BERTRAND BURGALAT ET LES DISQUES TRICATEL BERTRAND BURGALAT Comme on l’a dit de Coco Chanel, Bertrand Burgalat est un irrégulier, une person- nalité d’un calibre insolite qui n’appartient à rien, se tient à la périphérie des genres reconnus où il secrète son univers propre. Artiste polymorphe, ce musicien est à la fois auteur, compositeur, arrangeur, interprète, producteur, chef de bande et agent d’influence. Ses pairs l’admirent, le respectent, en font leur banque de données. Le grand public connaît surtout ses compositions pour Christophe Willem. Il a également croisé les chemins d'Alain… Lire la suite
Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.
BERTRAND BURGALAT ET LES DISQUES TRICATEL BERTRAND BURGALAT Comme on l’a dit de Coco Chanel, Bertrand Burgalat est un irrégulier, une person- nalité d’un calibre insolite qui n’appartient à rien, se tient à la périphérie des genres reconnus où il secrète son univers propre. Artiste polymorphe, ce musicien est à la fois auteur, compositeur, arrangeur, interprète, producteur, chef de bande et agent d’influence. Ses pairs l’admirent, le respectent, en font leur banque de données. Le grand public connaît surtout ses compositions pour Christophe Willem. Il a également croisé les chemins d'Alain Chamfort, Philippe Katerine, Mick Harvey, Supergrass, Robert Wyatt ou Marc Lavoine. En vingt ans, Bertrand Burgalat a travaillé sur plus de 150 albums comme produc- teur, arrangeur, compositeur ou musicien. TRICATEL Dès ses premières tentatives en studio Burgalat réalise qu'il doit compter sur ses propres forces : il lui faut, pour que ses projets hors-normes voient le jour, fabriquer les outils lui permettant d’avoir un contrôle complet sur les différents aspects de son travail et de produire les projets qui lui tiennent à cœur. En 1995, Bertrand Burgalat crée donc le label Tricatel, une principauté non-alignée, indépendante et souveraine, une aventure collective aussi, où il produit les projets les plus éclectiques. Tricatel est un hommage élégant et léger à la singularité et à l'esprit de groupe : équipes de musiciens, de paroliers (Pascal Mounet, Matthias Debureaux, Elisabeth Barillé..), de réalisateurs (Kuntzel et Deygas, Daniel Klein, Serge Bozon). Sinueuse et fantasque, sa ligne éditoriale est inclassable : Burgalat fabrique des disques comme on offre des cadeaux. Le label répare des oublis (André Popp, David Whi- taker), fait la part belle aux écrivains (Michel Houellebecq, Jonathan Coe, Jean- Jacques Schuhl), lance des groupes (A.S Dragon, Les Shades), produit des musiciens secrets (April March, Count Indigo, Etienne Charry, Burgalat lui-même). Des artistes qui n’appartiennent à rien, qui se tiennent à l’écart et qu’on méconnaît. Menant une guerre du goût, Tricatel organise, à la fin des années 90, des lundi musicaux au Bowling de l’Etoile. On y écoute une musique choisie, sans distinction de bon ou de mau- vais goût, rock, hip hop, soul, musique électronique, tout, sauf le tapis de house qui colonise alors les night-clubs. L’entrée est gratuite (pour que ce ne soient pas les pauvres et les en- thousiastes qui paient alors que les autres sont sur guest list ), la soirée démarre à 19 heures. Pour semer les branchés qui rappliquent, l’irrécupérable Tricatel se décale de l’autre côté du périphérique à Main d’Oeuvres, Saint Ouen. Un public de passionnés vient y écou- ter, le samedi après midi, des artistes Tricatel ou pas en concert et des D.J amateurs passent leurs disques préférés. L’entrée est à 5 euros pour tout le monde. Lorsque ces approches se généralisent le label passe à autre chose, sa mission accomplie. Si l’influence de Burgalat grandit, le succès commercial reste timide. Pour faire vivre le label, Burgalat exécute des travaux de commande, musiques de publicité, génériques et habillages en tous genres, le plus souvent sous la houlette d'Olivier Kuntzel et Florence Deygas. Le chatoyant catalogue comportera 33 titres cette année, du tout premier Valérie Lemercier chante au tout dernier Cinq sur cinq des Shades LE STUDIO Plus que jamais indépendant, Tricatel vient d’inaugurer son propre studio d’enregistrement au milieu des Pyrénées. Burgalat concrétise ainsi son son désir de construire un outil de travail professionnel, à sa main et à ses normes. Fils d’un préfet et d’une chanteuse lyrique, Bertrand Burgalat est né le 19 juillet 1963 à Bastia. Il est marié avec Vanessa Seward. Son chat s’appelle Joe.
Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.
Né à Bastia (Corse) le 19 juillet 1963, Bertrand Burgalat n'envisage guère une carrière de sous-préfet comme son père mais s'oriente tôt dans un apprentissage musical classique qui servira de base à ses compositions et arrangements.
Bienvenue chez Tricatel
Sa passion du son et de la musique pop des années 1960 et 70 l'emmènent dans la création du label Tricatel (nommé en référence au film L'aile ou la cuisse de Claude Zidi) en 1996. Sa première production est l'album de Valérie Lemercier (avec « Goûte mes frites ») pour qui il compose la musique du film Quadrille. La même année, il arrange et… Lire la suite
Né à Bastia (Corse) le 19 juillet 1963, Bertrand Burgalat n'envisage guère une carrière de sous-préfet comme son père mais s'oriente tôt dans un apprentissage musical classique qui servira de base à ses compositions et arrangements.
Bienvenue chez Tricatel
Sa passion du son et de la musique pop des années 1960 et 70 l'emmènent dans la création du label Tricatel (nommé en référence au film L'aile ou la cuisse de Claude Zidi) en 1996. Sa première production est l'album de Valérie Lemercier (avec « Goûte mes frites ») pour qui il compose la musique du film Quadrille. La même année, il arrange et produit l'Américaine April March (Chrominance Decoder) dont il réalisera également Triggers en 2002.
Entre deux productions, Bertrand Burgalat sort l'album majortairement instrumental et synthétique, The Sssound of Mmmusic (2000), largement plébiscité. Puis il s'associe à Michel Houellebecq pour l'album de « rap mou », Présence Humaine, et offre un écrin musical aux chansons d'Ingrid Caven (Chambre 1050).
A.S Dragon et solo
En 2001, il s'entoure du groupe rock A.S Dragon pour revisiter son répertoire (Meets A.S Dragon), produit les albums d'Helena Noguerra (Azul) et d'Etienne Charry, et supervise des collections sur ses aînés André Popp et David Whitaker.
Son album suivant, Portrait Robot (2005) est une suite de vignettes electro-pop remplie de synthés vintage. Des Inédits paraissent en 2007, puis Chéri B.B. à l'été 2008, distribué directement sur le site de son label. L'album Le Meurtre de Vénus du groupe rock Les Shades porte sa griffe la même année.
Toujours à courir entre deux productions et collaborations pour tout un pan de la pop française (de Barbara Carlotti à Christophe Willem), Bertrand Burgalat apporte à chacune d'entre elles sa touche rétro-futuriste. En avril 2009, il est honoré du titre de Chevalier des Arts et des Lettres.
En mai 2011, c'est avec la casquette de compositeur de la musique du film My Little Princess qu'il revient. La partition d'inspiration néoclassique du film d'Eva Ionesco présenté au festival de Cannes, fait suite à celles de Quadrille (1997) et Palais Royal ! (2005) signés Valérie Lemercier, et Belleville Tokyo (2010). L'année suivante, le petit maître de la pop française relance sa carrière solo avec l'album Toutes Directions. Contre toute attente, Bertrand Burgalat se fait chanteur sans toutefois résiter au plaisir de s'entourer de voix féminines (sa protégée Barbara Carlotti, Marie Möör, Alfreda Benge, Elisabeth Barillé...). Copyright 2012 Music Story Loïc Picaud
Si vous êtes l'artiste, le label ou le manager concerné, vous pouvez mettre à jour les informations sur cette page, telles que biographie, vidéos et plus encore sur Artist Central.