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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
EXCELLENT !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fables, Tome 1 : Légendes en exil (Comic)
Willingham a fait TRES TRES FORT avec cette nouvelle série... FABLES est une réussite sur le plan scénaristique autant que graphique : tout y est dingue et jubilatoire !Les Fables (êtres de contes de fées) ont tous été ejectés des Royaumes (leur territoire originel) par les envahisseurs. Leur refuge est une rue de New-York, dans laquelle, si l'extérieur des bâtiments parait normale, l'intérieur est démesurément grand... c'est un sortilège qui permet de rester discret aux yeux des humains. Tout ce petit monde est administré par Blanche (Neige), vamp brune et altruiste en tailleur Chanel. Le chef de la police est Biggy Wolf (oui, le grand méchant loup), croisement de Clint Eastwood et Wolverine, d'apparence humaine, mais qui a du flair et peut redevenir loup à gré. Et avec eux, l'on retrouve toute la clique bien connue des contes, mais modernisés pour l'occase et chacun possédant une attribution sociale correspondante à ses talents naturels : Charmant est un bellâtre qui embobine les femmes et les jette comme des kleenex, Barbe Bleue est riche et pourri, etc. Il y en a beaucoup. Pour les Fables d'apparence non-humaine existe un refuge - La ferme - loin de la civilisation, où se passe aussi de sacrés délires (on va par exemple y retrouver les 3 petits cochons, limite hardcore !). Au fur et à mesure des tomes, le décor est planté, les Fables sont confrontés à des crimes, des invasions, leur passé, leur futur, etc., sans compter Biggy qui engrosse Neige et tout le reste... D'une densité rare, Fables est vraiment très afuté, acéré, acide et intelligent, sans compter un dessin fluide très chouette, et des couvertures d'enfer. Les foules de références aux contes bien connus vous renverront à votre enfance avec bonheur. Le propos est touffu et un tome ne se lit pas entre 2 courses et en 5mn... il se déguste ! Le hors série est lui aussi extra (ça change des HS à 2 balles)... pourvu que ça continue, car c'est le pied ! Voilà l'une des révélations des années 2000. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Des contes de fées dans un monde moderne,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fables, Tome 1 : Légendes en exil (Comic)
Les personnages de contes de fée ont été chassés de leurs terres et ont trouvé refuge en un lieu imaginaire appelé New York. Une très froide et cynique Blanche Neige est à la tête de cette communauté et le grand méchant loup joue le rôle de flic. Apparemment ces personnages n'étaient pas tout noir ou tout blanc. Le couple de la Belle et de la Bête bat de l'aile, mais qui n'a pas été marié pendant mille sans connaître des hauts et des bas ? On croise un Pinocchio lubrique qui a des pensées d'adulte (adulte comme dans film pour adulte) dans un corps d'enfant. Malheureusement ces comportements inattendus restent un peu superficiels, truculents certes mais guère plus. La psychologie des personnages et des relations entre personnages est sommaire. Dommage pour une histoire qui est justement bâtie autour des personnages. Des personnages de toutes sortes de contes doivent désormais vivre ensemble. Mais certains personnages (prince charmant, grand méchant loup) font partie de plusieurs contes. Alors existe-t-il toute une fratrie de grands méchants loups leur autorisant cette ubiquité à la Droopy ? Non c'est le même grand méchant loup qui s'en est pris aux trois petits cochons et au petit chaperon rouge. C'est le même prince charmant inconstant et volage qui épousa Blanche Neige, Cendrillon et la Belle au bois dormant. Et justement le prince charmant est de retour en ville, ce qui n'est guère du goût de son ex. Mais Blanche Neige a d'autres chats à fouetter : sa sœur, Rouge rose, a disparu et son appartement, couvert de son sang, ne laisse que peu d'espoir de la retrouver en vie. Le grand méchant loup mène l'enquête. Cette histoire serait un polar classique si l'enquêteur n'était pas le grand méchant loup et la victime la sœur de Blanche Neige. L'auteur réussit assez bien son coup en alliant des clins d'œil au monde des contes et une enquête qui se tient. La résolution de l'affaire n'est pas triviale mais on n'irait pas réveiller Colombo ou Sherlock Holmes pour une enquête qui n'est quand même pas la plus époustouflante qu'on ait jamais vue. Cette enquête est plus un prétexte (il est difficile d'écrire un livre sans aucune histoire) plus que le principal intérêt du livre. Son principal point faible étant qu'on a l'impression qu'une enquête policière classique a été adaptée à des personnages de contes et qu'une telle affaire aurait pu exister dans une monde purement humain. Le second tome « la ferme des animaux » fait mieux sur ce point. Note : Bien que chaque livre contienne une histoire complète il existe en certain lien entre les différents albums. Il est donc conseillé de commencer par le premier. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Il était une fois,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Fables, Tome 1 : Légendes en exil (Broché)
