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2.0 étoiles sur 5
Réservé aux fans du Joker sauce Heath Ledger, 4 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Comic)
Centrée sur le pire ennemi de Batman, l'histoire nous dévoile un Joker violent et perfide qui sort de prison, envisageant de reprendre les rênes du milieu. Si le dessin fin et réaliste sert bien l'ambiance aussi sombre que trash, il n'en est pas moins extrêmement poseur. C'est bien simple, ici le mouvement, on ne connait pas ! Et côté scénario, alors ? Et bien, le personnage est présenté comme un serial-killer mégalo nettement moins fun que d'habitude, à la conduite linéaire. Ensuite, malgré quelques passages relativement efficaces, le récit file sans vraiment jamais décoller avec nombre de scènes inutiles. En conséquence, un comic qui ne plaira pas à tout le monde.
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3.0 étoiles sur 5
Joker : un simple psychopathe, 4 août 2009
J'avais bien aimé ce qu'Azzarello et Bermejo avaient fait de Lex Luthor dans Lex Luthor: Man of Steel et c'est donc avec impatience que je me suis plongé dans la découverte de leur vision du Joker. L'histoire commence Jonny Frost qui hérite de la tâche peu enviable d'aller chercher le Joker à sa sortie de l'asile d'Arkham. L'histoire est racontée avec son point de vue de chauffeur (et un peu plus) du Joker. Ce dernier a été libéré d'Arkham pour des motifs qui resteront inconnus et ce tome le suit en train de reconquérir la place qui est la sienne dans la pègre de Gotham. Il va ainsi reprendre contact avec Harley Quinn, Killer Croc, le Penguin et Two-face, avant de devoir faire face à Batman en toute fin de volume. Brian Azzarello a pris le parti de dépeindre le Joker comme un criminel fou qui évolue au sein de la pègre pour reprendre ce qui lui appartenait. Les actions du Joker se partagent donc entre des machinations pour prendre le dessus sur les personnes qu'il conçoit comme des obstacles et les actions qu'il entreprend soit pour intimider les uns et les autres, soit simplement soit l'impulsion d'un moment de folie. Azzarello évacue donc toutes les références qui pourraient faire penser à une histoire de superhéros pour préférer tous les codes du polar tendance voyou urbain. Bien sûr tous les crimes sont atroces, les exécutions sadiques et sanglantes, les actes de folie meurtrière dérangeants et gratuits. Le point de vue du chauffeur permet de percevoir à la fois l'aspect malsain et l'aspect maladie mentale du personnage principal. Mais passé les premiers instants de choc, le scénario reste en panne faute de Batman, faute de vraie folie obsessionnelle, faute de philosophie réellement nihiliste, faute d'une fin intéressante, faute de superhéros. Tous les personnages ont été sacrifiés au nom du réalisme et de la crédibilité. Le Penguin est devenu un comptable de la pègre, Killer Croc n'est plus qu'un rappeur dopé aux amphétamines et à la gonflette, Two-Face est affligé d'un dédoublement de la personnalité qui le rend pitoyable, Riddler est un infirme qui vend des informations et Harley Quinn n'est plus qu'une stripteaseuse surdouée. Les illustrations de Bermejo sont travaillées et illustrent parfaitement le parti pris d'Azzarello. Le rictus du Joker est une horrible cicatrice, les crimes sadiques sont révoltants, le joker n'est plus qu'un petit criminel sadique très humain et pathétique. Le travail de mise en couleur est exceptionnel : on jurerait que Bermejo a peint lui-même ses planches. Au final cette histoire est victime du talent de ses auteurs : ils ont trop bien réussi à dépeindre le Joker comme un simple criminel au sadisme imprévisible. Toute la mystique du personnage s'est envolée, il n'a plus rien de surnaturel, il n'est plus surréel, il est juste humain, vicieux et ordinaire. Si vous voulez lire une bonne histoire du Joker (violente et sadique), je vous recommande plutôt Batman: The Killing Joke qui est bien plus dérangeant et qui joue avec les codes des superhéros au lieu de les ignorer. Si vous voulez lire une bonne histoire de criminels urbains, je vous recommande la série de Brubaker et Philips qui commence par A Criminal 1: Coward.
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3.0 étoiles sur 5
Joker : un simple psychopathe, 3 août 2009
J'avais bien aimé ce qu'Azzarello et Bermejo avaient fait de Lex Luthor dans Lex Luthor: Man of Steel et c'est donc avec impatience que je me suis plongé dans la découverte de leur vision du Joker. L'histoire commence Jonny Frost qui hérite de la tâche peu enviable d'aller chercher le Joker à sa sortie de l'asile d'Arkham. L'histoire est racontée avec son point de vue de chauffeur (et un peu plus) du Joker. Ce dernier a été libéré d'Arkham pour des motifs qui resteront inconnus et ce tome le suit en train de reconquérir la place qui est la sienne dans la pègre de Gotham. Il va ainsi reprendre contact avec Harley Quinn, Killer Croc, le Penguin et Two-face, avant de devoir faire face à Batman en toute fin de volume. Brian Azzarello a pris le parti de dépeindre le Joker comme un criminel fou qui évolue au sein de la pègre pour reprendre ce qui lui appartenait. Les actions du Joker se partagent donc entre des machinations pour prendre le dessus sur les personnes qu'il conçoit comme des obstacles et les actions qu'il entreprend soit pour intimider les uns et les autres, soit simplement soit l'impulsion d'un moment de folie. Azzarello évacue donc toutes les références qui pourraient faire penser à une histoire de superhéros pour préférer tous les codes du polar tendance voyou urbain. Bien sûr tous les crimes sont atroces, les exécutions sadiques et sanglantes, les actes de folie meurtrière dérangeants et gratuits. Le point de vue du chauffeur permet de percevoir à la fois l'aspect malsain et l'aspect maladie mentale du personnage principal. Mais passé les premiers instants de choc, le scénario reste en panne faute de Batman, faute de vraie folie obsessionnelle, faute de philosophie réellement nihiliste, faute d'une fin intéressante, faute de superhéros. Tous les personnages ont été sacrifiés au nom du réalisme et de la crédibilité. Le Penguin est devenu un comptable de la pègre, Killer Croc n'est plus qu'un rappeur dopé aux amphétamines et à la gonflette, Two-Face est affligé d'un dédoublement de la personnalité qui le rend pitoyable, Riddler est un infirme qui vend des informations et Harley Quinn n'est plus qu'une stripteaseuse surdouée. Les illustrations de Bermejo sont travaillées et illustrent parfaitement le parti pris d'Azzarello. Le rictus du Joker est une horrible cicatrice, les crimes sadiques sont révoltants, le joker n'est plus qu'un petit criminel sadique très humain et pathétique. Le travail de mise en couleur est exceptionnel : on jurerait que Bermejo a peint lui-même ses planches. Au final cette histoire est victime du talent de ses auteurs : ils ont trop bien réussi à dépeindre le Joker comme un simple criminel au sadisme imprévisible. Toute la mystique du personnage s'est envolée, il n'a plus rien de surnaturel, il n'est plus surréel, il est juste humain, vicieux et ordinaire. Si vous voulez lire une bonne histoire du Joker (violente et sadique), je vous recommande plutôt Batman: The Killing Joke qui est bien plus dérangeant et qui joue avec les codes des superhéros au lieu de les ignorer. Si vous voulez lire une bonne histoire de criminels urbains, je vous recommande la série de Brubaker et Philips qui commence par A Criminal 1: Coward.
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