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Berio : Sinfonia - Eindrücke
 
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Berio : Sinfonia - Eindrücke [CD]

Pierre Boulez CD
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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Page Artiste Pierre Boulez

Discographie

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Biographie

Né à Montbrison, dans la Loire, en 1925, Pierre Boulez s'oriente tout d'abord vers une carrière scientifique avant que sa passion naturelle pour le piano (qu'il pratique depuis sa prime jeunesse) ne l'amène au Conservatoire de Paris en lieu et place de l'Ecole Polytechnique qu'il avait initialement choisie. Étudiant sous la direction d'Olivier Messaien et René Leibowitz (avec lequel il se… Plus de détails sur la Page Artiste Pierre Boulez

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Berio : Sinfonia - Eindrücke + Berio / Recital For I Cathy, Folk Songs - Weill / 3 Songs


Détails sur le produit

  • Chef d'orchestre: Pierre Boulez
  • Compositeur: Luciano Berio
  • CD (24 mars 2003)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD
  • Label: Warner Classics
  • ASIN : B00005OBR8
  • Autres versions : CD  |  Téléchargement MP3
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Echantillons
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Écouter  1. Berio : Sinfonia : I 6:16EUR 0,99
Écouter  2. Berio : Sinfonia : II "O King" 5:00EUR 0,99
Écouter  3. Berio : Sinfonia : III In ruhig fliessender Bewegung12:30EUR 0,99
Écouter  4. Berio : Sinfonia : IV 3:23EUR 0,99
Écouter  5. Berio : Sinfonia : V 7:11EUR 0,99
Écouter  6. Berio : Eindrücke10:25EUR 0,99


Descriptions du produit

BERIO : SINFONIA - EINDRÜCKE

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13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'imagination en exercice, 15 avril 2009
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Berio : Sinfonia - Eindrücke (CD)
Devenue quasiment classique parmi le répertoire qu'on dit « contemporain », "Sinfonia" se présente tel un foisonnant bouillon de culture où prolifèrent des bribes de Ravel ("La Valse"), Debussy ("La Mer"), Strauss ("Rosenkavalier"), des fragments textuels de Lévi-Strauss ("Le Cru et le Cuit") et Samuel Beckett ("L'Innommable") ainsi que des références à l'histoire contemporaine (mai 1968, Martin Luther King dont le nom est phonétiquement vocalisé dans la deuxième partie,...)
La fascinante partie centrale ("In ruhig fliessender Bewegung") utilise la structure du Scherzo de la Symphonie n°2 de Mahler comme épine dorsale d'un paysage sans cesse renouvelé par les citations musicales et littéraires.
Si vous voulez approfondir votre compréhension de cette partition et de son sens, David Osmond-Smith a consacré un plein ouvrage (Playing on Words: A Guide to Luciano Berio's Sinfonia) qui explicite le complexe réseau d'interconnexions thématiques, même si la plupart échappent à la conscience de l'auditeur. Et c'est dommage car certaines correspondances se veulent malicieuses. Ainsi, quand un chanteur dit « ceci n'est qu'un exercice académique », l'on entend un extrait de Hindemith...

La superposition de huit voix à un orchestre très fourni ne doit pas faire obstacle à la lisibilité. Ce qui implique une spatialisation qui évite la confusion des plans sonores, et une direction sûre de sa maîtrise rythmique (notamment dans les parties III et V, redoutables à cet égard).
Par la clarté de sa mise en place, la présente interprétation de Pierre Boulez et des Swingle Singers (1986) répondait à ces exigences sans que le regard analytique n'exclue la poésie.
La prudence des tempi (peut-être trop lent dans le III) permet ainsi de soigner les détails (les glissandi du IV sont très finement réalisés par les cordes de l'Orchestre National de France, dans une ambiance presque onirique) et peut laisser l'auditeur s'attarder sur les relations paradigmatiques entre parole et musique.

