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5.0 étoiles sur 5
Excellente synthèse des années '90, 7 février 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bends (CD)
Si les années '90 ont commencé avec Nirvana, la fin aura plutôt été inspirée par Radiohead et ce superbe The Bends. Une construction parfaitement maîtrisée fait de ce deuxième album un incontournable de toute discothèque. D'ailleurs, le groupe a par la suite pris une autre voie, preuve qu'il a atteint avec celui-ci un sommet. Pas un titre à jeter dans l'ensemble, l'homogénéité est vraiment parfaite. Au point que l'on aurait du mal à trouver un single représentatif. On notera particulièrement l'enchaînement final, avec Bullet Proof... I Wish I Was, Black Star et Sulk. Enfin, Street Spirit arrive en guise de conclusion, comme pour relâcher la pression après que l'on ait retenu son souffle si longtemps.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Effrayant de talent, 25 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Bends (CD)
Michael Stipe d'REM dit de Radiohead qu'ils ont tellement de talent que c'en est effrayant. C'est plus que jamais le cas sur The bends qui reste leur chef d'oeuvre malgré OK Computer :
Planet Telex : Un cri d'entrée, un tourbillon majestueux et stellaire, sur le fil. La voix saturée de Thom Yorke déjà à pleine force, comme un don divin.
The Bends : Du rock comme aucun groupe au monde ne sait en faire. D'une générosité totale. Tendu, crachant, explosif, le suspense puis l'espoir éclatant.
High and dry : La ballade parfaite. Pour la voix de tête angélique de Thom Yorke en contrepoint des guitares de Jonny Greenwood et pour ce désormais célèbre break d'intro.
Fake plastic trees : Sublime. Préfigure des titres comme "Exit music" sur "OK Computer", une montée en puissance depuis la guitare la plus douce, jusqu'au cri et à la saturation, sans pathos ni manière mais qui prend littéralement aux tripes
Bones : Un morceau de rock qui pourrait être banal s'il n'était pas sublimé par le chant de Yorke
(Nice dream) : Des harmonies de guitares ensorcelantes, faussement douces, faussement accoustiques, diaboliques. Un pont épique, qui rappelle que l'armée Radiohead est en marche et qu'on ne l'arrêtera pas
Just : un des plus grands morceaux de l'histoire du rock. La rage de "Smells like teen spirit", le talent harmonique d'un Nick Drake, des cassures, des coupures, une construction hallucinante, Jonny Greenwood joue sa vie sur des solos rhytmiques urgents, saccadés, presque funkys. Une puissance bouleversante. Des stridences qui happent et ne laissent pas indemne
My iron lung : Une tension maintenue par la basse discrète de Colin Greenwood, quelques notes de guitare suffisent à créer une ambiance inédite et inquiétante. Une fin tout en distorsion grunge, avec voix ultra-saturée qui rappelle les meilleurs moments de Pearl Jam. Radiohead est un groupe de rock
Bullet proof ... I wish I was : aterissage en douceur sur une planète inconnue et déserte. Les textures et effets lointains de guitare sont déjà présents avec peut-être plus de sobriété, plus d'efficacité que sur OK Computer. La partie de voix la plus envoûtante de l'album, qui répond aux échos spaciaux.
Black star : Comme une évidence. Des accords simples sans être banals. Toujours surprenant rhytmiquement sans en faire des caisses. Des voix qui s'entremêlent. Entre joie sereine et mélancolie. Entre pop douce et rock à guitares. Imparable.
Sulk : Ternaire. Comme une valse joyeuse au milieu des étoiles. Comme une chanson de marin entre peur et espoir. Des orgues pleins et riches. Le bonheur. Et du rock puissant à nouveau pour le grand final avant Street spirit.
Street spirit : Presque un bonus track. Le calme après la tempête. Un arpège de guitare en son clair. Des mélodies d'enfant de choeur triste. Quelques coups de baguettes de Phil Selway ramènent à la réalité. Des guitares qui s'épaississent graduellement. Un final religieux aux choeurs désanchantés mais respectueux. Jusqu'au dernier arpège. De toute beauté
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