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5.0 étoiles sur 5
A ecouter, a faire ecouter...., 23 octobre 2000
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L'avenir du jazz ? En mêlant jazz classique, jungle athmosphérique et groove, avec le poête rapper Nya, ce trompettiste est en train de créer un nouveau courant musical. Cet album est parfait, comme les autres. L'ombre de Miles Davis plane... nous aussi...
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5.0 étoiles sur 5
Un savant mélange novateur et provocateur de sensations, 16 février 2005
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Troisième opus pour le trompettiste suisse et toujours ce même melting-pot de jazz et de musiques urbaines. Sans passer par la case world de l'excellente BO du film "Louise, take 2" à laquelle il avait participé, les atmosphères changent puis reviennent. L'album commence par un jazz brumeux, mystérieux, sombre, planant. Puis, tandis que la batterie pose un lent beat funky aux accents de drum & bass, le clavier vibre, comme sous l'action d'un Chick Corea époque Return To Forever, et la trompette fait fuser des notes aiguës, cherchant l'accord insolite. Sur "More" se dégage une ambiance peu rassurante (écoutez la basse), mais aquatiquement magique avec l'imitation de la baleine et le crissement de cymbale. Sur "Less", écoutez cette basse... L'auditeur, déjà mis en garde, ne peut maintenant que pressentir l'avalanche. Elle a bien lieu... au bout des baguettes : frappe sèche, habile, qui entraîne à mille à l'heure la trompette haut perchée et brillante. On trouve aussi des ambiances de dub (rythme décomposé sur "Bending new corners") ou de ballade urbaine, emmenées par une caisse claire au fond d'un temps bien funky et par un maître de cérémonie NYA au feeling de feu ("Siegfried", en hommage au musicien-compositeur et réalisateur de "Louise, take 2"). La mélodie de "Friendly fire" reste bien calée dans l'oreille, joyeuse et logique, chantée tout en rebondissements par le rappeur conteur prophète ("Let the soul fire burn") et accompagnée par ce piano bluesy (comme souvent dans ses solis) et funky avec ses cordes réellement frappées (l'intro). Bref, un album dans la même veine que le précédent opus "the dawn", fait d'un savant mélange novateur et provocateur de sensations.
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5.0 étoiles sur 5
Un trompettiste qui a du nez!, 23 janvier 2010
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"Pourquoi changer une équipe qui gagne ?" L'adage n'est sans doute pas si évident pour Truffaz, adepte du risque. "The Dawn" avait convaincu le public et la critique sur un petit album d'une demi heure. Un an plus tard, en 1999, le même quartet, (sans oublier Nya), ressort un opus du même accabit. Mais "Bending New Corners", avec 10 titres et une demi heure de plus que "The Dawn", c'est la confirmation, ou plutôt la consécration qu'avait besoin Truffaz pour se faire un nom. Il apparaît alors aux yeux de la critique comme celui qui a su adapter le jazz au 21ème siècle. Sans passer par l'éléctro, donc sans froisser les puristes, Truffaz garde les instruments du groupe de jazz conventionnel, mais les utilise différemment. Cette prouesse lui vaut alors d'être décrit comme l'héritier du grand Miles Davis. Flatteur...
La recette est donc la même que sur le précédent "The Dawn". Un album où le jazz intègre des rythmiques drum-bass et le rap poétique et cool de Nya. La batterie se mue parfois en une machine roulant du drum&bass hypnotique, les lignes de basses sont toujours aussi originales, le fender rhodes hallucinant. Bref, le quartet est toujours aussi fusionnel, l'ambiance toujours urbaine et nocturne, mais parfois aussi plus mystique, plus étrange. Truffaz nous surprend à faire couiner sa trompette, la contrebasse se fait parfois bizarrement furtive et peureuse. Une drôle d'ambiance de film d'horreur qui cohabite avec un jazz en forme de berceuse terriblement efficace dès la première écoute sur "Siegfried". Là, la contrebasse entame la rengaine, sur deux trois notes très simples, le piano, sur deux trois notes très simples lui aussi, la suit de près. La batterie, se pose, assez lourdement, à la manière d'une entame d'éléctro-jazz feutré et classieux, puis, Nya dialogue avec la trompette de Truffaz dans un classique couplet/refrain. Puis, la trompette dialogue avec le piano. Tout est simple mais si efficace ! A ne pas manquer. Autre morceau phare de l'album, "Friendly Fire". Un jazz juteux et vitaminé où trompette et piano se répondent brièvement mais avec entrain, Nya se chargeant des couplets.. Ou encore, "Bending New Corners" où le quartet passe du drum&bass au hip hop, enprunte le chemin du funk, monte en puissance, se calme, s'accélère. Un régal.......
Un troisième album, deuxième album de la véritable révélation Truffaz, à ne pas manquer donc. Et à écouter, plus qu'à entendre, tant chaque chanson est un régal de jeu d'instruments méticuleusement monté........
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