Critique
Beethoven, voilà bien le compositeur source de fantasme pour tous les chefs d’orchestre. Avec ses 9 symphonies, Beethoven exprime tout ce que l’on peut faire avec un orchestre symphonique. 9 symphonies pour aborder tout ce que l’on peut aborder dans une carrière. L’enregistrement des symphonies de Beethoven est donc bien plus qu’un passage obligé mais bel et bien une consécration, un objet de comparaison avec les autres maîtres. En 2006, Gustavo Dudamel n’a que 25 ans. La fougue de la jeunesse, un zeste d’inconscience et un orchestre aux musiciens issus des quartiers pauvres de la capitale vénézuélienne.
Et pourtant, avec les symphonies n°5 & 7 de Beethoven, Gustvao Dudamel, fraîchement récompensé lors d’un concours de direction d’orchestre, fait éclater son talent. Gustavo ne souffre pas de la comparaison avec les grands maîtres. L’orchestre, jeune certes, apporte une vitalité dans le second mouvement de la symphonie n°5. Si Gustavo n’a pas la subtilité de Christian Thielemann dans la direction, il livre, pour un premier enregistrement, une interprétation fougueuse, presque enragée et résolument dynamique des symphonies de Beethoven. Dès ses 6 ans, Gustavo Dudamel mimait la direction de la 5ème symphonie, ce qui lui a donné envie d’être chef. Près de 20 ans plus tard, il semble diriger le Simón Bolívar Youth Orchestra comme s’il avait 20 ans de carrière.
Sur « Symphonie n°7 poco sostenuto – Vivace », l’orchestre et le chef savent faire preuve d’une grande maturité dans l’interprétation. Plus romantique, la symphonie n°7 confirme ce que la 5ème de Beethoven avait apporté. Une grande maturité dans l’exécution, la fougue et la sincérité en plus.
Le « Festive Ouverture Opus 96 » de Dimitri Chostakovitch est un bis bien mérité pour l’auditeur après ces deux classiques, léger, frétillant et plein de bonne humeur. Une conclusion parfaite pour ce premier enregistrement du chef vénézuélien, annonçant un génie en devenir.
Frédéric Neff - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Gustavo Dudamel a 24 ans. Il est vénézuélien et a du charisme pour quatre . Le prodige n'a pas l'air juste doué. Il a l'air de connaître le métier comme un vieux briscard - dix ans de carrière déjà !- et il a cette chose indéfinissable mais indéniable : la présence. Il a du panache, mais c'est sans m'as-tu vu . On a de toute évidence affaire à un chef qui n'est plus dans son enfance de l'art. Le Monde, Paris, Novembre 2 005 Il est vénézuélien, est âgé de vingt-quatre ans tout juste, et dans le milieu musical le bruit court que cet admirateur de Claudio Abbado et Simon Rattle est l'un des grands chefs de demain . Trapu, le geste généreux, la battue ferme et volontaire, Gustavo Dudamel ne compte pas sur sa seule énergie pour séduire : il a le sens du rythme, de la couleur, de l'architecture. Chaque pièce est savamment construite, sous une apparence de totale décontraction, le discours est souple et musclé. Les Echos, Paris, Novembre 2 005 Qu'ajouter de plus oeoeoe ! Il est rare qu'un jeune artiste fasse autant l'unanimité ! Son premier album chez Deutsche Grammophon est dédié à deux monuments de la musique : les Symphonies 5 et 7 de Beethoven. Gustavo Dudamel dirige un orchestre de jeunes musiciens, dont Abbado et Rattle ne cessent de louer les qualités. Rattle : Il est pour moi l'un des chefs les plus doués que je n'ai jamais rencontrés . Abbado : Dudamel et l'orchestre des jeunes qu'il dirige m'ont énormément impressionné . Ce jeune chef va changer l'histoire de la musique classique dans les années à venir !