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4.0 étoiles sur 5
Un bon remake de Ninotchka., 3 juin 2007
Alors que trois de ses émissaires échouent lamentablement à récupérer une vedette nationale happée par un porducteur américain, l'URSS envoie un agent très spécial régler l'affaire à Paris...
En 1958, Cole Porter écrit sa dernière comédie musicale avec ce remake de Ninotchka. Le film de Lubitsch sorti en 1938 avait été un véritable succès. Dans son rôle titre on trouvait "la divine" Greta Garbo qui, pour la première fois, "riait" selon ce qu'annonçait la bande annonce.
Fred Astaire et Cyd Charisse tiennent les rôles principaux de ce film réalisé par Rouben Mamoulian. Même s'il est vrai que Cyd Charisse n'est pas Greta Garbo et Mamoulian pas Lubitsch, on peut noter d'autres qualités à cette oeuvre. L'esthétique de cette comédie musicale est des plus réussies, même si Mamoulian pestait contre le cinemascope ; l'humour est à l'honneur ; et les numéros musicaux sont d'une grande qualité. On retrouvera entre autre un rock dansé avec ironie par le vieillissant Fred Astaire. Mais il faut aussi noter Peter Lorre dans un rôle à contre-emploi des plus jouissifs.
Une réussite.
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5.0 étoiles sur 5
Le produit d'une culture moribonde !, 25 septembre 2011
Remake d'un film d'Ernst Lubitsch de 39 avec Greta Garbo et Melvyn Douglas écrit par le duo Billy Wilder & Charles Brackett d'après une pièce de l'époque, 'La belle de Moscou' (58) en est le remake flamboyant (en Metrocolor et Cinémascope magnifiquement restauré -image et son-), musique de Cole Porter dirigée par l'allemand André Prévin (Andreas Ludwig Priwin de son vrai nom, oscarisé pour son travail sur la musique de films comme 'Gigi', 'Porgy and Bess' ou 'My fair Lady'), costumes (splendides comme toujours) de Helen Rose, chorégraphie des numéros de Fred Astaire de Hermes Pan (pour Panagiotopoulos, l'un des plus célèbres chorégraphes de l'époque). Ce fut la dernière comédie musicale de Fred Astaire et son dernier film en tant que vedette (il avait alors 59 ans) et l'une des toutes dernières grandes comédies musicales de la MGM.
Paris à l'époque (mais le film a été tourné entièrement en studio à Hollywood bien sûr) : Fred Astaire, un producteur américain de films provisoirement installé dans la Ville-Lumière où il va produire un nouveau long-métrage, profite du passage à Paris du célèbre compositeur et pianiste-concertiste russe Boroff pour lui demander de signer la musique de sa nouvelle production. Comme celui-ci ne rentre pas en Russie du coup, le commissaire aux Arts moscovite lui envoie trois agents (dont l'inénarrable Peter 'M. le maudit' Lorre et le comique Jules Munshin vu dans 'Parade de printemps', 'Match d'amour' et 'Un jour à New-York') chargés de le ramener. Mais comme ceux-ci, convertis aux valeurs du capitalisme par l'abominable Fred Astaire, ne se manifestent plus non plus, il leur envoie son agent de choc, l'inflexible Ninotchka (la superbe Cyd 'the legs' Charisse : 'Chantons sous la pluie', 'Tous en scène', 'Brigadoon', 'Beau-fixe sur New-York' et 'Traquenard')...
Le scénario est évidemment sans surprise (d'autant que l'histoire était déjà connue), mais, comme toujours, la magie hollywoodienne joue à plein : quand tant de grands talents sont réunis, il est difficile que de produire une ½uvre anodine : 'La belle de Moscou', réalisé par l'arménien Rouben Mamoulian (c'est l'homme qui dirigea Greta Garbo dans 'La Reine Christine' et Tyrone Power dans 'Le signe de Zorro'), qui a parfaitement joué le jeu (bien qu'il n'était pas spécialisé dans ce genre) et signé l'une des perles de la comédie musicale américaine de la grande époque, reste l'un des plus beaux témoignages d'une période bénie où une certaine insouciance permettait de se laisser aller à suivre de tels marivaudages sucrés en y prenant un réel et total plaisir. Si le c½ur vous en dit...
Bonus : une présentation de 11mn du film par Cyd Charisse + un court-métrage (de la Vitaphone, une filiale de la Warner) musical de 20mn 'Paree, Paree' de Roy Mack (spécialisé dans ce genre dans les années 30) de 1934 en noir et blanc avec le jeune et filiforme Bob Hope (ce fut sa 2° apparition à l'écran), musique déjà de Cole Porter, dont l'action se déroule également à Paris et dans lequel les numéros dansés et chantés s'enchaînent à un rythme infernal + une sorte de vidéo-clip de luxe (en Technicolor et Cinémascope) de 10 mn de l'orchestre symphonique de la MGM dirigé par le célèbre chef d'orchestre d'alors Alfred Wallenstein...
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5.0 étoiles sur 5
magnifique Cyd Charisse, 19 août 2011
Que ce soit le titre français "La Belle de Moscou" ou le titre anglais "Silk stockings" (bas de soie), les deux mettent en évidence le rôle central de Cyd Charisse dans ce film. La scène où elle essaie bas et autres dessous dans sa chambre en dansant est exceptionnelle de grace. Qu'elle soit habillée d'autères tenues (soviétiques) ou parée de robes élégantes, son maintien, ses déplacements font merveille. Le film est très amusant, coloré, de bons numéros dansés et quelques bonnes chansons (la moitié doublées avec peine en français, heureusement il y a la VO).
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