choeur ARNOLD SCHONBERG , ne pouvaient que contribuer à faire de cet enregistrement un miraculeux moment d'émotion musicale, probablement un sommet de la discographie pourtant très riche , du chef d'oeuvre du Maitre de Bonn ...... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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