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Belgique, un roi sans pays [Broché]

Martin Buxant , Steven Samyn
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Description de l'ouvrage

5 mai 2011
C'est un thriller, c'est parfois une comédie, c'est souvent un drame. Mais ce n'est pas une fiction. Au coeur de l'Europe, les Belges se déchirent, un royaume se disloque. Flamands et francophones s'éloignent chaque jour davantage.
Au milieu de cette lutte politique sans merci : un homme, le roi Albert II, et une institution, la monarchie belge. Tant bien que mal, le souverain des Belges tente de sauver les meubles, de maintenir ensemble les morceaux d'une façade qui se lézarde. Peut-il garantir la survie de son pays ? Et que se passera-t-il lorsque le prince héritier, le très controversé prince Philippe, succédera à son père ?
De cette enquête inédite au sein d'un pays atteint en plein coeur, les journalistes Martin Buxant, francophone, et Steven Samyn, flamand, livrent un récit étayé, objectif et très vivant sur l'état de la famille royale belge, son véritable pouvoir, ses limites, et surtout ses perspectives d'avenir.

Martin Buxant, 32 ans, est journaliste politique au quotidien francophone La Libre Belgique depuis 2007.
Steven Samyn, 38 ans, est chef de la section politique du quotidien flamand De Morgen.

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Descriptions du produit

Extrait

Yves Leterme (2007-2010)
«Le "16" vous appartient»

Quand Yves Leterme grimpe sur le podium du Claridge, une ancienne salle de cinéma rénovée dans la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Node, ce dimanche 10 juin 2007, il rayonne. La journée a été longue, harassante, mais l'adrénaline le tient en haleine, et la figure de proue du cartel CD&V/N-VA se fraie un chemin sous les applaudissements des militants. Ceux-ci l'acclament comme un véritable héros. Plusieurs responsables de sa formation politique lui ont emboîté le pas et se sont calés dans son sillage. Ils sont là, les bras levés en signe de victoire. Triomphant. 796 521 Flamands ont donné leur vote à Leterme ce dimanche. Un score historique. Il vient de remporter la bataille de Flandre, le duel, qui l'opposait au Premier ministre sortant Guy Verhofstadt. Car ce libéral flamand n'a pu que réunir 500 000 voix sur son nom. La victoire est totale, écrasante.
«Chers amis, entame Leterme alors que les acclamations de la salle redoublent, mes collègues et moi-même sommes submergés par un sentiment de gratitude.» Un frisson parcourt l'assistance, des dizaines de drapeaux ornés du lion flamand s'agitent frénétiquement en tout sens. «Après quatre années de travail acharné, la démocratie-chrétienne est enfin de retour. A présent, nous portons sur nos épaules une lourde responsabilité. Nous devons prouver que nous méritons la confiance de la population.» La première envolée lyrique n'est pas encore finie que Leterme embraye : «Il nous faut une réforme de l'État.»
Cette dernière salve n'a pas échappé aux nationalistes flamands de la N-VA qui forment un cartel, une alliance politique, avec les chrétiens-démocrates du CD&V depuis 2004. «Nous ferons en sorte que personne n'oublie que nous avons besoin d'une réforme de l'État, martèle un nationaliste flamand présent dans la salle ce dimanche-là. Nous avons encore besoin de plus de Flandre. Et c'est ce que les gens veulent aujourd'hui.» Le président de la N-VA, Bart De Wever, est heureux. «Je vais boire des bières, annonce-t-il. Beaucoup de bières. Car les gens nous comprennent enfin.»
Leterme, avec l'aide des nationalistes flamands de la N-VA, a réussi à extirper sa formation politique de la stagnation. C'est que les démocrates-chrétiens ont parcouru leur chemin de croix : cela fait huit ans que Verhofstadt et ses deux gouvernements laïcs consécutifs les ont relégués dans l'opposition. Et eux - après quarante années d'exercice ininterrompu du pouvoir - ont forcément mal vécu la chose. Ils ont soif de revanche. Sous la conduite d'Yves Leterme, le CD&V a remonté la pente. Méthodiquement, échelon après échelon. Les élections régionales de 2004, les communales de 2006, les législatives de 2007 : le cartel flamand a aligné les victoires électorales. Avec une feuille de route simplissime : des fortes revendications communautaires et l'exigence de plus d'autonomie pour la Flandre. Stratégie payante pour un come-back réussi : ce dimanche 10 juin 2007, le CD&V occupe à nouveau le centre de l'échiquier politique.

