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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une interprétation peu connue!,
Par Ploix Jean-louis "melimelomane" (Valréas France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les 9 Symphonies (CD)
Possédant la magnifique interprétation des concerti de Beethoven par Arrau et Davis dirigeant la Staatskapelle de Dresde j'ai été ébloui par la beauté et la profondeur de l'orchestre qui se révèle un partenaire privilégié du son très particulier du grand pianiste.Du coup je décide de me procurer les IX symphonies de Beethoven par les mêmes interprètes. Une petite parenthèse pour dire le désert éditorial auquel le discophile se heurte pour se procurer cette interprétation. En effet il ne restait plus qu'un exemplaire neuf et il reste encore une occasion, les deux à des prix assez élevés.Ce qui n'est heureusement plus le cas maintenant! Passons à l'interprétation. La première impression qui nous frappe, c'est la beauté absolument extraordinaire de l'orchestre. Avec des cordes fines comme de la soie ou d'une profondeur quasi chtonienne. La petite harmonie d'une beauté incroyable : le hautbois solo qui chante, qui chante...Quel frisson ! L'ensemble des cuivres peut être un peu moins présent, par exemple dans la montée des cors du final de l'Héroïque. Les percussions se couvrant de gloire. Un ensemble à la fois très fin et très puissant, voir majestueux. A l'écoute d'une phalange aussi impressionnante je suis moins étonné que Karajan ait fait quelques infidélités à Berlin ou Vienne pour venir diriger cet orchestre nous livrant d'ailleurs, lors d'une de ces incursions, l'une des plus belles interprétations de la 4ème de Schumann. Malheureusement peu connue. Mais revenons à Beethoven, Davis et Dresde. Dans les deux premières symphonies Davis impose un Beethoven déjà mature . La 3ème est une des meilleures de la discographie à placer au coté de Furtwängler, Fricsay, Karajan, Dohnanyi. Un 4ème ludique et d'une grande beauté. Quel orchestre ! La 5ème majestueuse mais, à mon sens loin derrière Fricsay servi par un Berlin somptueux. Un 6ème belle mais d'une alacrité bien moindre que la magique interprétation de Carlos Kleiber. Une 7ème d'un grand dynamisme. La 8ème enlevée d'un seul souffle. La 9ème pierre angulaire du corpus beethovénien : le 1er mouvement sortant des limbes nous conduit vers un climax central titanesque, évoquant ceux que développait le grand Furt. Le 2ème mouvement dynamique à souhait. Le 3ème pris assez vite nous offre une lecture réellement anagogique. L'Hymne à la joie pris dans un tempo légèrement pesant apporte son lot de grandeur .Une 9ème intéressante mais qui n'atteint pas les cimes de Furtwängler en 1942 avec Berlin ou 1954 Lucerne Philarmonia, pour ne citer que lui, mais quelle référence ! Une très belle intégrale servie par un orchestre et une prise de son exceptionnels et une vision du chef, Colin Davis, souvent passionnante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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