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5.0 étoiles sur 5
Une interpretation fantastique des sonates de Beethoven, 8 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Sonates pour piano - Variations Eroïca (CD)
Les sonates de Beethoven interprétées par Gilels ont quelque chose de particulier, elle sont le prolongement du physique de l'interprète, à savoir son faciès léonin ! En effet, ces sonates sont pour moi les plus majestueuses, le geste est ample et féroce, à l'instar des rois les plus puissants. Cet ensemble de sonates fait partie des meilleurs interprétations, je les range à coté de celles d'un Gelber ou d'un Arrau. Il faut entendre la Walstein, comment Gilels nous entraine dans une tempête, un maelström dont on ne ressort pas indemne ! Il est regrettable que Gilels n'ai pu finir cette intégrale qui aurait été, sinon La, du moins l'une des 4 références en la matière. Le jeu du russe est d'une puissance inouïe et les dernière sonates résonnent durablement et bien au delà de l'écoute... A noter que les premières sonates souffrent peut être un peu de ce jeu par trop granitique. Un coffret indispensable à tout ceux qui considèrent comme moi les 32 sonates comme l'alpha et l'Oméga de la littérature pianistique. il semblerait qu'il existe une autre référence de ce programme
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5.0 étoiles sur 5
Quel dommage, 13 août 2010
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Que la maladie n'ait pas permis à Emil Gilels de finir cette intégrale. Tout est en effet ici totalement en accord avec (ce que nous supposons être) la volonté du grand compositeur. Quand Gilels et son grand ami et compatriote Svialoslav Richter ont commencé à enregistrer les sonates de Beethoven, beaucoup se sont insurgés devant tant d'audace et de vista. Leurs interprétations semblaient révolutionnaires par rapports à celles des Backhaus et autres Schnabel. Maintenant on s'apercoit que cette vision, plus rude, plus virile, plus abrupte aussi a fait école. Cependant comme pour Richter, Gilels est loin de paraitre austère, la poésie est toujours présente,(le mouvement lent de la "Hammerklavier" le lyrisme toujours sous jacent et surtout on sent (comme chez Kempff ou Serkin) un amour et un respect quasi mystique de l'oeuvre. Gageons que là haut Emil aura pu jouer la 32ème qui manque cruellement ici.
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5.0 étoiles sur 5
Monsieur Emil, la foudre, 16 septembre 2009
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Inutile de tourner autour du pot. Oubliez les pisse-vinaigre dûment assermentés et corrompus à l'insu de leur plein gré. Cette quasi intégrale - hé oui, comme Molière sur scène, Gilels est mort sur son piano, tout comme Bill Evans, autre absolu génie de la baleine noire - ridiculise le qualificatif même de "référence". Elle se pose comme un monument, une pyramide pianistique, devant quoi même les plus grands virtuoses doivent s'incliner, voire même ramper à quatre pattes. Ignorez ceux qui vous parlent de jeu "brut" ou "héroïque". Beethoven est infiniment plus complexe, et Gilels vous le sert habité, hanté, construit, claqué, chanté, modulé comme personne. Ce coffret devrait en réconcilier beaucoup avec Beethoven. Quant aux fidèles, il va les éclairer sur la force, le raffinement extrême, l'intelligence et la sensibilité d'un autre génie - monsieur Emil.
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