Le tout premier enregistrement (New York Philharmonic sous la direction du compositeur, Columbia, sans le V ajouté ultérieurement) étant introuvable en CD, la version de Boulez s'est affirmée comme une base de comparaison pour les quelques alternatives qui sont venues enrichir la discographie (Semyon Bychkov pour Philips, Peter Eötvös pour DG).
Parmi elles, celle de Riccardo Chailly (Decca) s'est imposée pour sa virtuosité (les tempi sont plus rapides et plus souples qu'ici), son charme lyrique, son imagination poétique, sa force dramatique. Toutes qualités magnifiées par l'acoustique du Concertgebouw, captée avec cohérence.

La V° partie, comme par un procédé récursif, convoque le souvenir de ce qui précède et en organise « l'analyse avec le langage et les moyens de l'oeuvre elle-même » selon les mots de Berio.
Comparer les témoignages de Boulez et Chailly permet peut-être d'y comprendre ce qui distingue leur approche : méthodique juxtaposition de collages qui conservent une nette individualité signalétique chez l'un, exaltation dionysiaque de l'anamnèse sous la baguette du maestro italien qui opère comme par synthèse spontanée.

Le présent CD est couplé avec "Eindrücke" (1973-74), dont le caractère incantatoire et les interjections obsessionnelles peuvent évoquer une rémanence de la danse finale du "Sacre du printemps" de Stravinsky. Mais c'est là une perception toute personnelle.
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1 internaute sur 6 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'une des plus grandes symphonies écrite au vingtième siècle, remarquablement interprétée, 20 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sinfonia/Eindrucke (CD)
Les cent dernières années ont vu la composition de plusieurs cycles de symphonies de très grande qualité, depuis celui de Guy Ropartz (1864-1955) à celui de Kalevi Aho (né en 1949), en passant par celui de Carl Nielsen (1865-1931), d'Alexandre Glazunov (1865-1936), de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhelm Peterson-Berger (1867-1942), de Charles Tournemire (1870-1939), de Ralph Vaughan Williams (1872-1958), de Hugo Alfvén (1872-1960), d'Havergal Brian (1876-1972), de Jan van Gilse (1881-1944), de Karl Weigl (1881-1949), de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950), de Georges Enesco (1881-1954), de Gian Francesco Malipiero (1882-1973), d'Arnold Bax (1883-1953), d'Egon Wellesz (1885-1974), d'Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d'Ernst Toch (1887-1964), de Kurt Atterberg (1887-1974), de Bohuslav Martinü (1890-1959), de Serge Prokofiev (1891-1953), d'Arthur Honegger (1892-1955), de Darius Milhaud (1892-1974), d'Erwin Schulhoff (1894-1942), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), de Boris Lyatoshinsky (1895-1968), d'Howard Hanson (1896-1931), de Richard Flury (1896-1967), de Roger Sessions (1896-1985), de Jean Rivier (1896-1987), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Roy Harris (1898-1979), de Marcel Mihalovici (1898-1985), de Carlos Chávez (1899-1978), de George Antheil (1900-1959), d'Ernst Krenek (1900-1991), d'Edmund Rubbra (1901-1986), de Conrad Beck (1901-1986), de Vissarion Chebaline (1902-1963), de Gavriil Popov (1904-1972), de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), d'Eduard Tubin (1905-1982), de William Alwyn (1905-1985), d'Eugène Bozza (1905-1991), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi de Paul Creston (1906-1985), d'Arnold Cooke (1906-2005), d'Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), de Camargo Guarnieri (1907-1993), de Miloslav Kabelác (1908-1979), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d'Allan Pettersson (1911-1980), d'Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), de Daniel Jones (1912-1993), d'Humphrey Searle (1915-1982), de David Diamond (1915-2005), d'Isang Yun (1917-1995), de Richard Arnell (né en 1917), de George Rochberg (1918-2005), de Lex van Delden (1919-1988), de Cláudio Santoro (1919-1989), de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996), de Galina Oustvolskaïa (1919-2006), d'Alexander Lokshin (1920-1987), de Peter Racine Fricker (1920-1990), de Robert Simpson (1921-1997), de Malcolm Arnold (1921-2006), d'Hans Werner Henze (né en 1926), d'Einojuhani Rautavaara (né en 1928), d'Avet Terterian (1929-1994), de John Davison (né en 1930), d'Aubert Lemeland (né en 1932), de David Morgan (né en 1932), de Krzysztof Penderecki (né en 1933), d'Alfred Schnittke (1934-1998), de Peter Maxwell Davies (né en 1934), de Philip Glass (né en 1937), de Valentin Silvestrov (né en 1937), de William Bolcom (né en 1938), de Boris Tishchenko (né en 1939), de Leif Segerstam (né en 1944), de Péteris Vasks (né en 1946), ou bien encore de Jean-Claude Wolff (né en 1946), sans compter de nombreux chef-d'oeuvres isolés. La Sinfonia (Symphonie, en italien) que nous a laissé Luciano Berio est incontestablement l'un des plus grands chef-d'oeuvres de ce genre musical traditionnel.

