La troisième est belle, mais achetez ce disque pour la Neuvième, prioritaire à plus d'un titre, ne serait-ce que pas l'irruption de la voix la plus spectaculaire de toute la discographie (Karl Ridderbusch, immense).
Vocalement meilleure que sa pourtant superbe version tardive avec le même orchestre (même si Jess Thomas est décevant). Orchestralement bouleversant.
Le premier mouvement impressionne par sa hauteur de vue vraiment "... ma non troppo, un poco maestoso". L'adagio est lentissime mais toujours très habité faisant alterner des climats très différents. Le dernier mouvement est une course-poursuite très prenante : épique, conquérante, mystique !
A écouter d'urgence par tous ceux qui voient dans Karl Böhm un chef classique favorisant l'équilibre sur la furia.