Le troisième album (en studio) d’Iron Maiden consacre les Britanniques comme plus éminent groupe de heavy metal au monde, sanctionne un recrutement judicieux (en la personne du chanteur Bruce Dickinson), et, grâce à d’habiles variations sur des thèmes simples et compréhensibles par tous (une allusion à la série télévisée
Le Prisonnier ici, un thème emprunté au film
Le village des damnés là), permit qu’on parle beaucoup du groupe (y compris en mal, avec des accusations de satanisme venues d’outre Atlantique), et que l’album se vende par containers entiers.
Le producteur Martin Birch (définitivement l’homme derrière Deep Purple, mais également, avec Whitesnake, Black Sabbath, ou Blue Öyster Cult, collaborateur des actes majeurs du genre) joue parfaitement dans le délicat équilibre voulu par le groupe, entre rock songs forcenées, et grandes envolées épiques. Et Steve Harris, mentor, bassiste, et compositeur principal d’Iron Maiden, démontre ici sa capacité extrême à créer pour d’autres musiciens que ceux du line-up originel.
Á sa sortie éreinté par la critique (qui sait ce que mépris veut dire),
The Number Of the Beast, au sommet des charts britanniques, s’autorisera même une incursion (150
ème) dans les classements américains.
« Run To the Hills » et la chanson-titre en constitueront les cinglants singles, et l’album sera certifié disque de platine en Grande-Bretagne, aux États-Unis, et au Canada, et disque d’or à peu près partout dans le reste du monde.
Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story