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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un charmant petit roman,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belle maison (Broché)
Cons-sur-Lombe est un petit village sans histoire où tout le monde se connaît, aime la bonne chère et vit dans la convivialité et la solidarité. M. Balbe, le dynamique maire de la commune est toujours plein d'idées pour améliorer la vie de ses administrés. Il a mis au point un projet généreux : offrir un logement décent à un jeune couple, Constance et Mortimer, surnommés les « Capouilles » car ils ne disposent que d'un taudis, sont vêtus de haillons et vont jusqu'à négliger leur aspect et même oublier de se laver. Mais ils rendent service à tout le monde et chacun veut contribuer à améliorer leur sort. Leur installation dans la belle maison doit être marquée par une fête grandiose. Mais peut-on faire le bonheur des gens contre leur gré ?
Un charmant petit roman (157 pages) qui se lit d'une traite et se déguste comme une sucrerie. Ce village de conte de fée, ces gens aimables mais si humains : le maire grandiloquent, ambitieux et généreux, sa femme souffreteuse et hypocondriaque, les grenouilles de bénitier, le curé intransigeant et borné, l'épicier roublard, tout est raconté avec humour, malice, détachement et avec un léger côté caricatural. Le jeune couple est un peu plus improbable mais le lecteur peut aisément se l'imaginer comme des amoureux de Peynet déchus. Ils cachent un secret assez poétique et se comportent plutôt bizarrement. Cette fable ou ce conte philosophique joliment raconté fait penser à certains textes de Marcel Aymé ou de Jules Romains. Rafraîchissant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Bienvenue à Cons-sur-Lombe !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belle maison (Broché)
Ah, Cons-sur-Lombe, riante petite ville dotée d'un maire soucieux du bien-être de ses administrés et mené par le bout du nez par une épouse qui pâlit et saigne à volonté et dont la seule rivale (littéraire) est la Dame aux Camélias. Cons-sur-Lombe qui possède "ses" pauvres, les Capouilles, couple crasseux (pour mieux protéger ses secrets )et dont la population toute entière va vouloir faire le bonheur en leur fournissant La belle maison...
J'ai bien ri à ses descriptions de personnages qu'on croirait échappés de la pièce de Jules Romains, Knock,dont l'hystérie se retrouve dans le style de Franz Bartelt qui manie avec humour le style ampoulé de certains édiles et laisse gambader en toute liberté les énumérations, gradations (termes d'intensité croissante) et autres hyperboles (exagérations volontaires), baudruches gonflées de toute la vanité de ces bien-pensants qui veulent se donner le spectacle de leur propre vertu. En contre-point, le secret des Capouilles prend toute sa valeur et sa gravité. Une petite merveille! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Toujours plus et toujours mieux qu'ailleurs !,
Par Florinette "www.leslecturesdeflorinette.com" (Aquitaine) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belle maison (Broché)
Avec près de deux mille habitants, Cons-sur-Lombe est un village qui se donne des airs de grandes métropoles. Mr Balbe, le maire, « un homme à idées » sait se faire respecter. Sa devise, non sans raison, ne manque pas d'ambition « Toujours plus et toujours mieux qu'ailleurs », car le village ne compte ni chômeurs, ni drogués, ni délinquants. Cependant, une ombre au tableau entache ce fringant paysage. De l'autre côté de la rivière vivent Mortimer et Constance Boulu ; un couple chaussé de bottes épaisses, vêtu de loques sales, que la commune a recueilli vingt ans plutôt en les surnommant affectueusement « Les Capouilles ». En fait, ce couple ne manque de rien et surtout pas de travail, il donne la main à toutes sortes de nécessités du quotidien des autres et, au fil du temps, se sont rendus indispensables. Bien que le village le fait don d'habits mettables, ils se complaisent dans la négligence la plus farouche en vivant comme des clochards au grand désarroi de Mr Balbe qui se répète souvent « trop pauvres pour être fiers de se sentir propres » lui que les maladies quasi mortelles de sa femme valétudinaire vouent au culte de l'hygiène et l'asepsie. Mais Monsieur le maire n'a pas dit son dernier mot et leur réserve une grande surprise à la hauteur de la générosité républicaine'... Quelle délectable lecture !! Par moment, le maire me faisait penser au personnage de Pepone dans Don Camillo. Un petit livre que j'ai savouré jusqu'à la dernière ligne, mais derrière ses airs de comédie sociale, enjouée et burlesque se cache un drame douloureux que les Consiens ne tarderont pas à comprendre'... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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