Luciano Berio est né en 1925 à Oneglia (Italie). Son père et son grand-père étaient organistes, et lui apprirent le piano. De 1946 à 1951, Luciano Berio étudia au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan, où il eut en particulier comme professeurs Giulio Cesare Paribeni (1881-1964) et Giorgio Federico Ghedini (1892-1965). C'est à cette époque qu'il découvrit les compositeurs de la seconde école de Vienne, Arnold Schönberg (1874-1951), Anton Webern (1883-1945) et Alban Berg (1885-1935), mais aussi Béla Bartók (1881-1945), Igor Stravinski (1882-1971), Darius Milhaud (1892-1974) et Paul Hindemith (1895-1963). Blessé à la main, il ne put continuer ses études de piano, et gagna un temps sa vie comme accompagnateur de classes de chant. En 1951, il se rendit aux États-Unis à Tanglewood pour étudier avec Luigi Dallapiccola (1904-1975), qui poussa son intérêt vers les principes du sérialisme. Il participa également aux Ferienkurse für Neue Musik à Darmstadt, où il fit la connaissance de György Ligeti (1923-2006), de Pierre Boulez (né en 1925), de Karlheinz Stockhausen (1928-2007) et de Mauricio Kagel (1931-2008). Il commença alors à s'intéresser à la musique électronique, et fonda en 1954 à Milan le « Studio di Fonologia musicale » avec Bruno Maderna (1920-1973) et Luigi Nono (1924-1990) ; il y invita de nombreux compositeurs, tels John Cage (1912-1992) et Henri Pousseur (1929-2009). En 1960, il retourna à Tanglewood et, à l'invitation de Darius Milhaud, devint professeur en 1962 au Mills College à Oakland, Californie. À partir de 1965, il enseigna à l'université Harvard et à la Juilliard School of Music, où il fonda en 1967 le Juilliard Ensemble. En 1972, il retourna en Italie pour s'installer à Rome, puis, de 1974 à 1980, il fut directeur du département d'acoustique de l'IRCAM à Paris et, en 1987, fonda à Florence le « Tempo Reale », un centre de même orientation que l'IRCAM, avant, de1994 à 2000, de devenir compositeur en résidence à Harvard. Il est mort en 2003 à Rome.

Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter quatorze « Sequenza » pour divers instruments solistes, des oeuvres pour bandes magnétiques, dont « Thema (Omaggio a Joyce) », « Momenti » et « Chants parallèles », « Due pezzi » pour violon et piano, « Musica leggera, canone permoto contrario e al roverscio, con breve intermezzo » pour flûte, alto et accompagnement de violoncelle, un Quatuor à cordes, « Sincronie », « Notturno » et « Glosse » pour quatuor à cordes, « Linea » pour deux pianos, Marimba et Vibraphone, un Concertino pour claviers, violons, violoncelle, harpe et cordes, un Concerto pour piano et orchestre, « Ritorno degli snovidenia » pour violoncelle et orchestre, un Concerto pour deux pianos et orchestre, une Sinfonia, plusieurs oeuvres dramatiques, dont « Passagio », « Laborintus II », « Opera » et « Recital I (for Cathy) », « Epiphanies » pour orchestre et voix de femmes, un Magnificat, « Coro » pour quarante voix et instruments, « Shofar » pour choeur et orchestre, « Folk Songs » pour petite formation instrumentale et voix, « El mar la mar », ou bien encore « Quatro canzoni populari » pour piano et voix de femme.
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