Les personnages merveilleux des fables de notre enfance, des contes de Perrault et d'Andersen à ceux des frères Grimm, en passant par les figures les plus diverses des mythologies ancestrales, sont vivants et habitent New York ! Ils vivent tous dans le même quartier et passent inaperçus aux yeux des communs. Ils pratiquent divers métiers et, lorsqu'ils sont trop voyants (du genre animal parlant ou lutin cornu), sont envoyés à la "Ferme", une campagne cachée au nord de l'état...En vérité, ils ont fui leur monde d'origine après qu'un démon incarnant le mal absolu, surnommé "l'Adversaire", ait déchaîné ses hordes de dragons et de gobelins afin de prendre le pouvoir. La communauté des "fables" doit donc s'adapter à la vie new-yorkaise, avec tout ce que cela comporte d'avantages et d'inconvénients... Depuis 2003, la maison d'éditions DC comics, via leur label pour adultes Vertigo, publie cette série régulière sans interruption, qui jouit donc d'un beau succès. La série est une création du scénariste et écrivain Bill Willingham. Le dessinateur Ian Medina ½uvre sur ce premier tome, mais il sera remplacé ensuite par Mark Buckingham, lui même relayé par d'autres artistes sur certains épisodes. Toutes les couvertures sont l'½uvre de l'illustrateur James Jean, merveilleux créateur pictural, en passe de devenir le premier dans sa catégorie à concilier les publics du monde naïf de l'illustration avec leurs ennemis condescendants de l'art contemporain ! Pour une bonne introduction au monde de "Fables", il est conseillé de se procurer le graphic novel "Fables : 1001 Nuits de Neige". La série dans son ensemble, toujours en cours de publication, est une jolie réussite, à la fois rafraichissante et postmoderne. Elle est toutefois moins originale que ce qu'on voudrait nous faire croire, dans le sens où le concept de base, à savoir le fait que le monde magique vit caché sous nos yeux, est d'abord l'apanage de Harry Potter, le célèbre cycle de romans de J.K. Rowling. La comparaison est d'ailleurs rarement évoquée, alors qu'elle est flagrante ! De plus, la mythologie développée par la romancière britannique est d'une telle richesse que Willingham fait presque figure d'artisan laborieux en comparaison ! Maintenant, si l'on accepte de passer outre cette analogie, "Fables" demeure tout de même une des séries les plus riches et les plus jouissives du moment. L'auteur s'attache autant à la psychologie des divers personnages (faussement superficielle au départ) qu'à l'humour généré par les divers anachronismes de la vie de ce monde magique et ancestral au c½ur de New-York. Un humour à double facette, qui fonctionne à la fois sur le contraste entre le merveilleux et le prosaïque et sur la modernisation des archétypes, avec toute la dimension grivoise que cela suppose ! Bonjour les allusions salaces et les clins d'½il coquins ! Le second degré constant est par contre le principal défaut de l'ensemble, je trouve, qui désamorce systématiquement la moindre situation émotionnelle. On a ainsi du mal à prendre au sérieux toute amorce dramatique. De la même manière, la caractérisation des forces à l'½uvre, qui sont proprement les fondations de cette mythologie, sont traitées avec trop de nonchalance. "L'Adversaire" n'est par exemple jamais autre chose qu'une vague menace abstraite, finalement bien factice. La principale qualité de l'ensemble est sa durée. En effet, le lecteur ne devrait pas s'arrêter aux premiers épisodes s'il lui venait à l'idée que la toile de fond est trop superficielle, car elle s'enrichit rapidement au fur et à mesure que la série avance. Par la suite, le scénariste va creuser cette toile de fond en long, en large et en travers, enrichissant peu à peu cet univers et développant ses origines. Bienvenue, donc, dans le monde des "Fables", où la formule "Il était une fois" fait partie de l'ordinaire... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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