Revue de presse

En refermant le livre des journalistes Martin Buxant et Steven Samyn - l'un est francophone, l'autre néerlandophone - consacré à la royauté belge, on comprend mieux pourquoi la France a coupé la tête de son roi. Car cette enquête minutieuse et très bien informée dresse un portrait glaçant de la monarchie des Saxe-Cobourg. Sans que cela soit forcément l'intention des auteurs, ce livre est un brûlot républicain dans un pays où l'on ne plaisante pas avec la monarchie. (Libération du 30 juin 2011 )

Détails sur le produit

  • Broché: 201 pages
  • Editeur : Plon (5 mai 2011)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 225921309X
  • ISBN-13: 978-2259213097
  • Dimensions du produit: 19,4 x 13,4 x 2,4 cm
  • Moyenne des commentaires client : 2.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 A déconseiller 23 mai 2011
Format:Broché|Achat authentifié par Amazon
A mes amis Français ; Vous allez vous faire une idée fausse de mon pays. La situation politique n'y est certes pas facile, mais de la à en faire une telle analyse... Que le roi n'aime pas le républicain Bart De Wever, c'est normal (moi non plus, je ne l'aime pas}, mais de là à croire qu'il ait été choqué par l'attitude grossièrement provocatrice du nationaliste flamingant, non, le roi est plus intellligent que cela ! Et Albert II ne va pas mettre le pays en péril pour une entorse au protocole.
Aux Belges, qui s'amuseront des erreurs commises par les auteurs. Van den Boeynants n'était pas Flamand, mais Bruxellois francophone ! L'oubli dans les annexes de citer le prine Charles, régent du pays quandd Léopold III en était empêché par l'occuppant ! Les portraits peu flatteurs des princes Philippe et Laurent sont sommaires et décevants.
Ces Messieurs citent Hemingway en exergue de leur livre, je me permettrai de paraphraser Georges Arnaud (le salaire de la peur} : La Belgique n'existe pas, je le sais : j'y habite.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un peu trop linéaire et apportant peu 28 janvier 2012
Format:Broché
Ce livre, écrit (et là c''est un joli pari) par un francophone et un flamand ensemble, n''apporte finalement pas grand-chose. Il s''agit, pour une grande partie d''un récit des visites et de la vie au Palais, spécifiant les personnes d''influence, les types de visite et reprenant de temps à autres en détails quelques unes de ces visites, etc'. C''est gentillet, mais sans beaucoup plus. De plus, à la fin, le message et l''objectif que les auteurs veulent faire passer est gros comme une maison : faites de la monarchie belge une monarchie protocolaire. Point. C''est leur avis, et ils peuvent le défendre, mais le bouquin n''explique en rien ce que ça apporterait ni les problèmes que ça risque d''amener également. Il est dommage qu''ils n''aient pas analysé l''antithèse de leur thèse : peut-on imaginer un président en Belgique ? Qui prendrait les décisions politiques que le Roi prend aujourd'hui ? un flamand ou un wallon ? ou un Bruxellois ? un socialiste ou un chrétien ou un libéral ? Les sentiments sont tellement à fleur de peau aujourd'hui que ces aspects, qui sont passés sous silence dans le livre, semblent bien plus importants que de savoir qui va remplacer Van Ypersele de Strihou'
Enfin, il y a des traitements statistiques étonnants à la fin du bouquin : « 52 % des wallons estiment que le roi doit continuer à jouer un rôle actif, tandis que 37% des flamands veulent réduire ses pouvoirs ( 11% des wallons) »' que pensent alors les 37% des wallons restants ?? Comparent-ils deux questions différentes de l'enquête ? (et donc donnent une vue biaisée des résultats). Et la suite est dans le même acabit. Il aurait sans doute mieux valu qu''ils donnent les résultats en tableaux, pour les commenter après s''ils le voulaient.
Un livre très linéaire donc, mais qui apporte peu au débat.
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1.0 étoiles sur 5 Très peu intéressant 31 août 2012
Par Tatoun570
Format:Broché|Achat authentifié par Amazon
Ce livre est à déconseiller. Il résume la crise politique belge, crise par essence passagère. Bien sur, les différends existent entre francophones et flamands mais ce livre n'en parle pas, il énumère les étapes de la crise. Depuis que la Belgique a (enfin) un gouvernement, ce livre est du passé, on l'oublie volontiers
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