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5.0 étoiles sur 5
Du bel canto de très grande qualité, 10 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bellini - La Sonnambula / Natalie Dessay, Meli, Colombara, Azzaretti, Mingardo, P. Gay, Gietz, Pido, Opéra de Lyon (CD)
En 2007, la firme VIRGIN nous proposait ce coffret d'un opéra de Bellini, certes moins célèbre que "Norma", mais présentant des pages d'une très grande beauté. Le chef transalpin Evelino Pido dirigeait une équipe franco-italienne : la grande Natalie Dessay (soprano), Jaël Azzaretti (soprano), Paul Gay (baryton-basse), sans oublier l'Orchestre et les Ch½urs de l'Opéra de Lyon - pour les interprètes français ; Francesco Meli (ténor), Carlo Colombara (basse) et Sara Mingardo (contralto) - pour les italiens. Tout est vraiment magnifique dans cette interprétation de "La Sonnambula". Mais, il faut faire une place particulière à notre Natalie Dessay, dont le chant belcantiste romantique (premières décennies du XIXe siècle) nous renverse véritablement de plaisir (aigus, fioritures). En dehors de la "scène de somnambulisme", écoutez d'abord les deux dernières plages de l'Acte II ("Ah ! non credea mirarti", et le final de l'opéra)... Le ténor est aussi un belcantiste déjà assez connu, ainsi que la basse. Il y a, par ailleurs, la grande Sara Mingardo et de jeunes chanteurs français qui iront sans doute loin. Enfin, le livret qui accompagne ces deux CD nous offre un texte de présentation, l'intégrale des paroles de l'opéra (traduites en français) et quelques photographies des artistes que nous avons cités.
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5.0 étoiles sur 5
Un disque pour Audiophile Mélomane, 27 novembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bellini - La Sonnambula / Natalie Dessay, Meli, Colombara, Azzaretti, Mingardo, P. Gay, Gietz, Pido, Opéra de Lyon (CD)
Tous les mélomanes, qu'ils soient ou non amateurs d'opéras, ont un jour succombé aux charmes du célèbre air Ah, non credea mirarti chanté par la douce Amina dans la partie finale de La Sonnambula de Bellini. Jadis incarnée avec brio par Maria Callas, aujourd'hui c'est la pétulante Natalie Dessay qui incarne le personnage de cette jeune villageoise somnambule qui, le jour de ses noces fut à deux doigts de perdre son amoureux Elvino suite à un malentendu résultant d'une errance nocturne incontrôlée. Il n'en fallait pas davantage pour attiser la fibre lyrique du compositeur italien et si la trame est un peu moins dramatiquement exposée qu'elle ne l'est parfois, elle rétablit son équilibre grâce à la subtilité qui l'habite. Avec son sens inné de la comédie, la soprano aborde ce rôle à la perfection. Parfois à demi-mots mais jamais en demi-teinte, elle quitte son costume de tigresse pour celui d'une femme fragile et presque naïve, mais dont la voix suspendue dans l'espace fascine irrémédiablement. Des deux premiers rôles aux seconds couteaux, on a à faire ici à une distribution d'une grande efficacité. De l'intrépide Elvino - campé par un Francesco Meli qui en étonnera plus d'un, à l'autoritaire Teresa, remarquablement incarnée par Sara Mingardo, sans omettre de mentionner le Chaeur de l'Opéra de Lyon qui s'exprime souvent en état de lévitation, les forces en présence sont, pour ainsi dire, surréelles. À ce tableau idyllique, s'ajoutent la très belle direction d'orchestre d'Elvino Pidò ainsi qu'une prise de son qui nous qui épargne bien des cauchemars. À l'arrivée, cette aeuvre est certainement l'une des plus poignantes du répertoire lyrique et ce disque, son digne représentant. Autrement dit, une version de rêve !
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La sonnambula à l'honneur à Lyon, 10 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bellini - La Sonnambula / Natalie Dessay, Meli, Colombara, Azzaretti, Mingardo, P. Gay, Gietz, Pido, Opéra de Lyon (CD)
Natalie Dessay dans le rôle titre, libérée des contraintes d'une mise en scène est une Amina superbe et très émouvante. Ayant retrouvé ici ses capacités de comédienne elle donne à ce rôle une dimension exceptionnelle; la scène du somnambulisme du second acte est tout à fait remarquable et reste comme l'un des grands moments de la soirée. La voix est ferme et ne tremble pas dans les aigus; Natalie Dessay semble ici apaisée et très sereine. Francesco Meli est un bel Elvino. Très en forme vocalement Meli qui est aussi excellent comédien fait ressortir les sentiments contradictoires qui agitent Elvino : l'amour, le chagrin, le mépris et le dépit qui le pousse dans les bras d'une femme qu'il n'aime pas. Quelle belle surprise que cet Elvino après ses performances très critiquées quelques mois avant au Festival Rossini de Pésaro. Carlo Colombara campe un comte Rodolfo humain et rend à ce rôle ses lettres de noblesses. Il ne tremble pas lorsqu'il s'agit de prendre la défense d'Amina face à tout un village persuadé qu'elle est parjure à ses serments sans savoir ce qu'est le somnambulisme. La tranquille autorité du comte Rodolfo est bien mise en valeur par cette très belle basse italienne. Sara Mingardo et Paul Gay respectivement alto et basse ont une belle voix mais ne sont guère mis en valeur par leurs rôles respectifs fort courts, je ne m'étendrai donc pas sur leur performance qui semble, au demeurant, tout à fait honorable. Jaël Azzaretti est, vocalement, une belle Lisa mais c'est quand même le point faible de la distribution. Elle semble peu convaincue et du coup, lisa qui est censée être dévorée de jalousie à l'égard d'Amina qui a tout pour être heureuse, fait l'effet d'une jeune fille terne et effacée. Dans les ensembles elle est incapable de se faire entendre et dans les confrontations avec Rodolfo elle fait l'effet d'une mégère plus que d'une jeune fille malheureuse de n'être pas aimée par l'homme qu'elle aime. Les choeurs et l'orchestre de l'opéra de Lyon sont dans l'ensemble très convaincants et la très belle direction du chef italien Evelino Pido, inspiré et très en forme donne très envie d'entrer «dans la danse»; il semble que Bellini lui réussisse plutôt bien et tant mieux.
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