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Ce grand roman gothique, empreint de merveilleux, fut le premier best-seller de Joyce Carol Oates, dans les années 1980 aux États-Unis. Il nous entraîne dans la pénombre des consciences d'une Amérique qui peine à se relever de la guerre de Sécession et où les origines sociales et le poids de la lignée entravent toujours les destins individuels. Tout au long du XIXe siècle, les Bellefleur vont exercer une influence déterminante sur l'Etat de New York. Ils composent un clan des plus bigarrés : un tueur en série, un original qui part se terrer dans les montagnes à la recherche de Dieu, un brillant scientifique, et Leah, une jeune femme délicate, qui décide de restaurer l'empire des Bellefleur, quel qu'en soit le prix. Le livre que Joyce Carol Oates appelait son « roman vampire » qui l’avait « vidée de son énergie »…
Née en 1938 à New York, auteur d’une cinquantaine de romans qui l’ont placée au premier rang des écrivains contemporains, Joyce Carol Oates enseigne la littérature à l’université de Princeton.
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Commentaires client les plus utiles
16 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Les derniers feux du gothique,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bellefleur (Broché)
"Bellefleur" est un pavé, certes (750 grandes pages), mais il mérite une lecture - plusieurs même. Au demeurant, il n'est pas recommandé de le lire d'un trait, mais à petites doses, un ou deux chapitres chaque jour, comme un roman feuilleton. Il ne s'agit pas d'un roman, mais de la chronique de toute une famille des plus bizarres : alcoolisme, assassinats, adultères scabreux, accouchement épouvantable, descendance monstrueuse, sexualité malsaine, incestes, visions, vengeances, trésor enterré, tout l'alphabet pourrait y passer. La famille des Bellefleur, immensément riche, habite une "Big House" (caractéristique du roman gothique anglais), et l'auteur, dans le plus grand des désordres chronologiques, nous en retrace l'histoire, épisode par épisode, jusqu'à sa destruction finale. Mrs. Oates, dans sa narration, passe de l'odieux au burlesque avec l'aisance d'une funambule. Elle se permet même quelques pas dans le fantastique : le superbe chapitre "La chambre turquoise" relève carrément du surnaturel pur. Ce monument, depuis quelques années un livre culte, se déguste lentement, comme un cognac dangereux, et, une fois venue la dernière page, le lecteur ressent autant de frustration que l'épicurien quand il découvre que sa bouteille est vide. Un des sommets de la littérature américaine.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Dense et complexe, à ne pas mettre entre toutes les mains...,
Par Servane Lusset (Midi-Pyrénées, France) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bellefleur (Broché)
Voici il me semble le plus dense des romans de Joyce Carol Oates. En presque 800 pages, elle nous raconte les Bellefleur, une famille influente de l'état de New York au XIXe siècle. La première singularité de l'ouvrage est, à mes yeux, sa construction même : Oates bannit la chronologie et intercale les histoires du passé à celle du présent. Le présent, c'est principalement Gideon Bellefleur, son épouse Leah et leur benjamine Germaine. Le passé, c'est Raphaël, Jedediah ou Lamentation de Jérémie. Cette absence de linéarité dans les parties permet au lecteur de prendre chacun des chapitres comme des histoires à part entière.La seconde spécificité réside dans les personnages : la charismatique Leah, le fougueux Gideon, la surnaturelle Germaine, mais aussi Nightshade, Garnet ou le chat Mahalaleel... tous sont extrêmement aboutis, travaillés si bien que l'on en est parfois presque étourdis ! Avec ce roman fleuve-gothique, Oates s'en donne à coeur joie et va même jusqu'à faire quelques incursions vers le fantastique (certains passages m'ont vaguement fait penser à "La Maison aux Esprits" d'Isabel Allende). Elle conserve évidemment ses thèmes de prédilection comme la famille avec tout ce que cela comporte et les travers les plus vils de l'être humain. Elle s'attache principalement au poids du passé familial qui englue toute une descendance. Mais comme bien souvent dans ses livres, Oates nous fournit la matière première sans forcément nous bombarder d'issues. Les thèmes sont abordés un point c'est tout. Que dire de la scène (dans les dernières 100 pages) dans laquelle Leah questionne sa fille de 4 ans à propos de l'amour que cette dernière a pour ses parents ? Ou du chapitre dans lequel Gideon et son frère Ewan ramènent Little Goldie au manoir ? La violence y est omniprésente, comme dans tous les ouvrages de Oates. Mais comme toujours, elle est le reflet terrible de la réalité. Notons également l'excellente traduction d'Anne Rabinovitch qui sait conserver tout le style et le caractère singulier de l'auteure. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
moyen,
Par Cinelou (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bellefleur (Broché)
Un peu déçue par cette saga. Trop de personnages, trop de passages qui m'ont semblé longs et inutiles. Trop aussi de côtés surréalistes. Un bon point quand même pour la description de certains personnages et de leur mode de vis.
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